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Amira : il n'y a pas eu de réunion avec l'observatoire national des médicaments depuis janvier
Publié dans Business News le 13 - 07 - 2023

Le président du Syndicat des Pharmaciens d'Officine de Tunisie, Naoufel Amira, a considéré que le secteur de la vente des médicaments passait par une crise majeure. Il a indiqué que ce secteur réalisait, au début des années 2000, un taux de croissance à deux chiffres et à présent de presque zéro.
Invité le 13 juillet 2023 à « Sbeh El Ward » de Hatem Ben Amara sur Jawhara Fm, Naoufel Amira a estimé qu'on avait toléré plusieurs dépassements et atteintes au secteur de la vente des médicaments et des pharmacies. Il a critiqué l'absence de réaction de la part du ministère de la Santé en ce qui concerne le recours des parapharmacies à des affichages et à des habillages similaires à ceux des officines. Il a expliqué que les autorités tunisiennes avaient toléré la vente de certains produits médicaux tels que des compléments alimentaires. Il a indiqué qu'actuellement, des médicaments étaient vendus par des personnes non-habilitées à le faire.
« Ils prêtent à confusion. Nous nous sommes plaints auprès du ministère de la Santé… Le ministère se moque, presque, du sujet… À chaque fois, on accepte de nouveaux dépassements. On ose. On franchit une nouvelle ligne rouge… De plus, nous avons un grand problème au niveau de la Pharmacie Centrale qui souffre depuis neuf ans… Il s'agit d'une entreprise nationale dont la défaillance a prouvé l'importance… Il n'y a plus de médicaments correctement fournis au citoyen tunisien… L'approvisionnement se déroule à flux tendu », a-t-il poursuivi
Naoufel Amira a précisé que la loi obligeait les pharmaciens à se doter d'un stock de cinq mois. Malheureusement, cette condition a été complètement délaissée et mise de côté. Il a expliqué que plusieurs fournisseurs étrangers ont choisi de se retirer du marché tunisien. M. Amira a indiqué que plusieurs entreprises ont quitté la Tunisie en raison de l'absence d'incitations et de la dégradation de la situation du pays. Auparavant, ces entreprises étaient certaines d'être payées par la Pharmacie centrale et obtenaient rapidement les autorisations de mise sur le marché (AMM) de nouveaux médicaments.
« Selon le ministre, l'obtention des AMM prend six ans. Il a déclaré, au sein du parlement, que les autorisations étaient octroyées après six ans. Qu'est-ce qui pousserait une entité ayant attendu l'obtention d'une autorisation durant six ans et sans, par la suite, être payée, à rester en Tunisie ? L'Observatoire national des médicaments se réunit une fois par mois. Nous en sommes membres. On nous fournit des tableaux qui nous permettent, en plus des recoupements réalisés avec nos collègues, de déterminer le nombre de médicaments manquants. Cet observatoire ne s'est pas réuni depuis le mois de janvier… Nous estimons le nombre de médicaments manquant sur le marché de 300 à 350… Même si certains médicaments sont disponibles, les quantités ne sont pas suffisantes », a-t-il ajouté.
Naoufel Amira a indiqué que la pénurie en médicaments a touché des produits vitaux. Il a expliqué que les citoyens prenaient des compléments alimentaires en croyant qu'il s'agit de médicaments. Il a assuré que ces produits étaient extrêmement rentables. Par contre, le rythme, les horaires de travail, le prix, la marge de profits, les séances de gardes et la localisation des officines sont contrôlés par l'Etat. Il a estimé que la sortie de la crise nécessitait le soutien de tout le monde y compris les structures professionnelles et syndicales. M. Amira a indiqué que 60% des médicaments étaient produits en Tunisie. Seulement 40% sont importés. Il a assuré qu'aucun pays n'avait atteint l'autosuffisance au niveau des médicaments. Il a considéré que la Tunisie devait se doter d'un programme national de production de médicaments génériques et que ces produits devaient être compensés.
Pour ce qui est de la collaboration avec la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (Cnam), Naoufel Amira a indiqué que celle-ci pourrait prendre fin en raison de la situation financière des pharmaciens. Il a assuré que ces derniers subissaient les conséquences de la dégradation de la situation économique et de la crise touchant l'intégralité du pays.
Revenant sur l'affaire des décès des nouveau-nés, Naoufel Amira a indiqué que le chef de service de la pharmacie à l'hôpital La Rabta a servi de bouc émissaire. Ce dernier a été condamné à dix ans de prison. Ce dernier avait adressé plusieurs courriers, depuis novembre 2017, informant les autorités tunisiennes et les différents ministres de la Santé de la situation au niveau de l'hôpital. Il a été condamné parce qu'il n'avait pas démissionné, d'après Naoufel Amira. Il a indiqué que des décès étaient toujours enregistrés au niveau de ce service. Les autorités n'ont pas remédié aux dépassements et aux défaillances liées aux ressources matérielles et aux conditions de travail. M. Amira a affirmé que le syndicat était prêt à soutenir les manifestations et les mouvements de protestation rejetant cette décision.
« Prenons une affaire similaire, celle du sang contaminé en France. Qui a été jugé par la justice ? Le ministre de la Santé, c'est-à-dire, la personne ayant pris la décision de continuer à travailler dans les mêmes conditions… Le ministre (Tunisien) avait assumé sa responsabilité politique… En cas d'application de la décision du tribunal dans les hôpitaux, aucun médecin ou pharmacien ne continuera à travailler, car nos hôpitaux ne sont pas équipés. Les services sont défaillants. Nous travaillons avec les moyens du bord… On ne doit plus faire preuve de diligence. C'est ce qu'évoque le jugement », a-t-il dit.
Naoufel Amira a considéré que le contrôle était plus exigeant au niveau des structures médicales privées. On ne peut pas être sévère en ce qui concerne les établissements publics, car ceci entraînerait leur fermeture. Les citoyens ne pourront plus accéder aux services médicaux.


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