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Etats-Unis- Tunisie, une crise à point nommé
Publié dans Business News le 31 - 07 - 2022

Peut-on considérer ce qui s'est passé ces derniers jours entre les Etats-Unis et la Tunisie comme une véritable crise diplomatique entre les deux pays ? Absolument pas. Ce ne sont que des petites escarmouches destinées à amuser la galerie, à rassurer, du côté outre atlantique, les contribuables américains sur le sort de leur argent et du côté tunisien, à chatouiller la fibre nationaliste pour mieux détourner l'attention des Tunisiens des couacs du référendum sur la constitution de la nouvelle République.
Les déclarations du futur ambassadeur US, Joey. R. Hood devant une commission du congrès américain ou celles d'Anthony Blinken, secrétaire d'Etat américain constituent certes une ingérence caractérisée dans les affaires d'un Etat indépendant et souverain. Mais ce n'est pas la première fois que les américains se permettent de s'ingérer dans les affaires des autres pays souverains dont la Tunisie. L'ordre mondial existant, la situation géopolitique de la Tunisie et le déséquilibre flagrant dans les rapports entre nos deux pays font de la Tunisie un pays dépendant des aides américaines qui ne peut s'opposer que rarement et par parcimonie, à l'ingérence américaine. N'est pas Bourguiba qui veut.
Du côté tunisien, les réactions, aussi bien officielles que de la part de la société civile, étaient donc attendues, justifiées et explicables, même si elles n'ont pas les mêmes mobiles et ne visent pas les mêmes objectifs.
Plusieurs partis politiques tunisiens et beaucoup d'associations et d'organisations de la société civile ont condamné, dans des communiqués individuels ou collectifs, l'ingérence américaine dans les affaires internes de notre pays. Certains ont même manifesté devant l'ambassade américaine à Tunis et scandé des slogans hostiles aux Américains. Mais ce qui a exaspéré le plus les composantes de la société civile tunisienne, ce sont les déclarations du futur ambassadeur US concernant sa volonté de faire pression sur les autorités tunisiennes pour normaliser leurs rapports avec l'Etat d'Israël. L'extravagance arrogante de ces déclarations a touché une fibre particulièrement sensible dans le cœur de tous les Tunisiens en rapport avec la question palestinienne et explique la virulence de la réaction de la société civile tunisienne.
De l'autre côté, pour le président Kaïs Saïed et son gouvernement, les récentes déclarations américaines sont du pain béni et un cadeau tombé du ciel à un moment, on ne peut plus opportun. Sa déclaration sur la souveraineté de l'Etat tunisien et la convocation de la chargée d'affaires de l'ambassade américaine à Tunis par le ministre tunisien des Affaires étrangères, peuvent être interprétées comme des signes forts de protestation et un message de fusion entre le leader Kaïs Saïed et son peuple. Malheureusement, elles peuvent être interprétées aussi comme une manœuvre pour détourner l'attention des déboires du régime en place en rapport avec le référendum. En effet, il est clair que l'ensemble du processus de la rédaction de la nouvelle constitution ainsi que le processus référendaire ont été entachés d'irrégularités multiples et flagrantes. Or, dans les régimes totalitaires, dans les cas similaires, où le régime se trouve confronté à ses propres contradictions sur le plan intérieur, la formule magique consiste à créer un danger ou un ennemi étranger. Cela permet de souder le front intérieur autour du leader et d'oublier, le temps de défendre la souveraineté du pays, les déboires intérieurs.
La seule condition nécessaire pour pratiquer avec succès cette politique de diversion, est d'avoir les moyens de cette politique. Pour les bonnes raisons, aussi bien avec l'Espagne qu'avec la France tout récemment, le voisin algérien a activé avec succès le levier nationaliste. Mais même pour les mauvaises raisons, le régime saoudien a réussi à imposer aux dirigeants américains et français l'accolade avec le prince héritier sanguinaire. Dans un cas comme dans l'autre, pour les bonnes ou les mauvaises raisons, il fallait avoir les moyens de l'Algérie ou de l'Arabie Saoudite, non attendre les aides américaines, européennes ou autres et un accord contre nos intérêts avec le FMI, que nous et les générations futures, paierons au prix fort.


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