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Soumission
Ici-Bas
Publié dans La Presse de Tunisie le 01 - 10 - 2015


Par Abdelhamid Gmati
Les femmes tunisiennes subissent des violences répétées. Selon une enquête récente de l'Institut national démocratique pour les affaires internationales (NDI) en Tunisie, 88.6% des femmes participante ont révélé avoir subi des agressions dans des lieux publics et 4.8% dans le milieu du travail. 80% de ces femmes disent avoir subi des violences psychologiques et verbales, 40% des violences physiques, 19.4% des pressions économiques, 10.3% sociales et 3.1 sexuelles. Cela, on le constate dans la rue, où une préoccupation particulière porte sur l'habillement des femmes, certaines interpellées vulgairement sur leur tenue moderne, d'autres amenées à porter le hijab, voire le niqab, même si, parfois, elles expriment leur désaccord en s'affublant d'un voile, mais en portant des tenues suggestives. Cette obsession de soumettre la femme s'est développée depuis que les islamistes ont pignon sur rue. Mais il faut croire que cela ne s'arrête pas à la femme.
Le bras de fer qui oppose l'Utica et l'Ugtt, et qui s'est exacerbé cette dernière semaine, obéit à cette obsession. Les syndicalistes sont les premiers à avoir adopté le langage vindicatif. D'abord, avec les instituteurs qui veulent coûte que coûte imposer leurs revendications au ministère de l'Education nationale. «Si vous n‘accordez pas des promotions à tous les instituteurs (y compris les cancres et les absentéistes) jusqu'à 2019, nous déclenchons la grève». Peu importe que les centaines de milliers d'élèves soient pris en otage et que leur avenir soit handicapé. Pourvu que les syndicats, soumettent le gouvernement à leurs desiderata. Le gouvernement, lui, clame que les caisses de l'Etat sont vides, que la situation économique du pays est plus que déplorable, mais... il cède. Depuis une semaine, c'est l'Utica qui est prise pour cible : «Si vous n'accordez pas d'augmentations de salaires, nous déclenchons une grève générale». Là aussi, peu importe que le pays soit immobilisé, pourvu que la centrale syndicale soumette les chefs d'entreprises privées. De son côté, la centrale patronale affirme, par le biais du président de sa commission des affaires économiques, Nafaâ Ennaifer, que «le taux des licenciements économiques et de mise des salariés en chômage technique a augmenté, (96% en 2015) par rapport à 2014», et que «le nombre des entreprises ayant fermé leurs portes sans préavis a grimpé de 41, en 2014, à 65, en 2015».
Les partis politiques ne sont pas en reste. Particulièrement ceux qui ont été battus, voire balayés, aux dernières élections. N'ayant plus voix au chapitre, ils en ont appelé à la rue. Même l'ex-président provisoire, Moncef Marzouki, avait appelé à manifester le 12 septembre dernier.
Avec le résultat déplorable que l'on connaît. Ce qui a fait dire au député Mehdi Ben Gharbia, qu'«on ne peut pas remettre en cause les résultats des élections par la rue». Peu importe, les tentatives continuent. La dernière en date émane de Moncef Marzouki, qui se propose d'animer une émission sur la chaîne d'information égyptienne pro-islamiste, financée en partie par les Frères musulmans, El-Sharq TV, pour dire ce qu'il pense du «Printemps arabe» et préparer «La seconde vague».
Comprendre une nouvelle révolution, qui, bien entendu, le ramènerait au pouvoir. De leur côté, les partis de la coalition au pouvoir préparent, chacun de son côté, leurs congrès. Des assises, qualifiées de déterminantes, sur fond de critiques au gouvernement dont ils font partie et de luttes internes. Les enjeux sont simples : comment avoir plus de pouvoir et soumettre les autres à ses desiderata.
Entre temps, les partisans, les électeurs et la population sont mécontents. Selon plusieurs sondages et études réalisés ces dernières semaines, 65.2% des sondés ne font pas confiance aux partis politiques contre 30%, et les jeunes, parmi eux, sont convaincus que les politiciens ne sont pas capables de changer la situation et leurs avenirs. D'un autre côté, 48.6% des sondés ont indiqué qu'ils n'ont plus confiance aux syndicats contre 45.7% qui font confiance aux structures syndicales.
A bon entendeur, salut !


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