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Je voterai BCE. Voici pourquoi !
Publié dans Business News le 14 - 11 - 2014

Depuis l'accord à l'ANC sur les dates des élections législatives et présidentielle, je n'ai jamais caché à mes amis mon opposition ferme à la candidature de Si El Beji Caïd Essibsi à la présidence de la République. Je n'ai rien contre l'homme que je respecte profondément et que je considère comme ayant été un grand serviteur de l'Etat.
Je l'avais rencontré avec d'autres collègues tunisiens d'Al Jazeera lors de sa visite à Doha en mai 2011, quand il dirigeait le gouvernement de la première transition, et il nous avait alors fortement émus par sa lucidité et sa sincérité.
Toutefois, j'éprouvais un sérieux problème de conscience vis-à-vis de l'avenir de mon pays et de sa jeunesse, car je trouvais inacceptable et absurde qu'un homme proche des 90 ans puisse aspirer à diriger une Nation dont les 2/3 de la population ont moins de 45 ans, et j'avais des doutes que cet homme, qui était en 1957 directeur du cabinet du président Bourguiba et en 1965 ministre de l'Intérieur de la République, puisse répondre en 2015, 60 ans après, aux aspirations des Tunisiens et aux défis pénibles de la Nation.
Par ailleurs, la Tunisie entière n'avait-elle pas plébiscité Zine El Abdine Ben Ali quand il avait accompli son coup d'Etat médical et a mis fin au calvaire de toute une Nation et à la déchéance d'un homme usé par le pouvoir et par le « Arthal El Omor, la déchéance de l'âge» ? Bourguiba n'avait alors que 84 ans en 1987, 4 de moins que si El Beji aujourd'hui !
Et sans jamais mettre en doute les capacités et la compétence de l'homme, Je pensais très sincèrement que l'âge de BCE représente un handicap majeur à ce qu'il puisse assumer ses fonctions extrêmement exigeantes de président de la République avec la détermination et la rigueur requises pour ce poste intransigeant et qui nécessite, dans cette phase tumultueuse et incertaine de notre histoire, une condition physique et un éveil mental à toute épreuve...
Alors ais-je changé d'avis? Oui, et voici pourquoi.
Lors de l'élections présidentielle de 1999, j'étais allé accomplir mon devoir à l'ambassade de Tunisie à Berne et j'avais déposé un bulletin blanc dans l'urne, considéré comme un vote nul lors du dépouillement. C'était pour moi un acte citoyen, une forme de résistance passive à l'hégémonie du régime qui ne m'avait laissé aucun choix à part celui de voter pour M. Ben Ali, car il n'y avait pas d'autre candidat opposé au président en exercice. Ce n'était plus pour moi une élection mais un plébiscite. Depuis, je n'avais plus jamais voté jusqu'aux élections de l'ANC en octobre 2011.
En 2014, c'est une vraie élection présidentielle à laquelle nous allons prendre part. La première de notre histoire. Il y 27 candidats inscrits sur la feuille de vote et nous irons faire notre choix le 23 Novembre en toute liberté. D'ailleurs, depuis des semaines, j'essaie de déterminer mon choix du candidat à qui je pourrais confier ma Tunisie, bouillonnante et chancelante, pour les 5 prochaines années.
Après une étude minutieuse de leur parcours professionnel et politique, je n'ai vu parmi les 27 prétendants, d'ailleurs des gens respectables et que j'admire pour leur témérité, que 2 candidats qui m'inspirent confiance et à qui je pourrais, en mon âme et conscience, confier le destin de ma patrie.
L'un est un ancien haut fonctionnaire international et ministre du président déchu, il a 66 ans et c'est un homme affable, compétent et rassurant qui a toutes les qualités pour faire un bon Président. L'autre est un ancien ministre du fondateur de la République tunisienne, et comme son « mentor », c'est une « bête de la politique », une race d'homme en voie de disparition dans cette Tunisie de l'après révolution. Le profil idéal pour occuper la magistrature suprême. Mais voilà, il aura bientôt 90 ans !
La logique et le bon sens voudraient donc que j'accorde ma voix au premier tour à Si Kamel Morjane, d'autant plus que c'est un serviteur loyal de l'Etat que j'ai connu de près dans les années 90 quand il était ambassadeur de Tunisie auprès des organisations internationales à Genève. D'ailleurs Si kamel reste pour moi le choix du cœur. Je le verrai bien un jour au Palais de Carthage et je n'ai aucun doute qu'il fera honneur à la fonction.
Cependant, la raison et l'intérêt supérieur de la Nation font que je donnerai ma voix dès ce premier tour de la présidentielle à BCE et j'ose espérer que mes compatriotes, qui ont prouvé leur lucidité lors des législatives en faisant un choix clair de société et de régime, lui donneraient une majorité confortable pour être élu dès le premier tour afin d'éviter au pays une deuxième fracture, après celle des élections du 26 Octobre.
Elire BCE aujourd'hui est beaucoup plus qu'un choix, c'est une nécessité, j'ai envie de dire un devoir politique, car après la victoire méritée de Nida Tounes aux législatives, les Tunisiens seraient totalement incohérents et inconséquents avec eux-mêmes de choisir un président de la République qui serait isolé et marginalisé, et passerait son mandat à faire de l'obstruction politique ou à gérer des crises de gouvernances qui pourraient mener le pays à des impasses constitutionnelles.
La Tunisie de 2015 n'est ni mure ni prête pour une cohabitation à la Française ou à l'Américaine. Pour répondre aux défis et aux urgences qu'affronte notre pays, nous avons besoin d'un Président qui travaille en harmonie, en osmose même sur les dossiers complexes de sécurité nationale, avec le Gouvernement et la majorité parlementaire qui le soutient. Ce président ne peut être le garant des choix des Tunisiens s'il ne dispose pas de majorité de gouvernement à l'Assemblée Nationale.
Quant à l'âge de BCE, la règle voudrait qu'un homme de 90 ans soit au crépuscule de sa vie. Je dois reconnaître que j'avais tort sur BCE. L'homme est une exception qui suscite l'admiration. A l'observer, cette campagne législative et présidentielle l'a rajeuni de 30 ans. D'ailleurs, je discutais un jour avec une militante, forte et coriace, de Nidaa Tounes qui, face à mon scepticisme concernant l'âge de son président, m'avait répondu en plaisantant qu'elle allait lui offrir quelques années de sa fraîcheur, de sa force et de sa jeunesse pour compenser son âge avancé.
Je ne sais pas si elle l'a fait, mais je crois très objectivement qu'il n'en avait pas besoin. Ayant suivi de près la campagne législative et présidentielle du candidat BCE, je l'ai trouvé plus frais, plus lucide et en meilleure forme que la plupart des autres candidats… Par ailleurs, BCE n'avait pas tout à fait tort quand il disait qu'il ne s'était présenté à cette élection que parce qu'il n'y avait pas de candidats présidentiables. C'est pourquoi je vote BCE. « Rabbi ychedFik ya si El Beji ! »
*Mahmoud Bouneb était un candidat aux élections législatives sur une liste de l'UPT pour la circonscription Monde arabe et reste du Monde. Il est séquestré au Qatar et privé de sa liberté de le quitter dans le cadre d'une affaire judiciaire controversée.


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