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Après l'intégration des enseignants suppléants, Kaïs Saïed a-t-il ouvert la boite de pandore ?
Publié dans Business News le 12 - 01 - 2025

Le président de la République, Kaïs Saïed, a ordonné, très tard dans la soirée du mercredi 8 janvier dernier, la régularisation de la situation des enseignants suppléants. Incontestablement, cette décision a été la bonne nouvelle de ce début d'année.
En réalité, la décision présidentielle, comme l'explique le décret publié dans le journal officiel quelques heures plus tard, comportait deux volets. Le premier concerne l'intégration immédiate des enseignants suppléants actuellement en exercice dans les établissements publics d'enseignement primaire ou secondaire. Sans donner des chiffres exacts sur le nombre total de ces enseignants, il semblerait que leur nombre oscille entre sept et neuf mille personnes. La seconde partie de la décision présidentielle concerne l'intégration, dès janvier 2026, de la totalité des enseignants suppléants inscrits dans la base de données du ministère de l'Education nationale depuis l'année 2006.

Cette décision met en application un slogan longtemps scandé par le pouvoir concernant la lutte contre toutes les formes de travail précaire. On pourrait même avancer que c'est l'un des rares engagements, sinon le seul, respecté par le président de la République depuis sa première élection en 2019. Mais le plus important, c'est que cette décision d'intégrer tous les enseignants suppléants met fin à une situation insoutenable financièrement, socialement et psychologiquement qui perdure depuis environ dix sept ans.
En effet, depuis 2008, les syndicats ont commencé à soulever la question de la régularisation de la situation des enseignants suppléants qui étaient très mal payés et avec de très longs mois de retard. Ils ne disposaient bien entendu d'aucune assurance ou couverture sociale. Seulement, le pouvoir en décrépitude de l'ancien président Zine El Abidine Ben Ali n'accordait plus sa priorité au secteur de l'enseignement public. Après la révolution, la priorité des partis politiques de la troika, le parti Ennahdha essentiellement, n'était pas la régularisation de la situation des enseignants suppléants mais la réintégration de ses adhérents dans la fonction publique, notamment dans l'enseignement. Retournés directement à leurs cartables et à leurs blouses sans formation préalable et sans mise à niveau, ces maitres de classes et professeurs islamistes réintégrés ont contribué à la dégradation de la qualité de l'enseignement public. Les gouvernements qui ont succédé à la troika étaient plus soucieux quant à eux, de satisfaire les recommandations et les exigences des cercles financiers internationaux concernant la réduction de la masse salariale dans le secteur public, que de soulager la précarité d'une large frange de leurs citoyens. Il a fallu attendre l'entame du deuxième mandat du président actuel Kaïs Saïed et plusieurs mouvements sociaux qui ont crée un climat de grande tension dans la société et une animosité dangereuse qui a parfois dégénéré entre les enseignants et les parents des élèves, pour mettre enfin en exécution une promesse personnelle de lutter contre la précarité du travail et une revendication essentielle de la révolution tunisienne qui fête cette semaine son quatorzième anniversaire. Mais ne dit-on pas que mieux vaut tard que jamais ?

Quoi qu'il en soit, la vitesse de la publication du décret de régularisation de la situation des enseignants suppléants et la facilité avec laquelle la décision avait été annoncée montre l'étendue du pouvoir performatif des déclarations présidentielles. Depuis le 25 juillet 2021 et surtout depuis le décret 117, on savait que Kaïs Saïed détient désormais tous les pouvoirs. Mais sur le terrain, ses décisions n'ont pas toujours été appliquées. D'ailleurs, à plusieurs reprises, il s'est plaint publiquement de cette situation et a pris les Tunisiens à témoin.
Maintenant que l'on sait que le président de la République est capable de faire exécuter ses ordres, on est en droit d'attendre de lui qu'il prenne rapidement et avec la même facilité des décisions permettant de concrétiser deux slogans essentiels de la révolution tunisienne : la liberté en ordonnant la libération de tous les prisonniers politiques et d'opinion, ainsi que la dignité en ordonnant sans tarder d'intégrer tous ceux inscrits sur les listes des travailleurs des chantiers.


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