Au lendemain de la révolution, « Les Ciments de Bizerte » ont été, à l'instar de nombreuses entreprises industrielles, confrontés à des difficultés autant conjoncturelles que structurelles. La direction générale a réussi à concevoir et à mettre en œuvre un plan de redressement interne et de relance visant à franchir ce cap difficile. En 2013, la société a connu des périodes de décélération dues à des arrêts de production pour entretien de ses équipements, comme elle a connu des mouvements de grève qui ont affecté le rythme de la production et des ventes. A cause de cela, l'entreprise a enregistré des problèmes au niveau des ventes locales qui ont accusé une baisse significative bien qu'elle ait réalisé une évolution de plus de 100% au niveau des ventes à l'export. La production de clinker, quant à elle, a enregistré une baisse de plus de 40 mille tonnes due essentiellement à l'arrêt annuel et surtout à l'arrêt définitif du four 1 et à la vétusté de certains équipements. Un Programme de mise à niveau a été, de ce fait, mis en œuvre qui sera achevé fin 2013. Des investissements colossaux ont ainsi été mobilisés pour la réalisation de ce PMN dont les travaux de génie civil ont atteint les 70%. En outre, l'entreprise œuvre à baisser son taux d'endettement. Parallèlement à ces mesures, « les Ciments de Bizerte » ont démarré, en septembre 2011, un projet de construction d'une nouvelle unité de production, d'un coût de 141 MD, dont la mise en service est prévue pour janvier 2014. Cette nouvelle unité permettra de porter la production à 1,35 millions de tonnes/an en 2014, contre 500 mille tonnes actuellement. Signalons que l'entreprise a engagé depuis 2009 une opération de restructuration à travers l'ouverture de son capital et l'introduction de 20% de ses titres en bourse, en vue du financement de son projet d'augmentation de 50%de capacité de production. « Les Ciments de Bizerte » réalisent ainsi des investissements de l'ordre de 250MD pour la période 2011-2014. M. Bellakhal