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Nouveaux barèmes LF 2025 Les riches paieront à l'Etat plus de 60 % de leurs revenus
Publié dans Business News le 11 - 12 - 2024

Les nouveaux barèmes de l'impôt sur le revenu et de l'impôt sur les sociétés prévoient des prélèvements de 40 % sur les revenus et les bénéfices. Si on ajoute la TVA de 19 % et les différentes taxes cachées, comme celles sur la consommation ou les timbres fiscaux, cela revient à dire que les « riches » vont être ponctionnés de plus de 60 % de leurs revenus au profit de l'Etat.

À partir du 1er janvier 2025, les salaires des Tunisiens vont être légèrement modifiés, suite à la révision des barèmes de l'impôt sur le revenu (IRPP). Les petits salaires connaîtront une légère augmentation, alors que les salaires élevés subiront une légère diminution, sans que cela n'impacte les employeurs. Sur le papier, les intentions du ministère des Finances, à l'origine de cette modification de l'IRPP, sont louables : enlever aux riches pour donner aux pauvres sans toucher aux revenus de l'Etat ni aux équilibres de l'entreprise.

Autre nouveauté de la Loi de finances 2025 : la révision de l'impôt sur les sociétés (IS), couramment appelé impôt sur les bénéfices. Certains secteurs paieront désormais 40 % de leurs bénéfices à l'Etat, tandis que d'autres, aux chiffres d'affaires moins importants, ne paieront que 15 %. L'intention reste la même : enlever aux grandes entreprises riches pour donner aux PME moins riches.
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Trop d'impôt tue l'impôt
Trop d'impôt tue l'impôt. Cette règle universelle, maintes fois démontrée, semble méconnue du ministère tunisien des Finances. La révision des barèmes de l'IRPP et de l'IS dans le cadre de la Loi de finances 2025 illustre bien le manque d'études comparatives et d'études d'impact sérieuses avant la mise en place de réformes.
Imposer un taux de 40 % aux plus hauts revenus et bénéfices est immoral. Une personne bénéficiant d'un salaire élevé est méritante et possède un profil rare sur le marché. Avec un impôt sur le revenu de 40 %, ajouté à la TVA de 19 % et aux taxes cachées (consommation, timbres fiscaux, voyages, etc.), cette personne paie plus de 60 % de ses revenus à l'Etat. Face à cela, elle sera tentée de partir pour un pays moins gourmand ou de frauder le fisc.
Pour les entreprises, le même principe s'applique : certaines grandes structures paieront désormais 40 % d'impôt sur leurs bénéfices. Cela équivaut à les décourager d'investir. Pourquoi prendre des risques et engager de gros investissements si, au final, l'Etat en absorbe une grande partie des bénéfices ? Cela pousse les entreprises à limiter leurs ambitions.

Les leçons des pays développés ignorées
Dans les pays développés, où des études d'impact accompagnent chaque réforme, il est démontré depuis des décennies que les fortes impositions nuisent à la croissance et aux revenus globaux des Etats. Ces pays ont compris qu'il fallait abaisser les impôts pour encourager l'investissement et la création de valeur.
En Islande, par exemple, les bénéfices sont imposés à 12,4 %, contre 13,7 % en Lituanie, 17 % en Lettonie et 21,3 % en Italie. Le raisonnement est simple : mieux vaut avoir mille entreprises taxées à 12 % que cent taxées à 40 %. Avec des impositions raisonnables, on stimule l'investissement et le travail acharné.

Le consommateur, éternel perdant
Dans la LF 2025, le ministère des Finances prétend prendre aux riches pour donner aux pauvres. Le slogan est séduisant, mais reste théorique. Sur le terrain, la réalité est différente.
Pour l'IRPP, les salariés à hauts revenus négocient leurs salaires en net avec leurs entreprises. Qu'ils soient imposés à 15 % ou 40 %, cela ne change rien pour eux. L'entreprise paiera la différence. Ainsi, il est faux de prétendre que les employeurs ne seront pas affectés par cette révision des barèmes.
Pour l'IS, les actionnaires exigeront que leurs dividendes restent identiques, voire supérieurs à ceux des années précédentes. Que l'entreprise paie 15 % ou 40 % d'IS, le bénéfice net à distribuer doit rester constant. D'autant plus que les dividendes, aussi, sont taxés.
Ainsi, pour faire face à cette double pression – payer davantage pour les hauts salariés et maintenir les dividendes –, les entreprises n'auront d'autre choix que d'augmenter les prix de leurs produits et services.
Au final, le consommateur, riche ou pauvre, sera le dindon de la farce.
Les branches concernées par la nouvelle imposition à 40 %, comme les banques et assurances, n'hésiteront pas à augmenter leurs primes et leurs agios dès 2025. L'objectif ? Maintenir leurs bénéfices nets inchangés. En aucun cas leurs hauts cadres ou leurs actionnaires ne devront subir les conséquences de cette révision.

Raouf Ben Hédi
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