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Les plus grands perdants
Chronique du temps qui passe
Publié dans La Presse de Tunisie le 05 - 09 - 2015


Par Hmida Ben ROMDHANE
Le grand perdant de l'anarchie qui, depuis près de cinq ans met le monde arabe à feu et à sang, est incontestablement le peuple palestinien. L'émergence d'une force terroriste extraordinaire, avec des moyens militaires et financiers qui dépassent ceux de certains Etats, constitue une menace pour plusieurs pays arabes dont l'unique priorité est de chercher à se prémunir contre un tel danger, afin d'éviter le sort dramatique de la Syrie et de l'Irak où Daech, tel un cancer, tente de métastaser.
Dans un tel contexte, quel pays, quel dirigeant, quel parti politique dans le monde arabe a le temps, le loisir ou le désir de se pencher sur la cause palestinienne. C'est dans ce sens que l'on peut dire en toute objectivité que le plus grand perdant de l'anarchie destructrice qui s'est emparée du monde arabe est le peuple palestinien.
Certes, on peut estimer que, comparé aux sorts des Syriens, des Irakiens, des Libyens ou des Yéménites, le sort des Palestiniens de la Cisjordanie sur les plans économique et sécuritaire est nettement mieux, en dépit des exactions quotidiennes de l'armée israélienne et des colons. Seulement, ce « mieux » ne veut pas dire grand-chose pour les Palestiniens. Pour eux, les Irakiens, les Syriens et les Libyens ont un pays dont les frontières sont connues et reconnues, et que dès la fin de la guerre et la destruction inéluctable de Daech, ils reconstruiront leur pays et reprendront une vie normale. Cette lueur d'espoir, présente dans les horizons des pays arabes en guerre, est dramatiquement absente dans l'horizon de la Cisjordanie, sans parler de la bande de Gaza qui, d'après l'Agence de développement des Nations Unies, serait tout simplement inhabitable dans cinq ans, c'est-à-dire d'ici à 2020...
Le plus grand perdant des drames qui secouent le monde arabe est incontestablement le peuple palestinien, forcé à vivre en huis-clos avec l'armée israélienne et les colons qu'elle protège. Les plus grands perdants sont les Palestiniens qui, quotidiennement, assistent impuissants au « vol à main armée» de leurs terres.
En fait, les Palestiniens n'ont pas attendu la crise sans précédent du monde arabe pour se faire « auréoler » du statut de grands perdants. Sans doute, les conditions internationales n'ont pratiquement jamais été favorables pour ce peuple qui, pendant des décennies, observe impuissant ses intérêts partir en fumée par l'alliance stratégique entre Israël et les Etats-Unis, dans laquelle le militarisme israélien puise sa force et son impunité.
Mais il y a une autre raison qui explique pourquoi les Palestiniens traînent le privilège douteux de grands perdants : leur division. Rien ne sert de nier que depuis l'émergence des mouvements de la résistance palestinienne contre le militarisme expansionniste d'Israël, l'unité palestinienne a toujours été la grande absente. Cette désunion est telle qu'il n'est pas certain que l'énergie déployée par les Palestiniens pour lutter contre l'occupant israélien est plus grande que celle gaspillée dans les guerres et les déchirements inter-Palestiniens.
L'apogée de cette désunion déchirante a été atteinte il y a plus de huit ans, en 2007, quand le Mouvement islamiste Hamas s'empara du pouvoir dans la bande de Gaza. Il est vrai que les chefs islamistes ont été élus démocratiquement. Mais en dépit de leur incapacité congénitale d'assurer les conditions minimales d'existence pour le peuple de Gaza, ils continuent de s'accrocher pathologiquement au pouvoir.
En huit ans de pouvoir, on ne compte plus le nombre de guerres et les tonnes de bombes déversées sur Gaza, sans parler des effets catastrophiques sur la population du blocus imposé par Israël. Si, comme l'a annoncé l'ONU, cette bande de terre maudite sera « inhabitable » en 2020, le « mérite » revient à Israël bien sûr, mais aussi aux gens du Hamas, à leur fanatisme aveugle et à leur attachement pathologique à un pouvoir dont ils ont fait le pire des usages.
Mais la folie du Hamas ne s'arrête pas là. Après avoir contribué à rendre Gaza pratiquement inhabitable, après huit ans d'amateurisme politique désastreux, les chefs du Hamas croient maintenant que le temps est arrivé d'entamer ders négociations indirectes avec Israël. Et avec quel intermédiaire ? Le sinistrement célèbre, Tony Blair.
En effet, l'ancien Premier ministre britannique multiplie les rencontres dans la capitale du Qatar avec les chefs du Hamas, dont Khaled Meshâal. Tout d'abord, ses positions pro-israéliennes et anti-palestiniennes, durant son règne à Londres, le disqualifient pour jouer les intermédiaires. Mais passe encore si ce n'était que ça. Le drame est que les gens du Hamas s'assoient, discutent et négocient avec l'un des principaux responsables de la catastrophe de proportions bibliques que vivent les centaines de millions d'Arabes aujourd'hui.
Est-il normal que celui qui a échoué lamentablement dans son rôle d'émissaire du quartet au Proche-Orient soit choisi pour une autre mission de paix ?! Pire encore, est-il normal que celui qui assume une responsabilité de premier ordre dans la destruction de l'Irak et dans l'expansion de l'anarchie et des guerres dans le monde arabe soit chargé de jouer le rôle d'honnête intermédiaire et de missionnaire de la paix ?!
Celui avec qui Hamas négocie à Doha est l'un des deux plus grands criminels de guerre de ce début de siècle et de millénaire, l'autre étant son ami George W. Bush. Dans un monde juste, ces deux criminels devraient être traînés en justice plutôt que de jouir d'une retraite dorée au Texas ou de se déguiser en honnête courtier et de feindre un amour pour la paix.


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