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Festival international de Hammamet : « La Porte aux étoiles » du théâtre Phou la dimension céleste
Publié dans Info Tunisie le 26 - 07 - 2008

C'est à la fois curieux et intrigués que les spectateurs ont découvert « La porte aux étoiles », une nouvelle production du théâtre phou. En fait, une « performance multidisciplinaire et déambulatoire » pour le moins originale.
Représentée du 11 au 16 juillet au centre culturel international, cette création de Hammamet 2008 est mise en scène par Raja Ben Ammar. Déambulations.
Pendant six jours une cinquantaine de spectateurs ont été conviés à une « Promenade théâtrale dans les jardins de « Dar Sébastien ».
Une déambulation proposée par Raja Ben Ammar et exécutée par une équipe artistique et technique de 50 personnes dont 19 comédiens et danseurs, neuf musiciens, cinq sculpteurs et installateurs, un plasticien deux acrobates de l'école nationale du cirque, un cheval, un dresseur et sa cavalière, quatre techniciens et quatre passeurs.
Les passeurs ici nous renvoyant à la mythologie grecque où la vie et la mort étant séparées par un fleuve, le rôle des passeurs consistant à faire passer les hommes d'une rive à l'autre de ces deux mondes.
Or, justement ce sont ces passeurs qui, dans « La porte aux étoiles » accueillent, au crépuscule à la tombée, les spectateurs intrigués par l'atmosphère mystérieuse qui les enveloppe dès qu'ils pénètrent par l'une des grandes portes du centre culturel de Hammamet.
C'est que l'obscurité y régne avant qu'enfin l'allée où ils se trouvent soit soudainement illuminée par un éclair : la déambulation commence.
D'emblée « les promeneurs » sont transportés dans un autre monde, et on se retrouve dans une autre dimension. Une dimension céleste où l'étoile du nord brille dans le ciel et permet aux spectateurs de s'engouffrer par cette brèche pour effectuer un voyage dans le temps et dans l'espace. Un ange passe et déploie ses ailes.
A peine le parcours déambulatoire entamé que du fond d'un puits montent des cris implorants d'une jeune fille exprimant le désir ardent de retrouver l'antre maternel. C'est le refus d'exister, de vive hors du paisible cocon maternel…
En arrivant à Dar Sébastien les spectateurs découvrent une nymphe installée sur un toit enveloppé dans un ample costume tout en voiles poussant une longue et déchirante complainte. La promenade mystérieuse se poursuit sous « la férule » des passeurs, tous de noir vétus, muets car la bouche « Scotchée »…
Une fois à l'intérieur des multiples pièces de Dar Sébastien le mystère s'épaissit : des morts vivants, un corps de femme inerte baignant dans l'eau rouge sang d'une baignoire, un homme pendu avec une corde , une femme touillant une sauce dans une marmite chauffante sur un gaz… les odeurs du met en préparation se répandent dans la pièce. Odeurs vite remplacées par celle d'un mannequin en cire qui brûle sur les flammes d'un feu intense au côté duquel se tient un personnage chapé de noir renvoyant au temps de l'inquisition à l'époque du moyen âge. L'enfer.
Le parcours est de plus en plus ardu, truffé d'obstacles, de cadavres, de monstres et l'on entend monter des cris de souffrances, des chuchotements, des ébats amoureux, des rires hystériques.
Et c'est aux rythmes d'un « Mezoued » que l'une des pièces du marabout enfoui dans les jardins touffus du centre révèle son secret : à l'intérieur y sont déposées une multitude « de poupées » alors que sur un écran de télévision une main écrit : « il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark » Shakespeare.
A la sortie sur le parvis de la « Zaouïa » deux danseuses esquissent des danses tantôt populaires tantôt orientales.
Le parcours céleste s'achève au pied du théâtre du centre dans un cercle de lumière où se tient debout accoudé à un piano une chanteuse de Blues.
C'est Alia Sellami qui interprète des airs entraînants et romantiques. Lui faisant face, réunis en cercle, tous les protagonistes du spectacle l'ont rejointe et marquent la mesure par des claquements des doigts et de mains, façon « West Side Story ».
Les spectateurs s'y mettent à leur tour… La porte aux étoiles s'est ainsi, ouverte, sur les horreurs d'un monde fou, dur, inclément, impitoyable, violent, macabre, exécrable où pullulent des monstres, des Zombies, des morts vivants, pour se refermer, enfin, sur une note d'espoir : l'air allègre et pétillant d'un morceau de blues.
En fait dans cette performance multidisciplinaire et déambulatoire Raja Ben Ammar nous invités à nous pencher sur l'état du monde dans le but de provoquer notre éveil.
Truffée de références universelles en tous genres (littéraires, théâtrales, cinématographiques, picturales, musicales, etc) « La porte aux étoiles » est multidisciplinaire parce que justement elle fait appel à plusieurs arts : le théâtre, la musique (prise en charge par Alia sellami) la sculpture et l'art de l'installation (abdelaziz Belguaeïd) la danse (choégraphie de Khira Oudeïdallah).
Bref, le spectacle de 75 mn, assez original, fond et forme confondus, n'a pas laissé indifférent, il a intrigué et poussé les spectateurs au questionnement et à la réflexion tout en leur faisant découvrir une autre manière de monter une création théâtrale. Certes qui existe depuis les décennies ailleurs, mais assez nouvelle sous nos cieux.


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