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Sghaier Zakraoui : Kaïs Saïed veut piéger l'élite universitaire pour qu'elle cautionne son orientation
Publié dans Business News le 27 - 05 - 2022

Le professeur et chef du département du droit public à la Faculté de Droit et des Sciences politiques de Tunis, Sghaier Zakraoui, a affirmé, lors de son intervention, ce vendredi 27 mai 2022, sur Express FM, que le président de la République, veut apporter une légitimité à son « aventure personnelle », en piégeant l'élite universitaire et en se donnant l'illusion qu'elle cautionne son orientation.

« Le débat n'est pas juridique, mais il aurait été plus éthique de consulter ces personnes avant de les nommer. Le président se débat dans son propre processus et il ne peut que mal faire. Tout ce qu'il fait est décousu, ce qu'il a fait c'est de la mise à disposition et n'est en aucun cas gratifiant. Mon nom n'y est pas mais j'aurais refusé de participer à cette mascarade » a-t-il poursuivi.

« J'ai eu accès à un document chez ses soutiens et ceux qui militent pour ce système de Construction par la base et j'en suis choqué ! Saïed ne croit pas en l'accumulation de la culture de la connaissance, lui est pour une rupture, il ne croit pas en la pluralité, leur littérature décrit Kaïs Saïed comme une personnalité atypique qui considère que sa relation avec dieu est directe et qui transpose cela au niveau politique en disant que sa relation avec son peuple est aussi directe. Il ne croit pas en les intermédiaires, les partis, les porte-paroles etc. il ne croit pas en la démocratie représentative et dit qu'il a apporté une nouvelle pensée pour sauver la Tunisie, tout cela est prétentieux, c'est ce qu'on appelle le constructivisme » a déclaré M. Zakraoui.

L'universitaire a souligné qu'en publiant un décret disant que la commission consultative se réunit avec « les présents », le président commet une très grave erreur et dit « n'importe quoi ». « Où est le quorum dans tout cela ? C'est une aberration et c'est grave ! Le piège dans lequel est tombé Saïed est que le dialogue n'a pas besoin d'un décret pour l'encadrer. S'il avait consulté, il n'aurait pas eu besoin de décret, est-ce que l'Etat se gère ainsi avec tout ce cumul d'erreurs ? Sur le plan de la forme cela ne se fait pas du tout » a-t-il ajouté.

Sghaier Zakraoui a estimé que le chef de l'Etat est un personnage insondable et qui cultive le mystère autour de lui. « Pour Kaïs Saïed, le pays est un échiquier sur lequel il avance ses pions, cette construction par la base est en réalité une destruction des institutions de l'Etat, nous serons un Etat renégat et isolé et la réaction de l'Algérie le prouve bien. L'une des erreurs fatales du président est cette perte de temps qu'il impose au pays. L'état d'exception ne doit pas dépasser six mois, les institutions financières disent de nous que nous sommes désormais un pays irréformable et donc ingouvernable et donc infréquentable ! Notre défi est économique, il a résumé le débat en la constitution et tout cela a un prix, c'est de la mauvaise gestion et le président n'a pas une immunité à vie » a-t-il tenu à expliquer.

M. Zakraoui a confié qu'il est aujourd'hui trop tard pour rebâtir sur des bases saines et solides ce qui a été initié par le président et qu'il est urgent d'essayer de rattraper le coup. « L'idéal serait de ne pas aller au boycott à condition que le dialogue soit souverain et qu'il n'ait pas un simple rôle consultatif. Il est n'est pas question de verrouiller le dialogue ou de le vider de son contenu… le président nous prend pour des imbéciles et des naïfs mais nous l'avons débusqué et nous savons ce qu'il est et ce qu'il projette. Cette constitution qu'il veut rédiger en dix jours sera mort-née et ce que fait le président est un détournement de pouvoir. Il est sorti de l'état d'exception qui ne devait durer que six mois, il veut prolonger cet état pour passer son projet, pour nous mettre devant le fait accompli... Sa bande est une secte, nous sommes devenus la risée de la région et du monde ! » a-t-il confié.

L'universitaire a enfin souligné que la seule partie capable de faire barrage au projet de Saïed et de corriger sa trajectoire est l'UGTT et que les autres partis n'ont pas le poids requis pour une telle manœuvre. « Au fond, nous tournons autour du pot… la vraie question à poser à Saïed est de savoir s'il a la capacité de gérer la situation, s'il a les compétences pour cela, s'il est capable de sauver le pays ou pas ? c'est ça la vraie question… » a-t-il conclu.


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