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Il était une fois deux grands criminels
Chronique du temps qui passe
Publié dans La Presse de Tunisie le 07 - 07 - 2015


Par Hmida Ben Romdhane
Par un mélange explosif d'incompétence, de fanatisme et de messianisme, Bush et Blair avaient ouvert la voie à un fléau qui allait s'étendre comme une traînée de poudre aux cinq continents et menacer comme jamais auparavant les 193 pays membres de l'ONU
Il y a dix ans jour pour jour, le 7 juillet 2005, Londres était frappé par une série d'attentats-suicide qui ont visé les transports publics. Ce jour-là vers 9 heures du matin, trois kamikazes se font exploser, en l'espace de 50 secondes, dans trois rames de métro. Une demi-heure plus tard, un quatrième kamikaze se fait exploser dans un autobus. L'attaque se solde par 52 morts et 700 blessés.
Une décennie plus tard, le 26 juin 2015, un attentat terroriste perpétré à Sousse fait 38 morts parmi les touristes ; la majorité des victimes sont des sujets de Sa Très Gracieuse Majesté. Il n'en faut pas plus pour convaincre les Britanniques que leur pays est en tête de liste des pays visés par le terrorisme islamiste.
Au lendemain du crime terroriste de Sousse, le Premier ministre britannique, David Cameron, a exprimé le sentiment général qui prévaut chez ses concitoyens. Pour lui, comme pour beaucoup de Britanniques, la Grande-Bretagne fait face à «une menace existentielle». Sous l'effet de l'émotion, de la révolte et de la colère engendrées par l'assassinat de sang froid d'une trentaine de ses concitoyens sur une plage tunisienne, il est allé jusqu'à imaginer qu'un pays aussi puissant que la Grande-Bretagne puisse être menacé dans son existence par des groupes de terroristes-assassins armés de Kalachnikovs, de ceintures d'explosifs ou conduisant des voitures bourrées d'explosifs.
Si de petits pays comme la Libye, la Syrie ou la Tunisie peuvent être effectivement menacés dans leur existence par cette peste des temps modernes, ce n'est sûrement pas le cas de la Grande-Bretagne qui a les moyens de sa puissance et est en mesure de protéger son existence en tant qu'Etat institutionnel, démocratique et prospère.
Mais si l'Etat britannique est en mesure de protéger l'existence et la pérennité du pays, il est loin d'être capable d'assurer la pleine sécurité à tous les citoyens, comme l'ont démontré de manière dramatique les attentats du 7 juillet 2005 et du 26 juin 2015.
Il va sans dire que cette vulnérabilité au terrorisme n'est pas une particularité britannique. Vu l'état de la planète, on peut dire que la vulnérabilité au terrorisme est devenue aujourd'hui une caractéristique mondiale. En d'autres termes, aucun pays au monde n'est aujourd'hui à l'abri de la menace terroriste qui prend des proportions planétaires.
La Grande-Bretagne assume-t-elle une responsabilité dans cette vulnérabilité du monde à la menace terroriste. Sans doute, et cette responsabilité vient même en seconde position après celle des Etats-Unis d'Amérique.
Revenons un peu en arrière, plus précisément en 2002, l'année de tous les dangers. Tout au long de cette année, le tandem Bush-Blair a leurré, bluffé, menti et falsifié la réalité dans le but d'intervenir en Irak et de détruire le régime irakien. Le cheval de bataille de ce tandem infernal à l'époque était ... la lutte contre le terrorisme.
Une extraordinaire machine médiatique était mise en branle à l'époque pour convaincre le monde que l'Irak soutenait le terrorisme mondial et que le couple Bush-Blair, en se préparant à détruire le régime irakien, était en train de défendre la paix dans le monde. On prétendait alors qu'en mettant Saddam et son régime hors d'état de nuire, on asséchait les sources du terrorisme et on préparait la planète à des lendemains qui chantent.
Aujourd'hui, on a assez de recul pour tirer au moins deux conclusions indubitables. La première conclusion est que Bush-Blair s'étaient comportés en fossoyeurs de la paix mondiale, et à ce titre, ils occupent une place de choix dans la liste des grands criminels de l'histoire.
La deuxième conclusion est que, loin de soutenir le terrorisme, Saddam Hussein et son régime, en dépit de leurs immenses défauts et des grandes erreurs commises, constituaient un véritable barrage contre ce fléau. En 2002, Bush et Blair répétaient ad nauseum que le régime de Saddam constituait la plus grande menace pour la paix mondiale. Des dizaines de milliers d'attentats et des millions de morts et de déplacés plus tard, tout le monde sait aujourd'hui qu'à travers leurs dirigeants incompétents et irresponsables, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne assument une responsabilité fondamentale dans l'anarchie destructrice qui sévit aujourd'hui dans plusieurs régions du monde. Ces deux pays assument une immense responsabilité politique et morale dans le spectacle cauchemardesque que le monde donne actuellement de lui-même.
Aujourd'hui, les Britanniques commémorent les attentats du 7 juillet 2005 et du 26 juin 2015. Des milliers défileront à Hyde Park et assisteront à un service religieux à la Cathédrale Sain Paul. Ce défilé rappelle un autre beaucoup plus grand, celui du 15 février 2003 où 10 millions de personnes avaient défilé simultanément dans plusieurs villes du monde, dont un million à Londres, pour protester contre la guerre imminente que Bush et Blair se préparaient à déclencher contre l'Irak.
Cette immense mobilisation internationale n'avait pas réussi à empêcher la guerre anglo-américaine contre un pays sur les genoux et un peuple à bout de souffle. Les manifestations géantes du 15 février n'avaient pu empêcher le coup de pioche fatal asséné par le tandem Bush-Blair aux fondations de la paix mondiale.
Par un mélange explosif d'incompétence, de fanatisme et de messianisme, Bush et Blair avaient ouvert la voie à un fléau qui allait s'étendre comme une traînée de poudre aux cinq continents et menacer comme jamais auparavant les 193 pays membres de l'ONU.


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