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L'impératif d'informer
Communication publique
Publié dans WMC actualités le 03 - 05 - 2006

Expression réitérée d'une profonde conviction, l'appel du Chef de l'Etat à la promotion de la communication publique intervient à bon escient. Faciliter aux journalistes l'accès aux sources et inciter ministères, entreprises et organismes à mieux communiquer : l'impératif est érigé en contrat-programme.
Par deux fois au cours d'une même journée, le Président Ben Ali a mis à profit les audiences accordées, mardi, à deux membres du gouvernement pour favoriser l'information utilitaire à même de renseigner le citoyen, faciliter l'accomplissement de ses démarches et le tenir au courant de toutes les mesures prises en sa faveur et des prestations qui lui sont offertes.
Pour mettre fin à un déficit de communication publique, risquant de s'alourdir face à une croissante prise de paroles des marques commerciales férues de relations publiques, de la société civile et des corporations, la relance ne saurait tarder.
Fervent adepte du concept d'administration communicante auquel il a déjà consacré un projet d'avant-garde, le Président Ben Ali confirme à présent l'impératif d'une communication publique, performante, orientée vers les besoins du citoyen et répondant à toutes ses questions de tous les jours. Un vrai challenge pour la Tunisie de demain, qui doit être relevé dès aujourd'hui.
Recevant le ministre de la Communication et des Relations avec la Chambre des Députés et la Chambre des Conseillers, le Chef de l'Etat a «ordonné d'organiser une conférence nationale ayant pour objectif d'élaborer des approches à même d'assurer une plus grande ouverture des sources d'information devant les journalistes et de dynamiser le rôle des bureaux de presse».
Au ministre du Transport, le Président Ben Ali, prenant connaissance «des systèmes de qualité et de sécurité, en particulier le système d'aide à l'exploitation dans le domaine du transport interurbain et l'adoption d'un système de suivi du mouvement de la flotte d'autobus desservant les villes, a mis l'accent sur le volet relatif à la communication et à l'information pour faciliter l'accomplissement des prestations et leur promotion», avec une recommandation précise en vue de l'attention à accorder «à la formation et au recyclage, afin d'assurer la réalisation de ces programmes avec l'efficience souhaitée».
Une part des voix à rééquilibrer
L'instruction est claire : renforcer, quitte à recentrer l'ensemble du dispositif et le vitaminer, la communication des ministères, entreprises et organismes publics, à l'adresse du grand public, sur l'ensemble du territoire, sans oublier les Tunisiens à l'étranger, et en se faisant comprendre de toutes les tranches d'âge et toutes les catégories socioprofessionnelles. La part des voix, comparable aux parts des marchés, ne favorise guère l'institutionnel. La qualité, la pertinence et la pression des messages et outils ne sont pas en faveur du secteur public.
A la base, nous trouvons nombre d'explications: manque de moyens budgétaires et humains, tradition de discrétion, modestie des structures dédiées, etc. Nos confrères journalistes en sont les premiers témoins. Chaque jour, ils comparent les flots de communiqués et dossiers de presse qu'ils reçoivent de toutes part, et la maigre information qu'ils s'échinent à faire émerger du service public. Sans parler de la qualité de la présentation, de l'attractivité du contenu soigneusement fignolé et mâché pour être servi directement aux lecteurs, des invitations de presse, des visites, voyages et des CD pleins de photos et documents.
Sans cesse courtisés par des armadas d'attachés de presse de marque, ONG et corporations, ils se retrouvent de l'autre côté, livrant bataille contre bataille pour vérifier une information auprès de l'administration, rencontrer un responsable, accéder à l'information.
Un quotidien déjà surchargé
Jamais nous ne pourrions jeter la pierre aux attachés de presse des ministères. Ils sont, sans aucun doute, les premiers à plaindre. Affectés auprès des ministres, ils se retrouvent submergés de charges, dépourvus de moyens. Contraints, souvent, stoïquement, au statut de cavalier seul, ils sont la cible de tous, ne parvenant à pleinement satisfaire aucun, sauf leur bonne conscience.
De la rédaction des discours, notes, articles et interviews, à l'analyse de la presse et au découpage des articles, à leurs analyses, leur transmission aux décideurs, suivi des réactions si besoin est, et des réponses si indispensables, assistant aux différentes réunions et accompagnant leur ministre lors de ses déplacements pour assurer la couverture médiatique. Sans parler des sollicitations personnelles de leurs confrères et des menus services qu'ils doivent leur rendre, leurs journées sont sans fin.
Comment pourront-ils trouver le temps pour réfléchir, établir des stratégies, des plans annuels, s'occuper des autres formes de communication, coordonner la parole et fédérer l'image de l'ensemble du Département et de ses entreprises sous tutelle ?
Les aspects logistiques et budgétaires constituent un autre casse-tête. Obtenir un ordinateur, une ligne Internet, un lot de cassettes vierges ou de CD, un bon de commande pour emmener déjeuner un confrère ou payer un photographe, là, c'est toute la procédure qui s'érige en maître absolu, avec les contraintes et les délais que nous connaissons tous.
