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Les Tunisiens et le droit à un paysage pluraliste normalisé
Publié dans Business News le 04 - 02 - 2013

S'il est une question à propos de laquelle une consistante frange de l'opinion publique et de la fameuse « nokhba » appelée communément l'élite, a bien convenu, c'est le fait que la géographie multipartiste n'obéisse pas aux normes et standards internationaux en matière de démocratie .Et des normes à ce niveau, cela existe bel et bien.
C'est l'après midi du dimanche 3 février 2013 ; il fait curieusement froid et lourd sur Tunis et ses environs .J'entame la rédaction de cette « Tribune » .Au même moment , un peuple désabusé observe impuissant un blocage hilarant de la machine politique , celle-là même qui , en situation de transition ou autre, doit pouvoir insuffler l'Etat-nation (loin des contradictions inhérentes au concept) .Les moteurs continuent de rugir sollicités en surrégime , mais les roues patinent et le «four Wheel drive » s'enfonce davantage dans le mélange vaseux de sable et de boue . Rien de salvateur ne s'annonce encore à l'horizon. Les composants de la carte politique sont ils innocents de cette situation ?
En ce début de l'an trois (3) après la révolution , comme paraissent s'orienter à l'appeler les historiens , seuls détenteurs du brevet et de l'imprimatur pour l'intituler, le flou ne revêt point de nuance artistique .C'est un flou agressif .Il est même aveuglant à certains moments .Tout ça me rappelle un film de Roger Leloup, grand scénariste et dessinateur belge de bandes dessinées connu surtout pour sa série « Yoko Tsuno » .Dans ce film, paroxysme du paradoxe, un despote même pas éclairé s'appelle «Le Prince des lumières », règne sans partage ni conseil sur une contrée lointaine, sorte de comté très peuplé et dont le nom est « Le Pic Des Ténèbres » .Je vous laisse imaginer la suite …Pour ceux qui ne l'ont pas vu! Lugubre …
Qui est quoi sur l'échiquier politique ? Les citoyens sont assommés à coups de discours pompeux .On veut les avoir à ses meetings et on en pêche les voix à l'appât leurre. On aurait même dit que certains aimeraient que ces voix leur soient confiées dès maintenant pour les sauvegarder dans un tunnel de congélation jusqu'aux prochaines élections; des élections dont on ne connaît ni la date ni le type (législatives, municipales ou présidentielles); pis, on ne connait même pas dans quel genre de régime .Certains ne pêchent pas, mais chassent …et pas forcément au lance-pierres.
Le pays réel ne se reconnaît plus dans ces dites institutions légitimes et partis de La constituante, un conglomérat pernicieux .Pour les Tunisiens éclairés et qui ont gardé leur autonomie et libre arbitre car non épatés ni appâtés, mais toujours alertes et en conjonction avec des acteurs de la vie publique et des opérateurs de l'activité économique, il s'agit avant tout de mettre un terme à la coupure entre une classe politique et ceux qu'un ancien locataire de Matignon a appelé «les gens d'en bas», en vue d'endiguer le révolving d'effets pervers qui ont remplacé le discours porteur de programme et véhiculant une stratégie, par ces fameuses petites phrases , sorte de traits ironiques , cinglants, mais ne résolvant rien et devant être pourfendues tous azimuts parce qu'inutiles, factices et trompeuses.
Aujourd'hui, en Tunisie, on voit uniquement la gauche marxiste et les écologistes du PTV qui ont eu, reconnaissons- le, le mérite d'être non avares (dans la limite de leurs modestes moyens) pour ce qui est de défendre leurs choix environnementaux et de développement durable .Mais où est l'autre gauche, qui pourtant dans les démocraties du monde, se fait toujours très présente, carrément voyante. Je parle des partis socialistes non marxisants, ceux de la grande social-démocratie ou les autres de la mouvance libéralo-sociale .On voit aussi chez nous la droite théocratique mais où est l'autre droite ? On la sent comme un peu honteuse de se présenter sous cette casquette et appellation .C'est pourtant la seule formule consacrée.
Tout le monde se dit centriste comme si le centre était un refuge fourre-tout, ouvert en toutes saisons à tous les non détenteurs de projet de société avec en connexion un programme politique, orientations économiques, sociales et culturelles claires .Des programmes vrais « de chez vrai » comme aime à le souligner cette formule dans l'air du temps.
En se configurant comme il se doit, la démocratie ferme les portes d'accès au pervers et fossoyeur phénomène de la démocratie d'opinion .Ce phénomène se base sur le fait que manipulée, parce que non contrebalancée par ailleurs, l'opinion enfante son propre outil destructeur, outil « intelligent » au demeurant. En son temps, Tocqueville, pour qui le phénomène d'égalité est au fondement de la démocratie et porte en germe la dissolution du lien social, avait prévenu du danger de l'anomie .Il avait prévenu contre le fait que les hommes qui vivent dans des sociétés dites démocratiques ne soient attachés par aucun lien les uns aux autres .C'était dans son livre « De la démocratie en Amérique ». Mais revenons plutôt à nos moutons.
Le besoin qu'un certain ordre juste démocratique soit de rigueur en Tunisie est une nécessité vitale et non un luxe que notre pays va se payer .La démocratie multipartiste ne peut se passer de cela .Elle n'y survivrait pas .Cette navigation à vue en pleine tempête parmi les récifs est un acte qui relève du comportement suicidaire .Aucun bateau n'en sortirait indemne et pourtant les chefs de partis s'entêtent à vouloir jouer à la roulette russe .Ce n'est pas ainsi que l'on acquiert une stature qu'on étoffe petit à petit. Mais si la question de stature les concerne presque de façon personnelle, le problème de faire danser à leurs supporters des rythmes endiablés de ZUMBA, cette danse effrénée et immodérée venue tout droit de Colombie avec accessoires et effets et devenue un véritable phénomène de mode en France, est une affaire publique et à propos de laquelle chaque citoyen a le droit de parler, donc entre autres façons d'appréhender, de critiquer et même de fustiger.
Il va donc falloir restaurer puis veiller à entretenir des liens solides entre le pays politique « légitimé » un certain 23 octobre 2011 et le pays réel; cela jusqu'à en façonner un amalgame, un bon amalgame et non celui destiné à créer la confusion et à semer la zizanie .Notre pays mérite ce qu'il y a de mieux pour son développement et pour ses souveraineté et liberté .Je ne le dis pas pour « le fun » mais parce que nombreux sommes ceux et celles qui y croyons .
*Economiste et activiste politique


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