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Saga: Alwaleed Ben Talal… au pays de l'or noir (2)
Publié dans WMC actualités le 07 - 08 - 2012

Alwaleed Ben Talal est de retour au Royaume d'Arabie Saoudite. Nous sommes en 1979, et le pays vit à l'heure du boom pétrolier. Le pays est un chantier. Et les investisseurs viennent de partout pour faire des affaires.
Selon Riz Khan, son biographe (Alwaleed, homme d'affaires, milliardaire, prince, Beyrouth: Arab Scientific Publischers, 2005, 365 pages), l'homme commence relativement «petit»: 30.000 dollars américains qui lui sont donnés par son père, le prince Talal Ben Abdulaziz Al Saoud, l'édificateur de l'Arabie Saoudite. Son père lui donne également un local de quatre pièces où il installe la Kingdom Establishement d'où tout est parti.
Notre milliardaire saoudien a-t-il réussi parce qu'il est un prince? Et qu'à ce titre, il ne peut qu'être bien introduit? Riz Khan n'élude pas la question. Et répond: il ne nie pas cette vérité. Mais il ajoute que le pays comptait à cette époque pas moins que 5.000 princes et tous n'ont pas réussi. Loin s'en faut! S'il a réussi, c'est parce que le prince Walid Ben Talal est bien différent.
Il est travailleur. Beaucoup s'étonnent d'ailleurs pourquoi un prince saoudien se doit de travailler jusqu'à 14 heures par jour. Il connaît également la valeur du temps. Et ce dans un pays qui, comme dans la majorité des pays arabes, les gens n'accordent pas beaucoup d'importance au temps, considéré en Occident comme un attribut de la réussite.
Il sait, en outre, fructifier son argent. Contrairement à beaucoup d'entrepreneurs, qui préfèrent les commissions dans un pays connu pour le rôle joué par l'intermédiation: les «Wasta» -ces facilitateurs de l'exécution de projets-, lui préfère investir son argent dans des projets. Et réinvestir ce qu'il gagne.
Il «épure» l'USCB de 600 employés
Sa première expérience d'homme d'affaires, Alwaleed Ben Talal va l'avoir en 1982. Lorsqu'il décroche un contrat avec une société sud-coréenne pour la construction d'un club d'officiers de l'armée saoudienne. Pour un montant de 8 millions de dollars américains (environ 13 millions de dinars).
Fidèle à la règle qu'il s'est fixé, il va s'engager dans d'autres projets. Dans l'immobilier, l'alimentaire,…et la banque. Il réussit à investir, à partir de 1986, dans trois banques saoudiennes : l'USCB (United Saudi Commercial Bank), la SCB (Saudi Cairo Bank), qu'il fait fusionner pour donner l'USB (United Saudi Bank) et SAMBA (Saudi American Bank). Avant de décider de tout lâcher pour rentrer dans le capital d'un mastodonte de la finance mondiale: la Citibank. Alwaleed possède 4,4% du capital de cette banque. Il est le second actionnaire après l'ADIA (Abu Dhabi Investment Authority) avec 4,9% du capital.
Il y parvient grâce à beaucoup de flair. Ainsi, en pleine guerre d'Irak, en 1999, il acquiert un terrain que le propriétaire bradait de peur que Sadam Hussein ne bouscule les données géopolitiques dans la région. Comprenant que les Etats-Unis, où il a étudié et où il est revenu en 1985 pour préparer une maîtrise en Sciences sociales, ne pouvaient laisser faire le Raïs irakien. Il construit sur ce terrain le siège de son entreprise (la Kingdom Establishement) et vendit le reste avec une plus-value de 400%.
Autre épisode qui vaut le détour. Il «épure» l'USCB de 600 personnes ne laissant en activité que 250. Il procède personnellement aux interviews pour juger de la qualification des employés. Il instaure le système des «primes de salaires»: les employés méritants sont récompensés; ceux qui ne le sont pas voient leur salaire réduit.
Deux années seulement après avoir investi dans l'USCB, celle-ci un canard boiteux, devint la banque commerciale la plus profitable d'Arabie Saoudite.


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