Comme tout le monde, nous avons été enchantés de la proposition d'accompagnement à l'export que la Chambre syndicale nationale des SSII (avec le FAMEX) vient d'adresser à ces entreprises un peu particulières. Mais, aussi utile que puisse être cette proposition, ce n'est pas ce qui fera sortir cette branche de sa léthargie. Les sociétés de services et d'ingénierie informatique, c'est très poivre et sel en Tunisie... Il y a celles qui ne cessent de marquer des points et il y a d'autres qui ne font que marquer le pas et ce qui vaut pour les unes ne vaut pas nécessairement pour les autres. Et que la Chambre (avec le FAMEX) proposent d'accompagner les premiers pas des SSII dans l'exportation, faire connaître leur offre à l'étranger, leur faciliter la rencontre de donneurs d'ordre étrangers et encourager la création entre elles de consortiums, cela est évidemment dans l'ordre des choses mais c'est plus facile à dire qu'à faire. Les connaisseurs vous diront que le professionnalisme de certaines de nos SSII a continué de s'améliorer au cours des années et que, malgré le fait notoire que de nombreuses facettes de cette branche ne se prêtent pas facilement au formalisme, elles sont parvenues à une définition plus rigoureuse des besoins de leurs clients, elles réussissent de mieux en mieux à respecter leurs engagements. Ce que l'on ne vous dira pas, c'est qu'il ne s'agit là que du haut du panier. L'écart de performances et l'inégalité des outils et des méthodes entre celui-ci et les autres ressemble souvent à un gouffre. Et quand on y ajoute le contraste entre les performance des ingénieurs (que l'on dit s'écarter de 1 à 4 et peut-être plus), on se dit que nous avons le devoir d'afficher plus de considération pour les SSII et que l'on a besoin de creuser en profondeur pour qu'elles puissent, en nombre convenable, se hisser vers le haut. Et non de leur jeter, en pâture, des outils qui existent déjà sous une forme ou une autre.