Le président de la République, Béji Caïd Essebsi est revenu sur plusieurs dossiers, lors d'une interview accordée à Samah Soula, grand reporter à France 2, concernant, notamment, l'égalité des sexes en Tunisie, la lutte contre le terrorisme et la coopération franco-tunisienne. Le président de la République a affirmé que le mariage d'une Tunisienne avec non-musulman n'est pas d'ordre religieux « Vous savez pourquoi, parce que nous avons une Constitution, et l'article 2 stipule que la Tunisie est un Etat et n'a pas de référentiel religieux, et moi, j'ai l'obligation de respecter la Constitution. En tout cas, nous avons dépassé tout ça ».
Revenant sur la polémique suscitée par sa proposition concernant l'égalité successorale, il a estimé que la Tunisie n'a pas à exporter son modèle, soulignant que la Tunisie comprend beaucoup plus de jeunes que de vieux et que c'est là l'avenir de la Tunisie.
Par ailleurs, il s'est penché sur la question du terrorisme, affirmant que ce fléau ne fait pas partie des traditions de notre pays, encore moins, la lutte contre lui, « Nous restons vigilants quant à l'éventuel retour des terroristes tunisiens des foyers de tension. Certes, nous maîtrisons un peu la situation, cela ne veut pas dire que nous sommes à l'abri des menaces. Le grand problème reste les frontières ouvertes qui ont permis l'entrée des terroristes, bien qu'ils soient des Tunisiens. Dans tous les cas, nous faisons de notre mieux pour gérer la situation ».
Dans un autre contexte le chef de l'Etat s'est penché sur la question de la coopération franco-tunisienne, estimant qu'elle est toujours aussi solide et qu'elle n'a jamais, régressé. « Cela se concrétisera avec la visite prévue du président français vers le début de l'année 2018. Nous examinerons les moyens susceptibles de développer cette coopération. En tout état de cause, la France reste le partenaire numéro 1 de la Tunisie, et personne ne peut le nier ».