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Nidaa Tounes dénonce la violence politique et les pressions sur la Justice
Publié dans Business News le 16 - 11 - 2012

Afin d'éclairer l'opinion publique sur l'évolution de l'affaire connue pour être celle «du premier assassinat politique après la révolution» ou encore de celle «du premier martyr de Nidaa Tounes», le parti Nidaa Tounes, a convié les avocats chargés de l'affaire, les dirigeants du parti ainsi que les représentants des médias à une conférence de presse, tenue vendredi 16 novembre 2012, à Tunis.
Le phénomène de la «violence politique» a été au centre de cette conférence qui avait, pourtant, pour objet initial, la présentation de l'évolution de l'affaire de l'assassinat du militant du parti, Lotfi Nagdh. Cette violence politique dont les principaux acteurs ne sont autres que les comités dits «de protection de la révolution» que Nidaa Tounes pointe du doigt encore une fois et plus que jamais.
Prenant la parole, en premier lieu, Taïeb Baccouche, secrétaire général du parti, a dénoncé une recrudescence des violences qui ont pour cible les militants et membres de Nidaa Tounes. Il a rappelé que la violence, entre autres verbale, n'est pas restée l'apanage de certains adversaires parmi messieurs-tout-le-monde mais s'est propagée parmi les hommes politiques, dirigeants ou responsables, dont un des conseillers de la présidence de la République.
Faisant allusion à Adnane Mansar, conseiller et également porte-parole de la présidence de la République, qui avait accusé Nidaa Tounes de blanchiment d'argent, M. Baccouche a affirmé, qu'il s'agissait là «d'une dégringolade dans l'immoralité politique» l'appelant, par la même occasion, à prouver ses dires.
Cette violence a donc atteint son apogée selon le secrétaire général du parti, avec l'assassinat de Lotfi Nagdh à Tataouine, un assassinat qui a été suivi de deux rapports de la médecine légale, ensuite par une plainte déposée par Nidaa Tounes pour l'ouverture d'une enquête et la poursuite judiciaire des coupables.
M. Baccouche a dénoncé, à ce propos, des tentatives claires et flagrantes de mettre la pression sur le juge, les avocats et les témoins d'une manière qui risque de fausser la procédure judiciaire en cours.
Ridha Belhaj, porte-parole du parti, a déclaré que parallèlement, plusieurs plaintes et affaires ont été portées devant la justice contre Nidaa Tounes et son président Béji Caïd Essebsi, dans le seul but de créer une diversion et de détourner l'attention de l'opinion publique des vrais problèmes et des vraies affaires devant les tribunaux. Il a, également, affirmé : «Nous savons bien que les deux partis, le CPR et Ennahdha, étaient derrière la manifestation qui a dégénéré et qui a abouti au décès du militant Lotfi Nagdh. Les manifestants, membres des comités de protection de la révolution, se sont livrés à un lynchage ayant conduit à sa mort».
M. Belhaj a critiqué, par ailleurs, les déclarations hâtives de certains responsables tels que le porte parole du ministère de l'Intérieur ou du chef du gouvernement Hamadi Jebali qui avaient parlé de «mort naturelle» ou «d'arrêt cardiaque» avant même l'établissement de l'autopsie.
Ridha Belhaj a, ensuite, affirmé l'existence de pressions qui peuvent entraver la bonne marche du procès. Il s'explique en citant l'exemple du changement inopiné du juge d'instruction chargé de l'affaire, simplement à cause d'un départ en congé. «Un congé de juge d'instruction ne requiert pas son remplacement, surtout dans une affaire aussi délicate », a-t-il tenu à préciser.
Les avocats, plaidant pour le compte de la famille de feu Lotfi Nagdh, ont, à leur tour, affirmé qu'une tente a été installée en face du tribunal de Tataouine, dans laquelle, campent plusieurs personnes. Ils ont ajouté que depuis le tribunal, on pouvait clairement entendre les slogans lancés par les sit-inneurs appelant encore à «l'assainissement contre les résidus du RCD».
L'un des avocats a lancé : «Tous les jours, une soixantaine de personnes, pour la plupart membres des comités de protection de la révolution, se rassemblent en face du tribunal afin de nous intimider. D'autres personnes, venant sur les lieux pour faire un constat de la situation, sont exposées à des menaces proférées par ces mêmes individus».
Ces intimidations et pressions confirmées par les dirigeants du parti les ont poussé à réclamer le transfert de l'affaire au tribunal équivalent à Tunis, afin d'éviter une manipulation ou influence quelconque sur la marche de l'instruction de cette affaire. M. Belhaj a, dans ce contexte, appelé à appliquer l'article 294 du Code des procédures pénales stipulant que tout procès peut être muté d'un tribunal à un autre afin d'éviter les pressions et permettre à la justice de trancher en toute indépendance et impartialité. Il s'agit, selon lui, d'une requête qui rentre dans le cadre d'une procédure judiciaire ordinaire, donc une revendication légale, logique et même nécessaire.
Par ailleurs les comités de protection de la révolution, pointés du doigt pour être les protagonistes de cet «assassinat politique», devraient, selon les dirigeants de Nidaa Tounes, être dissous. «Ces comités avaient été créés afin de protéger la révolution lors de la phase de transition. Or, désormais, le gouvernement se charge de protéger la révolution et est outillé pour mener à bien sa mission. Ces comités n'ont plus de raison d'être. Il faut donc les dissoudre!», a affirmé Ridha Belhaj.
De son côté, M. Baccouche ne mâche pas ses mots quand il affirme: «Ces comités sont de vraies milices ! Sur le plan politique, il y a une volonté d'empêcher la passation pacifique du pouvoir aux futurs élus. Le gouvernement devrait se rattraper et rectifier son erreur d'avoir maintenu et soutenu des comités qui servent de couverture politique à une action criminelle.
Cette dissolution devrait, selon M. Belhaj, être entreprise par une initiative de la présidence du gouvernement qui était à l'origine de la légalisation de ces comités, faute de quoi, Nidaa Tounes entreprendra une nouvelle procédure contre ces comités et une nouvelle action en justice sera introduite.
M. Belhaj n'a pas nié, non plus, la possibilité de recourir à la justice internationale afin d'ordonner la dissolution de ces comités s'il le faut, et ce au cas où ni le gouvernement, ni la justice tunisienne ne daignent assumer leurs responsabilités en la matière.
Taïeb Baccouche a conclu en rappelant que la victime Lotfi Nagdh n'avait aucune appartenance politique avant la révolution et que, par contre, le chef du comité de protection de la révolution était, lui, coordinateur à une cellule du RCD. «L'ironie du sort a fait que la victime n'avait aucun antécédent avec le RCD alors que son bourreau en avait», a-t-il ajouté avec un sourire amer.


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