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Bourguibiens, destouriens, RCDistes et azlems : que faire de cette patate chaude ?
Publié dans Business News le 09 - 03 - 2014

Il aurait fallu à peine trois petites années pour que les représentants de l'ancien régime pointent leurs nez et revendiquent, de nouveau et avec insistance, leur part de ce grand gâteau qu'est la Tunisie postrévolutionnaire. Pour cause, ceux qui accaparent le champ politique ont prouvé qu'ils ne sont pas plus méritants, et la révolution même si elle a été faite en partie contre eux, n'a pas été faite non plus par ceux qui en profitent aujourd'hui.
Le remue-ménage observé depuis quelques temps dans le camp des bourguibiens, destouriens, RCDistes, azlems et autres apparentés à l'ancien régime intrigue, irrite, exaspère, inquiète. Les courants d'air d'entrées et de sorties au sein de cette nébuleuse se font remarquer de plus en plus et montrent que, même si les choses ne se sont pas définitivement décantées dans ce camp, ils annoncent néanmoins un retour en force des représentants de l'ancien régime sur la scène politique. Le timing choisi pour ce retour montre qu'ils n'ont rien perdu de leur intelligence politique et de leur sens de la manœuvre. En effet, y a-t-il meilleure période pour occuper de nouveau les devants de la scène que cette période de débâcle d'Ennahdha et de léthargie de l'opposition dans un climat d'insécurité et dans un contexte de morosité économique et sociale extrêmes ?
Encouragés par des sondages d'opinion à qui on a délibérément tordu le coup pour en ressortir les chiffres les plus farfelus pour les uns, par le climat de torpeur généralisée pour les autres et aidés par des médias girouettes comme à l'accoutumée ainsi que par des journalistes au rabais, ces anciens habitués des méandres du pouvoir de Bourguiba puis de Ben Ali se permettent même d'adopter une attitude offensive vis-à-vis de leurs détracteurs. Cela ne manque pas de donner des situations burlesques qui frisent le ridicule parfois. Mais il y a longtemps que le ridicule ne tue plus sous nos cieux, du moins plus depuis que nous avons laissé cette tâche de l'inhumanité à ces hordes remontées des entrailles de l'obscurantisme. Comment expliquer sinon qu'un ancien premier ministre dénonce des opposants pour avoir collaboré avec un régime dont il a été le templier durant une décennie entière.
Leur tour de passe-passe, consiste à nous faire croire qu'il existe des différences substantielles entre les bourguibiens, les destouriens et les RCDistes, les azlems étant équitablement disséminés parmi tous ces groupes belligérants d'apparence. Il n'en est rien en réalité car nous sommes dans un système de vases communicants qui fait peu d'égards aux nuances insignifiantes : les destouriens sont tous des bourguibiens qui ont trahi leur leader en se découvrant des élans novembristes et RCDistes. Rares sont ceux parmi les destouriens qui se sont abstenus de retourner leurs vestes et les bourguibiens les plus convaincus aujourd'hui sont les anciens opposants de Bourguiba. Face à l'hypocrisie de certaines franges destouriennes, la position de l'ancien premier ministre de Ben Ali, Hamed Karoui a le mérite de la clarté. Il est le seul à affirmer qu'il n'existe aucune différence entre destourien et RCDiste. Mais clarté ne rime pas toujours avec droiture et fidélité. Hamed Karoui a été parmi les instigateurs d'une politique systématique qui visait à gommer Bourguiba de la mémoire collective des Tunisiens. Le burlesque tunisien fait qu'il peut réclamer aujourd'hui son appartenance au bourguibisme sans en suffoquer.
Les illuminés qui ont pris la décision de dissoudre le RCD ainsi que les machiavels à deux sous qui ont confisqué la justice transitionnelle pour la réduire à une caisse de compensation des malfrats et une monnaie de change et de chantage doivent nous montrer que faire maintenant avec cette patate chaude que sont les destouriens. Tout en sachant que les destouriens sont, au même titre que les autres, une réalité sociale et politique du pays, ils doivent nous dire comment coudre un habit neuf pour le pays avec des haillons sans que la Tunisie de la révolution ne devienne le pays des gueux.


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