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Une occasion rêvée pour les islamistes de se refaire une virginité
Publié dans Business News le 23 - 09 - 2022

Se positionner contre la politique du régime kaisiste est légitime. Exprimer son opposition aux approches foireuses qui n'ont rien d'innovent et qui, au contraire, sèment les graines de la discorde et de l'échec, est le moins qu'on puisse dire logique pour peu qu'on ait un minimum de bon sens. De là à en venir jusqu'à blanchir les islamistes de tous leurs torts n'est que pure aberration. Un Rached Ghannouchi, accueilli en triomphe à sa sortie du pôle antiterroriste par ses acolytes, ne devrait pas se transformer, comme par enchantement, en héros national ou susciter l'empathie.

Certains, obnubilés par leur haine à l'encontre du chef de l'Etat et de tout ce qu'il représente, sont enclins à effacer l'ardoise, à changer de paradigmes, à réécrire l'histoire. La plupart le font par opportunisme politique, il est vrai, mais d'autres sont tellement déstabilisés par les événements qu'ils en sont venus à perdre tout repère.
Si les principales figures islamistes ont été relâchées dans l'affaire d'envoi des jeunes Tunisiens dans les zones de conflits notamment la Syrie, c'est probablement parce que le dossier n'est pas solide et a été mal préparé. Les autorités en place voulaient précipiter les choses, gagner l'opinion publique, alors que l'affaire est extrêmement complexe. Prendre à la légère une telle affaire nous fait perdre une occasion pour que la vérité éclate et que les responsables de ce crime soient jugés. Encore une fois, les cafouillages donnent aux islamistes la latitude de jouer le rôle de victime et de se refaire une virginité. Les souvenirs de la période 2011-2013 ne devraient pas s'évanouir. La responsabilité politique des islamistes et acolytes, alors au pouvoir, est plus qu'établie, le plus sensible reste à l'établir pénalement.

Avoir la mémoire courte est une tare pour un peuple. En Tunisie, c'est devenu la norme faisant que les Nahdhaouis se jouent aujourd'hui de la situation tentant de gommer un passé encore récent. Qui avait installé ce climat propice à l'embrigadement ? Qui avait dit que les terroristes dans les montagnes pratiquaient du sport pour brûler le cholestérol ? Qui avait dit que les salafistes d'Ansar Chariâa lui rappelaient sa jeunesse et ramènaient une nouvelle culture ? Qui avait dit des terroristes : ce sont nos enfants ? Qui a qualifié ceux qui partaient en Syrie de « Moudjahidin » ? Qui a ouvert le pays et les mosquées pour l'embrigadement de milliers de jeunes ? Qui a facilité l'octroi de passeports et les activités des réseaux internationaux ? Les soldats égorgés, les PV trouvés dans les antres des terroristes, les « Ghazwa » de l'ambassade des Etats-Unis ou de l'avenue Habib Bourguiba, Chokri Belaid, Mohamed Brahmi, Lotfi Nagdh et tant d'autres, Al Abdelia, les campagnes de « takfir », les « moutou bi ghadhikom », le sixième califat, les associations qui rabattaient devant les lycées et universités, c'était sous quel régime ? Qui a sommé des extrémistes notoires de la jouer fine parce que l'armée n'était pas garantie ? Qui conseillait d'entreprendre un travail de sape pour endoctriner les enfants et les séparer d'une génération de parents « laïcs » ?

Est-il permis de nier l'implication de figures d'Ennahdha dans le soutien du djihad en Syrie ? Le réseau de l'Union des Ulémas musulmans carburait à plein régime. Les séminaires accueillaient les pires des extrémistes ? Les dirigeants islamistes défendaient bec et ongles les Ansar Chariâa et autres disant hypocritement qu'ils ne faisaient que du prosélytisme… Aujourd'hui, ils se parent des atours de l'innocence pour falsifier l'histoire.
Ce que l'on attendait de la justice tunisienne et ce que l'on attend toujours, c'est de trouver des preuves matérielles qui relient tous ces faits, parce qu'en foirant une telle affaire, les responsables en ressortiraient blanchis...


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