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Tunisie - Détournement de fonds publics : ces agents pris la main dans le sac !
Publié dans Business News le 08 - 04 - 2010

« 30.000 dinars détournés par le gérant de l'Office des céréales », « Le comptable s'empare de 80 millions… ! », « La banquière détourne 500 mille dinars et écope de 5 ans de prison », « Un banquier fait main basse sur 500 mille dinars avant de fuir à l'étranger » … En voilà quelques affaires qui se disputent les manchettes et les Une des journaux de la place.
Sans exagération aucune, il ne se passe pas un jour sans que la presse nationale ne nous relate une histoire de détournement de fonds. Faut-il donc tirer la sonnette d'alarme face à un phénomène qui commence à battre son plein ? L'abus de confiance n'a même pas épargné quelques structures et institutions financières de l'Etat, secouées par des scandales de détournement de fonds dont les principaux instigateurs n'étaient que de bons fonctionnaires, doués et dévoués, et qui paient leurs impôts comme tout un chacun. Sauf que ce modèle type du fonctionnaire, tiré à quatre épingles, peut être l'auteur d'anomalies fatales qui prennent, malheureusement, de l'ampleur avec des conséquences alarmantes.
A vrai dire et au rythme où vont les choses, les affaires de détournements de fonds risquent de devenir banales tellement elles se suivent et se ressemblent. Les exemples ne manquent pas. Parmi les grosses affaires qui ont secoué l'opinion publique, on citera celle des 5 millions de dinars de médicaments évaporés, pendant la période de juin 2004 au 30 novembre 2006, de la pharmacie centrale. Huit personnes étaient, en effet, impliquées dans cette affaire, dont six étaient présentées en état d'arrestation, tandis que les deux autres le furent en état de liberté, pour répondre aux chefs d'accusation d'abus de confiance, falsification, détention et usage de faux et détournement de fonds. L'enquête nous révélait qu'il s'agit de 99 factures qui ont été falsifiées de la part de la responsable du dépôt des médicaments relevant du ministère de la Santé publique. Celle-ci subtilisait la marchandise et la revendait pour son propre compte. Pour aller jusqu'au bout dans son plan, il lui fallait trouver des complices, parmi lesquels on trouve cinq pharmaciens.
Une autre affaire a été relatée par la presse tunisienne. Un simple contrôle de routine, mené par la direction centrale de l'Office des céréales dans un point de collecte, a abouti à la découverte d'un trou dans les comptes de l'agence estimé à trente mille dinars. Le directeur de ce point de collecte a été arrêté et la justice n'a pas hésité à retenir à son encontre le chef d'inculpation relatif aux détournements de fonds.
On se rappelle, également, de l'histoire du receveur de la Société régionale de transports de Nabeul, soupçonné d'avoir procédé à la vente d'un certain nombre d'abonnements et de billets, sans les déclarer, pour détourner l'argent à son profit. Il opérait par virements, en plusieurs tranches, à son compte personnel. La somme totale détournée étant de 21 mille dinars.
Dernièrement, une compagnie aérienne a été victime d'une autre opération de détournement de fonds. Le pactole amassé par un fonctionnaire, chargé du service de change, frôlait les 18 mille dinars. Justifiant son acte par des difficultés financières, le fonctionnaire a avoué aux auxiliaires de la justice avoir falsifié près de 40 reçus contenant les signatures de certains hauts fonctionnaires dont la directrice du service financier.
Le fléau a atteint également une agence de voyages, où deux agents, un homme et une femme, ont mis la main sur une somme d'argent estimée à 300 mille dinars.
Responsables, respectivement, du service de billetterie et de la réservation dans une importante agence de voyages, les accusés se sont arrangés pour détourner les sommes d'argent provenant des réservations. A la longue, les sommes détournées se sont accumulées. L'expert chargé par le tribunal a révélé, dans son rapport, l'existence de plusieurs dépassements et des falsifications qui ont permis aux deux agents de s'emparer de trois cent mille dinars.
Les banques publiques et privées, les bureaux de postes et les recettes des finances n'ont pas échappé à ces pratiques. Ces dernières années, la presse nationale a relaté une cascade de détournements dont les auteurs sont de hauts cadres des banques. On se rappelle tous de la responsable d'une agence bancaire de la place qui a été condamnée à cinq ans de prison pour avoir détourné la somme de 500 mille dinars. Les faits remontent à l'an 2005. La responsable de l'agence avait mis au point tout un plan qui consiste à grignoter de petites sommes d'argent sur les comptes des clients pour aller les virer sur un autre compte tenu par une dame résidente à l'étranger. Peu à peu, les sommes volées ont atteint la bagatelle de 500 mille dinars. Elle a été inculpée de détournement de fonds et d'abus de confiance, elle a été traduite devant le Tribunal de première instance de Tunis qui l'a condamnée à cinq ans de prison.
Un autre agent bancaire a fait main basse sur plus de 980 mille dinars, volés dans une banque de Msaken (gouvernorat de Sousse). D'après les éléments du dossier, l'accusé a ouvert un compte fictif. Ensuite, il s'est introduit dans les comptes des plus grands clients de la banque. Du coup, il s'est mis à virer des sommes d'argent de plus en plus importantes vers le compte fictif. Il faut dire qu'un concours de circonstances a aidé le suspect à continuer son manège avant qu'il ne soit découvert. En effet, la majorité des comptes manipulés appartiennent à des clients résidant à l'étranger.
Si certains trouvent dans les problèmes financiers et les difficultés de la vie un havre "moral" pour justifier leurs crimes, il y en d'autres qui ne manquent pas de justificatifs "peu" orthodoxes. Preuve à l'appui, un receveur du bureau de poste de Djerba Midoun, tombé fol amoureux d'une jeune fille originaire de Sfax, n'a pas pu résister à la tentation et est allé puiser dans les comptes des épargnants pour satisfaire les caprices de sa dulcinée. S'il est vrai que l'amour fait de beaux miracles, il peut conduire, également, vers le pétrin, puisque notre receveur a commis l'irréparable en détournant 240 mille dinars. En voilà une autre affaire dont l'accusé est un agent dans une recette des finances condamné en première instance à trois ans de prison pour avoir détourné la somme de huit mille dinars. L'accusé a été dénoncé par son patron en l'occurrence le receveur qui a découvert le pot aux roses.
Comme ces affaires n'en finissent pas en surprises et autres rebonds médiatiques, il est temps de pousser la réflexion sur les moyens propices pour faire barrage à tout ce qui pourrait nuire au pays. Alors que le phénomène de détournements gagne du terrain, il n'est guère acceptable qu'on se suffise seulement de le dénoncer ou de le rapporter sur les colonnes de la presse nationale. S'il est vrai que la Tunisie figure parmi les pays qui souffrent le moins de détournement de fonds publics, et que ce phénomène n'est pas propre à notre pays, il n'en demeure pas moins que toutes les parties concernées doivent composer ensemble en vue d'éradiquer, sinon atténuer, ce phénomène qui pourrait nuire à l'image et à la réputation du pays.


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