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Perspectives économiques mondiales 2009 pour la région MENA
Publié dans Investir En Tunisie le 15 - 01 - 2009

La banque mondiale a effectué en décembre 2008 une étude sur les perspectives économiques mondiales en 2009 pour la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. Cette étude relève les plus importantes répercussions négatives et positives sur la région MENA suite aux développements remarqués ces trois dernières années sur les marchés mondiaux des matières premières.
Nous tenons à rappeler que les chiffres et pourcentages fournis tout au long de cette étude son relatifs au mois de décembre.
Voici l'intégralité de l'étude
(World Bank, Décembre 2008) - Les développements de ces trois dernières années, et en particulier en 2008, sur les marchés mondiaux des matières premières ont eu des répercussions négatives sur la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA). La région a enregistré des fluctuations importantes en termes d'échange, de positions de ses comptes courants et de ses besoins en financement externe.
Même si ces changements ont eu lieu pendant une période de détérioration de la croissance externe et du financement international, le PIB de la région a tenu le coup en 2008 et le rythme de croissance du PIB des pays en développement de la région est demeuré inchangé en 2008 par rapport à la solide croissance de 5,8% enregistrée en 2007.
Les perspectives pour l'année à venir sont cependant peu prometteuses étant donné le ralentissement économique mondial et la crise financière qui nuiront à la croissance de la région MENA où la croissance du PIB devrait ralentir pour s'établir à 3,9% en 2009. Avec la baisse marquée de la demande mondiale en pétrole, toute décision prise par les exportateurs de pétrole visant à limiter la production de manière à obtenir des prix "planchers" aura un rôle déterminant dans la croissance future de ces pays.
Une reprise en 2010, rendue possible par une résolution rapide de la crise financière dans les pays à revenu élevé et une reprise modérée de la croissance dans les pays de l'OCDE, permettrait au PIB de la région de remonter à 5,2% grâce notamment à un retour à 5,7% de la croissance des économies diversifiées de la région.
Répercussions des fluctuations des prix des matières premières dans la région MENA
Ces dernières années, la région a subi des changements en dents de scie liés aux prix mondiaux des matières premières : une hausse graduelle puis une flambée des prix du pétrole brut, des produits alimentaires (en particulier des céréales) et des matériaux bruts de 2005 à la mi 2008, avant la fin abrupte de la bulle au cours de la deuxième moitié de 2008. Pendant la période haussière, les pays en développement exportateurs de pétrole comme l'Algérie, l'Egypte (même si son économie est davantage diversifiée), l'Iran, la Syrie et le Yémen, ont réalisé des revenus additionnels de l'ordre de 82 milliards de dollars entre 2003 et 2007, les recettes ayant totalisé 130 milliards de dollars en 2007.
Alors que les revenus tirés du pétrole de ces pays ont encore augmenté de 50% au cours de la première partie de 2008 pour atteindre près de 200 milliards de dollars, les effets de la crise économique et l'anticipation d'une croissance mondiale beaucoup plus lente ont fait chuter les prix du pétrole de près de 150 dollars le baril au début de juin à environ 65 dollars le baril à la fin octobre 2008. Par conséquent, les exportateurs de pétrole de la région enregistrent une baisse soudaine de leurs recettes provenant des hydrocarbures, de leurs termes de l'échange et de leurs positions de surplus, des phénomènes qui seront encore plus marqués en 2009.
La reprise prévue en 2010 pour la région dépend d'un redressement des exportations et d'une légère augmentation de l'investissement. Or, elle dépend surtout d'une hausse de 1,8 point de pourcentage des dépenses des ménages qui ramènerait le taux annuel à 6%, au fur et à mesure que la flambée précédente des prix des matières premières et de l'inflation des prix à la consommation s'estompera de manière à permettre une stabilisation graduelle des prix et un regain du pouvoir d'achat des consommateurs.
Le surplus du compte courant de la région dans son ensemble devrait continuer de diminuer à environ 4% du PIB, donnant naissance à un nouvel ensemble de « conditions initiales » qui sont susceptibles d'entraîner des développements au cours de la prochaine décennie.
Les effets de la crise financière rendent certains pays encore plus vulnérables
À ce jour, les effets directs de la crise financière ressentis par la plupart des économies en développement de la région ont été relativement modérés puisque les banques et les sociétés d'investissements du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord n'avaient pas investi massivement dans les titres adossés à des créances hypothécaires à risques (« subprime »).
Toutefois, les effets indirects de la crise se font de plus en plus sentir : les écarts de taux des obligations d'Etat augmentent et les marchés boursiers enregistrent d'importants replis. Les afflux bruts de capitaux vers les pays de la région sont également en baisse et devraient encore diminuer davantage. Les prêts bancaires ont fortement augmenté, passant de 4 à 14 milliards de dollars de janvier à août 2008 par rapport à la même période de l'année précédente, ce qui a contrebalancé une baisse de près des deux tiers des émissions d'obligations et d'action au cours de cette période. Cependant, une baisse des afflux de capitaux est probable pour 2009.
La flambée des prix mondiaux des produits alimentaires et des céréales fourragères (une hausse de plus de 50% au cours de la première moitié de 2008) et la forte hausse des prix du pétrole brut (une hausse moyenne de 42% pour l'année), jumelés à une surchauffe de la demande domestique dans plusieurs économies notamment en Egypte, en Iran et dans un certain nombre des pays du CCG, ont entraîné une forte hausse de l'inflation des prix à la consommation dans la région MENA.
L'inflation demeure un des principaux défis pour la région
L'utilisation massive de subventions du carburant et des produits alimentaires permet de limiter les pressions inflationnistes, mais elle implique des coûts budgétaires élevés. De telles mesures réduisent non seulement la capacité budgétaire des pays à faire face à d'autres priorités, elles ont également tendance à être inefficaces pour réduire la pauvreté. De même, les pays qui ont réagi aux prix élevés des produits alimentaires en relevant les salaires de certains groupes pour aider à atténuer l'impact de la crise sur les conditions de vie sont désormais aux prises avec des effets inflationnistes.


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