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Cause palestinienne : un débat qui s'invite même chez nos instagrameuses !
Publié dans Business News le 31 - 10 - 2023

Instagram, cette surprenante plateforme qui a réussi à s'immiscer dans notre quotidien. On y a accès à tout : bons plans, photos d'endroits magiques, clash entre artistes ou encore les débats et les analyses sans queue ni tête de nos instagrameuses autour de la cause palestinienne !
L'actualité nous l'impose ! Aborder la question de ce qui se passe à Gaza est inévitable qu'on soit politicien, journaliste, citoyen lambda ou même créateur de contenu. L'horreur des attaques, des bombardements et des crimes de guerre commis par l'entité sioniste contre les civils de la bande de Gaza a révélé au grand jour la monstruosité et la sauvagerie dont l'Homme pouvait faire preuve. Condamner de tels actes et se désolidariser de toute pseudo-réponse aussi démesurée que celle de l'armée israélienne ne devrait pas être sujette à débat.
Tout être normalement constitué ne peut que rejeter la violence. D'ailleurs, les attaques sur Gaza ont mis au grand jour l'hypocrisie de certaines puissances occidentales. Nous avions eu droit, au début du conflit, à des plateaux télé et radio ne condamnant que les attaques du Hamas et justifiant le bombardement de Gaza. En guise de réaction, les peuples de l'Europe se sont indignés de l'attitude de ces médias et de ces Etats. Une grande partie des créateurs de contenus occidentaux s'est exprimée à ce sujet. Ils ont pris le risque de perdre le soutien de leurs fans en soutenant ou en s'opposant à la politique sioniste. Sauf en Tunisie ! Nos instagrameuses les plus "illuminées" ont, simplement, tenté d'éviter la question.
D'ailleurs, plusieurs personnes ont critiqué la chose. Elles ont considéré que les instagrameuses suivies par des centaines de milliers de personnes pourraient apporter plus de clarté quant à la situation. Elles peuvent être la voix des soutiens à la cause palestinienne sur les réseaux sociaux. Malheureusement, cela n'a pas eu lieu. Hormis quelques exceptions, une grande partie des instagrameuses a choisi de s'isoler et de continuer à vivre dans leur petit monde bisounours ! Pire, certaines nous ont sorti des vidéos visant à donner des explications encore plus incohérentes que leur attitude ! « Vous voulez des petits coups de Palestine ? Allez-y ! », a-t-on entendu l'une d'entre elles déclarer dans une vidéo.
Par la suite, la même personne a affirmé qu'elle n'évoquera pas la question du boycott et qu'elle n'avait pas le temps d'établir une liste des marchandises dont les producteurs soutiennent Israël et qu'on finira par oublier la cause palestinienne. « Ce n'est pas ma guerre ! », a-t-elle ajouté. Des phrases qu'elle regrettera rapidement puisque la vidéo fera le tour de la toile et provoquera une grande polémique. Elle a, aussi, été critiquée par plusieurs autres influenceuses et créatrices de contenus. Elle a, donc, décidé de laver son honneur en participant à une collecte au profit de victimes du bombardement. Etrange retournement de situation !
C'est ce qu'on récolte à la suite de décisions et de déclarations précipitées et mal calculées. La preuve en est les débats et les critiques quant à la proposition de criminalisation de la normalisation. D'ailleurs, on devrait s'interroger sur le sort des instagrameuses en cas d'adoption de cette loi. Et si l'une d'entre elles se retrouve, par inattention et manque d'expérience, à faire de la publicité pour des produits d'une entreprise en lien direct ou indirect avec l'entité sioniste. Que devrions-nous faire ? Qui sera amené à défendre publiquement cette personne ? Ses collègues ? Dans le cadre de quelle structure ? Et si on optait pour un syndicat des créatrices de contenus et des influenceuses ?
L'idée a déjà vu le jour en France. Les créateurs de contenu ont décidé de se regrouper et de former l'Union des Métiers de l'Influence et des Créateurs de Contenus. L'idée de départ était de défendre ce groupe d'individus qui serait constamment ciblé par l'opinion publique et le pouvoir en place notamment en lien avec l'évasion et la fraude fiscale. L'union sera désormais la représentante officielle des créateurs de contenu auprès de l'Etat et œuvrera pour la réforme du secteur. Elle vise, aussi, à faire connaître aux créateurs de contenu leurs droits et leurs devoirs. La même approche pourrait être adoptée en Tunisie. Actuellement, les internautes l'évoquent comme étant une farce ou une blague, mais les créateurs de contenu, notamment les instagrameuses, pourraient bien suivre cette voie.
Ainsi, on pourrait voir émerger un nouveau secteur en règle permettant aux jeunes d'avoir une stabilité financière et de se protéger tout en honorant leurs engagements fiscaux. Les instagrameuses sont souvent accusées de fraudes fiscales et d'encouragement du marché informel. On les soupçonne de ne pas déclarer leurs activités publicitaires auprès des recettes des finances. Malheureusement, toutes sont mises dans le même sac. Toutes sont considérées aux yeux du grand public comme étant des fraudeuses, y compris celles travaillant en collaboration avec des agences de communication. Celles-ci signent des contrats et assistent aux événements aux côtés des invités, des journalistes et des acteurs du secteur afin de transmettre l'information sur les réseaux sociaux. Ces créatrices de contenus, qu'elles représentent une grande ou une petite partie de ce secteur, respectent la loi et n'ont donc pas à être sanctionnées même si elles font de la concurrence à d'autres entités telles que les médias classiques.
De plus, avoir une structure regroupant les instagrameuses évitera à chacune d'entre elles de s'exprimer individuellement au sujet de la cause palestinienne. Un simple communiqué émanant de ce syndicat suffit à mettre les choses au clair : ce corps de métier soutient (ou non) la cause palestinienne ! On n'aura plus à subir les vidéos des instagrameuses hystériques expliquant les raisons de leur silence et évoquant le risque de se retrouver sur la paille. Leur silence (complice) a été justifié par l'importance des partenariats publicitaires pour ces dernières. Il s'agit de leur seule source de revenu. Encore mieux, les litiges qui d'habitude font le tour des médias pourraient dorénavant se régler autrement pour ne plus avoir à entendre parler des clashs et des échanges d'insultes entre ces personnes !
Encore une fois, la cause palestinienne nous pousse à nous interroger sur des questions complètement oubliées, n'ayant même pas frôlé notre cerveau. On en est à parler de la régularisation de la situation des instagrameuses en Tunisie ! Ceci ne peut que nous pousser à constater deux choses :
- Instagrameuse est un métier nouveau, en implosion et échappant à toutes les normes juridiques classiques. Il est donc nécessaire, vu l'intérêt que lui portent nos jeunes, de régulariser les acteurs de ce secteur sans, bien évidemment, se retrouver au cœur d'un système complexe fidèle à notre bonne vieille bureaucratie nationale.
- La question de la normalisation n'est pas chose facile à traiter. Elle divise tout le monde. La définition même du terme normalisation est loin de faire l'objet d'un consensus. Avant de se précipiter, sur le coup de l'émotion, vers la promulgation d'une loi loin d'être parfaite, il est indispensable d'en étudier toutes les conséquences.


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