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Libye - Politique :
Le Gouvernement du dialogue national "22.03"
Publié dans WMC actualités le 21 - 03 - 2016

Le 22.03.2016 serait, selon nous, une date historique pour la préservation de l'intégrité de l'Etat libyen, plus que jamais sous la menace d'une fragmentation. C'est ce mardi 22 courant, que Tunis abritera la réunion des pays du voisinage libyen (Tunisie, Algérie, Egypte, Soudan, Tchad et Niger).
Unanimes, ils viennent valider le bien-fondé de la mise sur pied d'un gouvernement de consensus. Fawzi Sarraj est l'homme de la situation et ils viennent l'adouber pour prendre la tête de cette entreprise d'agglomération des forces politiques. Et, de sauvegarde de l'unité du pays.
Structurer un gouvernement de consensus national, font-ils entendre aux Libyens, est leur visa pour donner toutes ses chances d'aboutissement au processus de transition démocratique. Hors cette perspective, la Libye se retrouvera surexposée à tous les risques “impérialistes“ lesquels menacent son existence, en tant qu'Etat, ouvrant la voie à la déstabilisation des Etats du voisinage.
Une initiative désintéressée et responsable
Faire prendre au peuple libyen son rendez-vous avec l'histoire semble être le message des voisins. Ces derniers considèrent que c'est là leur devoir de responsabilité. La question est de savoir si les Libyens percevront dans cette initiative sa dimension de solidarité et de désintéressement.
C'est à ce jour, une démarche diplomatique, inédite. La Tunisie y a joué un rôle fondateur. Elle a le bénéfice de l'antériorité de l'appel exclusif à une résolution politique du problème libyen. Elle a même pris le monde à témoin en mettant à l'index toute éventuelle intervention militaire étrangère. Elle a jeté un pavé dans la marre, en imposant d'être consultée, par l'éventuelle coalition.
En plaidant pour la solution politique, elle a pu montrer que du point de vue de la légalité internationale, toute intervention militaire, fût-elle à l'initiative de l'Amérique, serait une agression caractérisée, de nature impérialiste. Elle a torpillé l'opération alors qu'elle était, à peine, dans l'air.
En imposant la voie de la sagesse -et de l'Histoire!-, elle n'a pas hésité à aller jusqu'au bout de sa logique, validant l'idée d'avoir à imposer sur le terrain, aux forces politiques libyennes en place, la mise sur pied d'un gouvernement de consensus.
L'Algérie a vite rallié l'idée. La raison a fait que les autres pays du voisinage ont fini par suivre, en un temps record, et ont pris leur responsabilité.
Le dialogue national peut empêcher le démembrement de la Libye. Il faut donc lui donner toutes ses chances d'aboutissement, en aidant Fawez Sarraj à installer un gouvernement de cohabitation.
S'agit-il d'un diktat? A l'évidence, non, de toute façon la puissance de dissuasion du voisinage est plus affective que martiale. Et d'ailleurs, en la matière il s'agit plus d'une puissance de conviction que de dissuasion.
Dépasser la solution de l'ONU
Sous la forme lancée par l'ONU, le dialogue national est resté stérile et préfigurait déjà l'impuissance des forces politiques sur le terrain à s'entendre. L'impasse politique découlait, tout naturellement, du vice de forme de la démarche onusienne. Partie d'un faux postulat, l'ONU a fait dialoguer l'Est et l'Ouest libyens, séparément. Elle avait, implicitement, validé leur scission. Dans cette hypothèse, le rejet de la solution de consensus était prévisible. En l'occurrence, les forces en présence seraient tentées par la confrontation que par la cohabitation.
Le consensus sinon la guerre civile, a prévenu la Tunisie, se prévalant de son expérience récente. Ce scénario n'est pas une fiction, ont fini par dire les autres voisins, en répondant présent à l'appel au ralliement des forces politiques en Libye. L'idée est toute simple. En remembrant les extrêmes, c'est-à-dire Tripoli avec Tobrouk, on évincerait Daech, qui se trouve au milieu. Dans le cas contraire, une intervention militaire internationale ferait que Daech, profitant de la confusion, déborderait ses deux ailes, et c'est la gabegie qui s'installe. La métastase faisant, la l'instabilité s'étendrait au voisinage et la région serait dans une spirale de décomposition avancée.
L'appel des pays du voisinage à la Libye : Votre unité, notre stabilité
Les esprits malveillants n'ont pas manqué de jeter un air de suspicion sur l'initiative des pays du voisinage. Ils la présentent comme une réaction égoïste, vénale, matérialiste, de pays qui veulent se protéger contre les dommages collatéraux. La difficulté de l'opération serait de montrer, avec la sincérité qu'il faut, qu'il s'agit d'une opération désintéressée. C'est d'abord l'intérêt de la Libye qui justifie cette démarche. La Libye doit rester entre les mains des Libyens. Daech doit être regardée par les Libyens comme la cinquième colonne, le parti de l'étranger, en somme, une force coloniale, donc étrangère.
Evincer Daech, c'est la première précaution pour que les Libyens se réapproprient leur pays. Une fois le pays revenu à ses enfants, le bon sens recommande d'y promouvoir un état national. De ce point de vue, l'unification des forces politiques, y compris celles qui se combattent, devient inévitable.
Le consensus apparaît comme le point de convergence, imparable. Toutes les forces en présence y trouveraient leur intérêt et il n'admet pas de solution alternative. Naturellement, les pays du voisinage y trouveraient leur compte, ou plutôt leur salut. L'unité de la Libye, c'est le prix de leur stabilité. En se présentant soudés comme les doigts de la main, pour investir un gouvernement de consensus et l'installer en Libye, ils lui donnent toutes les assurances de sa viabilité et de sa sécurité et de son inviolabilité.
Ce rempart est aussi un avertissement aux éventuels dissidents pour leur faire signifier qu'ils seraient assiégés et qu'ils se heurteront à une résistance active. Les récents événements de Ben Guerdane donnent tout leur crédit au 22.03.
A suivre !


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