Un traitement spécifique et en profondeur
Pourtant, le train des nouvelles mesures présidentielles prises dans chaque secteur en faveur du citoyen ne cesse de se garnir, chaque jour. A chaud, on essaie de faire de son mieux. Mais le lendemain, l'attaché de presse doit servir le nouveau convoi. Qui prendra alors la peine, c'est-à-dire le temps, avec les moyens nécessaires pour bien traiter chaque mesure, l'expliciter, la faire porter à l'opinion publique, la mettre en débat, valoriser ses dimensions, montrer son mode d'emploi, inciter à en tirer avantage ?
Prenez l'exemple de la panoplie d'incitations à la création d'entreprises ou à l'emploi des jeunes, qui saura se retrouver dans la jungle des dispositifs, pourtant très avantageux. Dès qu'une mesure est prise, on s'emballe à l'annoncer en vrac, mais on ne lui réserve pas sa part de communication.
Il en va de même pour les grandes causes, la communication corporate, les rapports annuels, les expositions, la communication de crise, les relations publiques, la communication interactive et autres formes. Surfez sur le web et visitez certains sites. Si certains sont, heureusement, excellents et méritent d'être félicités, vous découvririez que nombre de départements ne sont pas encore présents sur la toile.D'autres n'ont pas eu le temps d'actualiser leurs sites.
Souvent en interne ou directement avec les producteurs de spots TV
Question fondamentale : qui conçoit et réalise la communication publique et à quel prix? C'est souvent en interne, avec très peu de moyens et en extrême urgence. Rares sont les agences-conseil dûment consultées et mandatées. En de rares exceptions, comme le Recensement de la population «Wel Youm Qaddèche», ou la hausse du prix du pétrole «Taarafchi», et autres confiées à des agences, on passe souvent directement à une maison de production pour le spot. A-t-on le luxe de se priver d'une agence-conseil? Est-il acceptable de voir de hauts fonctionnaires se convertir en créatifs pour lancer des slogans et établir des stories-boards ? Sur un autre registre, la crise de la grippe aviaire mérite d'être évoquée.
Le Président Ben Ali avait lui-même attiré l'attention, début octobre dernier, et il était le premier à le faire, sur la sensibilité de la question et l'importance de la communication à ce sujet. La frilosité des producteurs avicoles qui ne voulaient pas, à l'époque, «éveiller l'attention du consommateur» et se disaient confiants dans les ventes, a été dans le sens du silence radio, ce qui a retardé le lancement de la campagne à fin novembre, début décembre et il a fallu attendre la chute de la consommation pour implorer toute la dynamique des services du gouvernement afin de déclencher rapidement la campagne censée être initiée et réalisée par les aviculteurs. Peut-on concevoir que des groupements interprofessionnels spécialisés (lait, dattes, agrumes, etc.) ne disposent pas d'unités opérationnelles de communication?
De bons exemples
Les exemples épatants sont nombreux. Mais, heureusement, de bons exemples existent aussi et constituent de véritables cas d'étude à l'honneur de la Tunisie. L'accident d'avion, un samedi après-midi en pleine canicule du mois d'août dernier, le black-out de la STEG durant la Coupe du monde, le 30 juin 2002, ou encore et sous de meilleurs auspices, la couverture du SMSI, de grands événements et autres montrent que de grandes et effectives capacités de communication existent partout dans le secteur public. Il s'agit à présent de les consolider, de les restructurer, de les moderniser, de les doter de plus de moyens et d'une meilleure stratégie. L'exercice avait, certes, été tenté il y a quelques années. Mais aujourd'hui, la volonté réitérée du Président Ben Ali vaut contrat-programme pour tous.
La conférence nationale ordonnée par le Chef de l'Etat aboutira sur la base d'une excellente préparation du contenu, aux résultats escomptés. Dans cet exercice, l'expérience des consultations nationales (commerce, services, artisanat, tourisme, développement durable et bientôt export), peut offrir une démarche méthodologique instructive.
Sur la base d'études et enquêtes approfondies, de grandes orientations dégagées, de plans d'actions envisagés et de programmes d'accompagnement bien ficelés, le tout mis sur le débat au niveau régional puis national, la vision s'éclaircira et le consensus se dégagera facilement. Chaque municipalité, chaque délégation, gouvernorat, ministère, entreprise publique, organisme, ONG et corporation, ne saurait désormais faire l'économie d'une communication publique de qualité. Se priver de ce levier fondamental, c'est réduire toutes ses chances de performance et laisser la place à la rumeur dévastatrice ou à l'ignorance frustrante et désavantageuse. La Tunisie regorge de talents.
Près d'un millier de nouveaux bacheliers s'oriente chaque année vers l'IPSI et 3.000 autres vers les écoles de design graphique, multimédia et communication. Pas moins de 123 nouvelles agences de communication constituées depuis l'abrogation, en 2001, de l'agrément préalable, ont vu le jour et s'impatientent de servir. Des centaines de web-designers sont sur la ligne de départ pour créer sites et portails. Tous n'attendent que l'occasion de servir et faire épanouir leurs talents. Aux attachés de presse submergés doivent s'adjoindre, solidement, des structures de communication bien fournies qui gagnent à se mettre en place pour travailler dans la durée et en profondeur, sans le poids de l'urgence quotidienne. Nous y gagnerons tous.


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