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Formation : les 12 besoins urgents des hôteliers tunisiens
Publié dans Business News le 04 - 03 - 2010

Le manque de professionnalisme dans le secteur touristique est dû, principalement, à la faiblesse des relations entre les établissements de formation et les entreprises. Quoique la profession soit fortement associée à l'élaboration des programmes, on a l'impression que les uns et les autres n'arrivent pas à s'entendre sur un programme de formation où sur une méthodologie de travail. D'où, la grande inadéquation formation-emplois.
Il faut avouer que l'ensemble des centres de formation répond, à peine, au tiers des besoins du marché de l'emploi touristique. Aussi, les professionnels sont-ils amenés, souvent, à recruter des non-diplômés qui apprennent sur le tas. Ceux-ci et les autres aussi, ont besoin, faut-il le rappeler, d'une formation continue pour être au fait des changements et des mutations de la demande touristique d'une part, et pour hisser la qualité des prestations de l'autre. Une formation continue qui fait, souvent défaut, et qui place la qualité des prestations au centre des critiques. Or, on assiste à un changement de situation de la profession. Il semblerait qu'elle a décidé de s'inscrire dans la formation continue, un choix désormais, stratégique et d'avenir.
La Fédération Tunisienne de l'Hôtellerie (FTH) vient de lancer un nouveau programme de formation continue destiné au personnel de l'hôtellerie. Un programme composé de douze thèmes correspondant, parfaitement, aux besoins immédiats et spécifiques de la profession et choisis par la profession.
Force est de reconnaître que le Programme de mise à niveau des établissements hôteliers, l'entrée en vigueur des normes de classements des hôtels, selon la législation de 2005, l'intérêt accordé au plus haut sommet de l'Etat et par l'autorité de tutelle, à la qualité des prestations, ont incité les professionnels de l'hôtellerie à prendre leur destin en main, en matière de formation continue.
Selon la FTH, le programme de formation s'inscrit dans le cadre de « l'application des directives présidentielles dont la finalité est d'améliorer la qualité des prestations hôtelières et de les élever au niveau des standards internationaux ».
Un programme élaboré par les professionnels de l'hôtellerie et s'adressant à leurs employés. Et qui, mieux que les professionnels eux-mêmes, pourrait identifier les besoins et remédier aux lacunes existantes ? Ce sont bien eux qui ont fixé, d'ailleurs, les 12 thématiques répondant à leurs besoins « immédiats et spécifiques ». Il s'agit des bonnes pratiques d'hygiène en hôtellerie, de la sécurité et la prévention des risques d'incendie dans les hôtels, la formation des agents de sécurité, la gestion de la maintenance, de l'environnement urbain, l'appropriation des systèmes ISO 22000, OHAS 18001, ISO 14001, ISO 9001, la maîtrise de l'énergie, l'économie de l'eau et la formation des tuteurs. Ce sont là, des priorités des besoins dictés par les nouvelles normes 2005 de classement des hôtels.
Le communiqué dévoile les objectifs de la FTH, à travers la mise en place du programme. Il s'agit, au regard du communiqué, de « mieux adapter les ressources humaines exerçant dans le secteur hôtelier à ses exigences techniques, technologiques et managériales ». Il va sans dire que le programme couvre l'ensemble de la République, et s'adresse à tous les établissements hôteliers, « adhérents à la FTH », précise le communiqué. Or, à ce niveau, on est en mesure de se demander si la FTH regroupe tous les professionnels de l'hôtellerie ? A notre connaissance, non. Plusieurs établissements hôteliers n'y sont pas, effectivement, adhérents. Alors, dans ce cas, qu'en sera-t-il de ces établissements surtout si l'on sait que la qualité des prestations est un tout ? Celle-ci concerne l'activité dans l'ensemble des unités hôtelières, et non pas uniquement ceux qui sont adhérents. Il faudrait, peut-être, que la FTH s'engage dans une campagne promotionnelle pour séduire les professionnels, les amener à adhérer et par la même à profiter du programme, qui semble fort intéressant, pour hisser la qualité des prestations du tourisme tunisien. En tout état de cause, il y va de la pérennité de tout le secteur.
Pour revenir au programme lancé par la FTH, il sera organisé dans le cadre de « la convention spécifique récemment signée entre la Fédération Tunisienne de l'Hôtellerie et le Centre National de Formation Continue et de la Promotion Professionnelle (CNFCPP) et bénéficiera des droits de tirage prévus dans le cadre de la TFP ».
Incontestablement, le secteur du tourisme est une activité basée exclusivement et fondamentalement, sur la qualité des prestations. Partant, les principaux acteurs de l'industrie touristique devraient faire de l'outil formation leur premier souci et leur cheval de bataille. Ce n'est seulement que par ce procédé que l'on peut arriver à mieux les impliquer dans l'organisation des concours, des examens et surtout dans la détermination des objectifs et la définition des compétences, selon les besoins de la profession. C'est aussi de cette manière que l'on peut asseoir une formation à la carte de courte durée au profit du personnel déjà en poste, et finaliser le programme destiné à la formation initiale, qualifiante, par apprentissage et continue.
A noter que plusieurs mesures et décisions ont été annoncées au profit de la formation professionnelle touristique. On peut en rappeler celles issues des conseils ministériels présidés par le Chef de l'Etat, respectivement en février et en juin 2009. Des mesures qui témoignent de l'importance cruciale que revêt ce créneau pour la compétitivité, l'avenir et la pérennité de l'activité touristique
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La Tunisie possède, aujourd'hui, d'un dispositif public de formation professionnelle composé de huit centres, d'une capacité globale de 2300 postes. Des centres qui fournissent environ 900 cadres et employés, par an, au secteur touristiques. Or, les besoins du secteur touristique en personnels qualifiés sont nettement supérieurs à ce nombre.
Il est bon à savoir que les objectifs retenus dans le cadre du 11ème plan de développement tablent sur une capacité de formation de 5000 candidats et sur 2500 diplômés chaque année.
Les professionnels du secteur gagneraient à ériger la formation et le recyclage du personnel en une préoccupation de tous les instants voire, en une conviction animant l'ensemble des intervenants dans l'unité hôtelière ou touristique, avec, en premier lieu, les responsables de l'unité. Certes, le coût de la formation est parfois élevé, mais ce qui est certain c'est que le retour sur investissement est garanti à court et à long termes.
On rappellera, dans ce sens, que dans le cadre du programme de mise à niveau des établissements hôteliers, la prime réservée aux investissements immatériels, a été portée à 50% de l'investissement global. Et, la formation continue et le recyclage du personnel constituent, à cet égard, une composante importante, voire indispensable, de l'investissement immatériel à caractère prioritaire.
Crédit Photo : Hôtel Alhambra Yasmine Hammamet Insaf Fatnassi


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