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La vacuité programmatique érigée en système de pensée!
Publié dans Business News le 25 - 03 - 2019

Le pays est dans l'impasse. Il y a au moins unanimité sur le constat !
Les gouvernements qui se sont succédé, et ce, en dépit de leur composition, sensibilité, objectifs, d'apparence différente, ont conduit des politiques publiques très similaires. Tous -certes à des degrés divers- n'ont su enrayer les spirales régressives à l'œuvre dans le corps social. De bonne foi, chacun des gouvernements a cru pouvoir inverser les tendances lourdes récessives prenant corps avec la rupture du mode d'organisation et de régulation de la société déchu mais non indistinctement désavoué dans ses choix comme dans ses pratique.

Les processus de délitement de l'administration centrale et des corps constitués (police, justice) mais aussi de dérèglement de tous les mécanismes régissant le fonctionnement économique et social, se sont accentués et amplifiés de proche en proche, et finissant par déboucher sur une crise organique généralisée. « Crise systémique » dit le vocabulaire savant, mais que le sens commun populaire traduit en incapacité des élites dirigeantes à conduire le pays, tantôt dans une version moralisante, tantôt dans une version plus technique. Ces élites sont accusées tour à tour d'être vénales, obsédées par leur propre devenir et acceptant toutes les compromissions ou bien encore totalement incompétentes, ignorantes et incapables de concevoir le chemin de sortie de ce marasme ambiant et généralisé.

Des constats qui se recoupent largement dans l'opinion publique et qui laisseraient supposer qu'un « gouvernement honnête et compétent » réussirait là où les 8 autres ont échoué ! Si cette perception largement partagée découle du bon sens, et constitue en soi une condition nécessaire (dévouement et maitrise des dossiers), elle n'en est pas pour autant une condition suffisante. Tout l'enjeu réside dans ce que nous appelons « Politique » « Le ou La », c'est selon !!!
« Le » politique se définit comme l'exercice du pouvoir dans l'espace de résolution des conflits et d'arbitrage des intérêts divergents, tandis que « La » politique se décline en luttes concurrentielles entre des options rivales d'objectifs hiérarchisés dans le champ des possibles. On comprend mieux à la lumière de ces simples définitions, la confusion qui règne dans la majorité des esprits de nos concitoyens, confusion, il est vrai, savamment entretenue durant des décennies de dépolitisation, et pour qui « Le » et « La » politique se confondent et se réduisent à la lutte d'accès ou du maintien au pouvoir stricto-sensu.

On ne réalise pas encore bien, tous les dégâts qu'a pu occasionner le discours politique récurrent autour de l'indispensable « consensus », de l'indépassable « union nationale ». Une grammaire que les actuelles élites ressassent et réitèrent à satiété et proprement incapables de se départir. A croire qu'il n'y aurait (comme par le passé) qu'une seule voie de sortie possible. A croire qu'il n'y aurait aucune autre alternative viable. Pour preuves, s'il en fallait : L'indigence et la pauvreté de l'imaginaire politique. Aucune vision, aucune direction, aucune hiérarchisation de priorités si ce n'est un chapelet de bonnes intentions ou un ensemble de mesures si nombreuses et si équivalentes en poids que l'on a toutes les peines du monde à y croire et à y adhérer.

Entre le plan Jasmin ou celui de 2016-2020, simples feuilles Excel qui mettent en avant quelques chiffres sous la forme d'équations, dignes d'élèves de 1er année, en guise de projet pour le pays ou bien encore les 18 lois de finances (initiales et complémentaires) qui répertorient à chaque fois, plus d'une dizaine de priorités, mais également en passant par l'accord de Carthage qui recense pas moins de 62 mesures d'urgence…On comprend pourquoi le trouble s'installe, le désarroi prend racine, et le réflexe du sauve-qui-peut s'impose.

Comble de déconvenue (le pays continuant à s'enfoncer) et de désespérance (les solutions ne sont pas les bonnes), il est peu probable que la campagne électorale qui s'ouvre offre une véritable confrontation de programmes, -si ce n'est celui, -en creux et peu visible-, mais largement partagé, dicté par le FMI et ses affidés. TINA : There Is No Alternative » vont dire en cœur les libéraux de tous bords, les adeptes du centre consensuel, les socio-démocrates bon teint. Restaurer « les grands équilibres » comme seul horizon possible risque fort d'être incompris et se traduire une fois de plus par une désaffection croissante…

* Hadi Sraieb, Docteur d'Etat en économie du développement


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