Une source informée au sein du ministère de l'Enseignement supérieur a confirmé à l'agence Tunis Afrique Presse (TAP) l'ouverture, en coopération avec les ministères des Technologies de l'information, de l'Economie et de l'Education, d'une enquête sur l'affaire de manipulation des fiches d'orientation de certains bacheliers. La même source a précisé que les victimes de ces manipulations avaient obtenu leur baccalauréat dans deux lycées du gouvernorat du Kef, et que le ministère s'emploie actuellement à rectifier la situation. Selon elle, il s'agit bien d'une altération des données personnelles, les fiches d'orientation ayant été modifiées sur la plateforme dédiée à l'orientation universitaire. L'enquête interministérielle a permis d'identifier l'adresse IP de l'ordinateur utilisé pour ces modifications. Une telle intrusion constitue une atteinte aux droits d'autrui, passible de sanctions pénales et de poursuites judiciaires.
Pour rappel, l'élève Mohamed Abidi avait été le premier à tirer la sonnette d'alarme, révélant qu'il avait été empêché d'intégrer une faculté de médecine ou de pharmacie malgré une moyenne de 18 au baccalauréat. Par la suite, plusieurs autres élèves ont rapporté des cas similaires, affirmant avoir été orientés vers des établissements qui ne figuraient même pas sur leurs listes.