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Jendouba se réveille la tête sous l'eau
Publié dans Business News le 05 - 03 - 2015

La pluie, synonyme de fertilité et d'abondance dans la culture tunisienne, s'est transformée, au fil des inondations, en source d'inquiétude grandissante pour les habitants de Jendouba. Quelques jours de pluie continue peuvent, en effet, être désastreux pour les habitants de la région comme pour son activité agricole. Le problème n'est pas nouveau mais le gouvernement actuel est tenu d'y trouver des solutions, pressé par les sollicitudes de l'opinion publique et celles de certaines formations politiques.
Il y a une semaine environ, la crue de plusieurs cours d'eau avait provoqué d'énormes pertes, notamment à Boussalem. De vastes cultures ont été, ainsi, englouties et plusieurs maisons s'étaient effondrées. Le bilan comporte également des coupures d'électricité, des rues submergées, une ville paralysée ainsi que différents autres dégâts.
Ce n'est pas la première fois que Jendouba subit le débordement de ses oueds, en particulier celui de Medjerda. En 2003, le fleuve est sorti de son lit charriant des millions de mètres cubes d'eau. Cette année-là, la crue a causé de lourds dommages. A la suite de quoi, une étude a été commandée en vue de déterminer les solutions pour protéger les zones à risque d'inondation.
En raison de son coût élevé, cette étude n'a pu être intégralement concrétisée. Il s'agit, essentiellement, de changer le cours du fleuve de Medjerda dans sa partie traversant la délégation de Boussalem. Ce qui permettrait, même en cas de fortes précipitations, de mettre la ville à l'abri. Cependant, une autre partie, moins onéreuse, de cette étude a déjà été exécutée. Celle-ci concerne la construction d'un nouveau village à Rommani.
Un projet ayant profité aux citoyens dont les maisons étaient situées dans des régions basses, qui du fait de leur position géographique sont plus exposées aux eaux. « Environ 12 millions de dinars ont été déboursés pour la réalisation de ces lotissements » indique Mohamed Salah Arfaoui, ministre de l'Equipement.
Pour rassurer les sinistrés et apaiser leur colère, le chef du gouvernement a chargé une équipe ministérielle de visiter les zones touchées par les inondations. Ainsi, une délégation, composée essentiellement des ministres de l'Agriculture, de l'Equipement et des Finances, s'est rendue mercredi 4 mars 2015 à Jendouba. Leur mission consiste, dans un premier temps, à évaluer les dégâts puis définir, en fonction, les mesures d'urgence à prendre. Celles-ci feront l'objet, dans les prochains jours, d'un conseil des ministres.
Le président de la République a tenté, de son côté, de rassurer la population. « L'Etat ne fermera pas les yeux sur cette situation et trouvera les solutions adéquates » a-t-il assuré lors de sa, désormais fameuse, intervention inopinée, hier, à la Radio Nationale. Béji Caïd Essebsi a tenu, par ailleurs, à préciser que les responsabilités sont très partagées et que le problème remonte à bien longtemps. « Cela résulte des accumulations de plusieurs années » lâche-t-il. Et d'ajouter « C'est une situation qui perdure au fil des gouvernements ». Le chef de l'Etat a critiqué, par la même, une partie des habitants de Boussalem : « Les citoyens ayant construit des maisons au bord du fleuve y sont aussi pour quelque chose » a-t-il glissé en passant.

Le problème des inondations ne peut être réglé d'un seul coup, mais de « manière progressive », soutient le président de la République. Un avis que partage le ministre de l'Equipement et de l'Aménagement du Territoire. Celui-ci indique, dans une déclaration à Mosaïque Fm, que des efforts ont été entrepris dans ce sens depuis des années et que le travail est en cours. « Les solutions ont commencé à être apportées depuis 2003. Nous continuerons à en trouver jusqu'à régler définitivement le problème », a-t-il dit.
Ces déclarations ainsi que d'autres données par des officiels ont suscité de vives critiques. Hamma Hammami, porte-parole du Front populaire, s'est indigné contre les propos disant que les habitations au bord du fleuve sont anarchiques et que, par conséquent, leurs propriétaires seraient en partie responsables du malheur qui les a frappés. « Ceux-ci ont obtenu des permis de construire. Ils ont payé jusqu'à 180 DT pour le mètre carré de terrain. C'est quand même inadmissible : Au moment où ils sont affligés de la calamité, on leur fait, aussi, endurer des fausses allégations !» a-t-il dit en substance.
Le leader de gauche n'a pas manqué de critiquer la gestion de la catastrophe, indiquant que les citoyens n'ont pas été prévenus suffisamment à l'avance. Il en est de même pour la sensibilisation, les autorités auraient failli là-dessus selon lui.
Le Front populaire n'est pas le seul membre de l'opposition à s'en prendre à la prestation des autorités. Fayçal Tébini, député du parti la Voix des Agriculteurs, a appelé, lundi lors de son passage à Midi Show, à révoquer le gouverneur. Celui-ci aurait aggravé la situation en occultant à la délégation ministérielle l'ampleur des dégâts. « Il les a amenés voir une petite localité de 16 familles alors que trente mille personnes se retrouvent prises en otage par les eaux dans un autre village » a-t-il expliqué. L'élu accuse, dans le même contexte, le comité régional de lutte contre les catastrophes naturelles de publier des communiqués mensonger. Ce comité aurait annoncé la distribution d'aides (couvertures, denrées…) sans le faire réellement.
En dehors de ce fracas médiatique et des quelques déclarations politiciennes. Des actions concrètes ont été engagées. L'ARP a adopté, ce jeudi 5 mars 2015, un crédit accordé par le Fonds Arabe de Développement servant à financer en partie la construction du barrage supérieur d'Oued Mallegue au Kef. Un deuxième prêt a été aussi approuvé par l'Assemblée. Il s'agit d'une convention signée entre l'agence nippone de coopération internationale et l'Etat tunisien. Ce crédit est destiné à financer des études, acheter des équipements et réaliser des travaux de dragage et d'élargissement du cours du fleuve Medjerda.
Toutes ces mesures ne sont, pour l'instant, que de l'encre sur du papier. Pour l'heure, pas une seule brique n'a été posée dans ces ouvrages. Le projet est encore à l'étape de l'étude. Le passage à la réalisation ne se fera pas de sitôt. En attendant, les habitants de la région pourraient subir de nouvelles inondations.


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