Pas de communication institutionnelle, ni de promotion de l'événement, une sélection dont on ne sait rien encore, qu'est-ce qu'on attend pour réagir? A-t-on l'impression qu'il y a un événement grandiose en Tunisie qui s'appelle Afrobasket dans un peu plus que deux mois? Franchement, non. Hélas ! On ne parle pas du tout de cet événement, les Tunisiens n'en sont pas conscients. Ce n'est pas de leur faute avec cette déferlante d'événements politiques qui animent la scène: ce n'est pas non plus la faute aux médias tunisiens qui ont toujours soutenu le basket et la sélection. C'est la faute au comité d'organisation qui communique mal, très mal autour de cet événement. Voilà plus de deux mois qu'on a écrit sur ce comité d'organisation hybride et où il y a peu de spécialistes et de connaisseurs en basket et beaucoup d'intrus. On a dit que c'est un comité tissé sur mesure et sans avoir l'idée de bien promouvoir l'événement et de préparer l'opinion sportive à la vivre. Deux mois de passés, et rien ne s'est produit. On n'a aucune action de communication institutionnelle, aucune action de promotion, aucune approche médias ni sponsors (deux gros sponsors ont débloqué de gros montants, mais les supports et les événements relatifs à l'événement n'existent pas encore). On n'a pas aussi une idée sur ce que vit la sélection, ce qu'elle prépare en dépit de ce petit point de presse tenu. Le public du basket n'a pas encore le «feeling» vis-à-vis de la sélection, tellement elle est absente et discrète. Il y aura ces stages non-stop à l'étranger et on ne verra pas le sélectionneur national (qui se fait très discret cette saison) et ses joueurs souvent. Cette distance, cette communication défaillante ne peuvent pas servir l'événement, ni aussi la sélection. Actions offensives Le comité d'organisation est préoccupé plus par la gestion opérationnelle, par la coordination entre des commissions mal composées dès le départ, que par le chapitre communication. Et quand on communique autour d'un événement aussi important que l'Afrobasket, ce n'est pas tenir un point de presse tous les trois mois pour parler de tout et de rien. Deux mois seulement nous séparent du jour J, et vous n'avez pas l'impression que le pays tient un grand tournoi sportif en basket. Circulez sur le grand-Tunis, à Nabeul, n'importe où, vous ne trouverez pas des affiches ou n'importe quel support qui renvoie sur l'Afrobasket. Nous sommes en retard, d'autant que les retombées financières d'un évènement pareil dépendent de sa visibilité et au «buzz» créé autour de lui. Les sponsors aussi sont très intéressés par la communication, car ça leur permet de faire le bilan de leurs actions de sponsoring. Que faire alors? Il faut tout simplement bouger car nous sommes en retard. Pourtant, le basket est si populaire en Tunisie. Il faut juste impliquer les compétences en communication. On demandera à Hassan Zargouni, président du comité d'organisation présent partout sur les plateaux télé pour parler du pétrole, des grèves, de la politique, du ST, de la culture, des sondages d'opinion, de s'intéresser un peu au basket et à ce championnat d'Afrique et de faire son travail. On le répète pour la énième fois, on joue gros en ce championnat d'Afrique. Ça va être la dernière apparition de plusieurs joueurs qui vont tout faire pour rafler un second titre, pour nous faire oublier la débâcle de 2013. Tant que la sélection et l'Afrobasket sont si discrets, et tant que les organisateurs sont, en bonne partie, en hibernation, on restera sur note faim. Bougez, SVP.