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Les anciens reviennent !
Publié dans Business News le 02 - 12 - 2015

Il y a du changement à l'avenue Habib Bourguiba. Un sang, pas si nouveau que ça, a été injecté dans les rouages du ministère de l'Intérieur. Rafik Chelly a été viré et un directeur général de la sûreté a été nommé. Cette nomination a été accompagnée d'autres à la tête des principales directions générales de l'Intérieur.

Il s'agit majoritairement de visages ayant travaillé sous l'ancien régime. Les vieux routiers de la sécurité sont revenus aux commandes et ils auront la lourde tâche de rétablir la sécurité et de combattre le terrorisme en Tunisie. Autant dire une véritable claque pour tous ceux qui ont gouverné la Tunisie depuis la révolution, période où le terrorisme, entre autres maux, s'est installé en Tunisie.

Une pensée particulière à « monsieur propre », Farhat Rajhi. Aujourd'hui, il milite politiquement aux côtés de Mohamed Abbou au sein d'Attayar. Mais avant ça, il lui est arrivé d'être ministre de l'Intérieur. Et qu'a-t-il fait durant cette période ? Il a renvoyé des dizaines de directeurs du ministère de l'Intérieur et a dissous l'organe chargé de la sûreté de l'Etat, un peu le FBI tunisien.

Mais pourquoi avait-il fait ça ? Parce que la sûreté de l'Etat est en fait la « police politique ». Avec les conseils de sa grande amie qui nous parlait de conteneurs remplis de barbes artificielles, il a pris cette décision et a privé tout un pays de la protection de cet organisme. Il est vrai que ce n'était pas des anges non plus, qu'ils se sont rendus coupables de crimes graves, mais quand on a un doigt gangréné, faut-il couper le bras ?

Bref, les anciens sont de retour et il y a fort à parier que plusieurs bouteilles ont été englouties dans ce grand hôtel du centre-ville pour oublier. En fait, ces gens de l'ancien régime sont craints et ils font peur à beaucoup de personnes. Mais pas pour les raisons que l'on croit.

Farhat Rajhi, après avoir reçu des conseils « avisés », a procédé à ce qu'on a appelé « nettoyage » parce que ces directeurs ne respectaient pas les droits de l'Homme, qu'ils avaient procédé à la surveillance systématique des opposants de l'ancien régime. En fait, leur éviction entre dans le cadre de la construction d'une police républicaine et respectueuse des valeurs universelles. Du moins c'est la version qu'on nous a vendu à l'époque et qui pourrait être réchauffée et ressortie aujourd'hui.

Mais la peur de leur retour aujourd'hui ne tient pas à l'attachement aux droits de l'Homme. La peur vient du fait que ces « anciens » connaissent les opposants et font la différence entre les vrais patriotes et ceux qui se roulaient devant les ambassades étrangères et qui faisaient l'ouverture de toutes les fêtes. Ils font la différence entre ceux qui défendent le pays et son intérêt, à leur manière, et ceux qui prenaient de l'argent des pays étrangers pour « défendre les droits de l'Homme » et « promouvoir le pluralisme ».

Encore une fois, il est utile de rappeler que les directeurs du ministère de l'Intérieur du temps de Ben Ali étaient loin d'être des anges. Mais on a tenté l'expérience de mettre des « anges ». Résultat ? Les chiens du Châambi sont des sportifs qui font de l'exercice, les manifestations de Siliana ont été réprimées à coups de chevrotine dans les yeux et la manifestation du 9 avril 2012 a vu la présence de milices. D'un autre côté, quand on regarde ce qui se passe dans d'autres pays, y compris démocratiques, on se rend compte que les directeurs du renseignement et de la sûreté ne sont pas non plus des anges. Selon une célèbre maxime, quand on combat des loups, il faut des loups.

Il a fallu des dizaines de victimes du terrorisme pour opérer des changements. Il a fallu les attentats du Bardo, de Sousse et de Tunis pour prendre cette direction. La tendance du tout sécuritaire n'est pas sans danger et il faudra rester vigilant au retour de vieux réflexes que l'on est en droit de condamner. Pour l'instant, la priorité est de mettre tout en œuvre pour contrer le terrorisme qui déchire notre pays et qui égorge de pauvres bergers. Peut-être qu'après ça, on se mettra à séparer le bon grain de l'ivraie.


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