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La pandémie a bon dos
Publié dans Business News le 22 - 10 - 2020

Mêmes les plus initiés - pour ne pas dire experts - des arcanes des finances publiques ne pouvaient imaginer une telle situation. Effrayant, effarant, tous les qualificatifs sont devenus dérisoires tant l'état des comptes publics est gravissime. A la lecture des projets de loi de finances rectificative 2020 et de finances pour l'exercice 2021, on n'est plus dans un contexte de difficultés financières passagères, mais dans une réelle perspective de banqueroute financière dont tous les gouvernements qui se sont succédé depuis 2011 sont responsables. Le gouvernement de Hichem Mechichi a eu, au moins le mérite, de mettre à nu une gestion catastrophique caractérisée par une fuite en avant effrénée dans la dépense tout en sachant que les ressources ne pourraient jamais la combler. C'est d'ailleurs le seul mérite de ce gouvernement dans la mesure où, à travers le projet de loi de finances 2021, il semble emprunter la même démarche que ses prédécesseurs : dépenser sans se soucier de ce qui pourrait advenir plus tard.

Non, la pandémie du Covid-19 n'est pas l'unique facteur de détérioration de la situation économique du pays. Elle n'a fait que précipiter une échéance et révéler l'indicible. Certes, elle a provoqué un manque à gagner dans les ressources de l'Etat de 6 milliards de dinars et exigé des dépenses budgétaires supplémentaires d'environ 1 milliard de dinars par rapport à ce qui était normalement fixé en recettes et dépenses du budget pour cette année, selon les données fournies par le ministère de l'Economie, des Finances et du Soutien à l'investissement. On pouvait s'attendre à un déficit budgétaire cumulé de 10 milliards de dinars environ compte tenu du déficit de près de 4 milliards prévu dans la loi de finances initiale. Les 5 milliards de dinars restants vont servir à combler des arriérés et des rémunérations.

Pour les rémunérations, il s'agit d'une part de combler une erreur de calcul de 217 MD dans le budget initial et d'autre part de servir les dernières augmentations de salaires dans la fonction publique avec effet rétroactif à partir d'août 2020 dont le coût est de 300 MD. S'agissant des arriérés, le montant est proprement stupéfiant de 4 milliards de dinars dont les seuls bénéficiaires sont des fournisseurs publics : des arriérés de subvention à l'énergie (1 600 MD), arriérés de subvention aux produits de première nécessité (1 550 MD) et arriérés de subvention au tarif de transport (100 MD) et d'autres arriérés divers aux fournisseurs publics (560 MD). A cet égard, on n'a pas pensé aux fournisseurs privés. Seulement 150 MD sont alloués pour le paiement des factures des entreprises privées et seulement pour les sociétés de travaux publics.

Conséquence de tout cela, le recours à l'endettement est inévitable. Pour parer au plus pressé, comme par exemple servir les salaires ou honorer une échéance extérieure, l'Etat a été amené à emprunter sur des délais très courts, n'hésitant à émettre des bons du trésor à moins d'un an et même à 6 mois pour environ 2,5 milliards de dinars, une première historique. A cela, il faut ajouter l'émission de 9,2 milliards de dinars de BTA (Bons du Trésor Assimilables) alors qu'habituellement, cela ne concernait qu'un montant variant entre 2 et 3 milliards de dinars. Plus encore, dès lors qu'il convient d'ajouter les 2,6 milliards d'emprunts bancaires en devises. Jamais l'Etat n'a eu recours à une telle levée d'emprunt sur le marché intérieur. Et il lui reste encore à emprunter 7,3 milliards en devises pour boucler l'année.

Face à une telle configuration, on pouvait s'attendre logiquement à un retour au calme pour 2021. Il faudra déchanter. L'Etat aura besoin de pas moins de 19,5 milliards d'emprunt l'année prochaine dont plus de 16,5 milliards d'emprunt extérieur pour un total de dépense de plus de 41 milliards de dinars. Pourquoi faire ? Et bien, recruter quelques 16 500 fonctionnaires sans compter la contractualisation de 300 conseillers d'éducation et 500 ouvriers supplémentaires, par exemple. Ou bien pour augmenter le budget du ministère des Affaires religieuses de 10% ou encore accroître le budget, déjà conséquent, de l'Isie alors qu'aucune élection n'est en vue. Ou encore de consacrer plus de 830 MD aux familles nécessiteuses dont 5 MD seulement seront alloués au financement de petits projets alors que 52 MD seront distribués à l'occasion des fêtes religieuses. Bref, on va dépenser à tout va.


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