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Dans le monde de la Fifa, les Etats n'existent pas...
Crise politico-sportive
Publié dans La Presse de Tunisie le 10 - 11 - 2015

L'institution et son ancien président, Sepp Blatter, ont théorisé la subordination du pouvoir politique des Etats à la cause supérieure du football
Le football, sport numéro un et ses compétitions à enjeux grandissimes, ne peut être laissé au pouvoir d'un seul homme et d'une seule direction. Dans la crise politico-sportive qui a secoué ces derniers temps le paysage sportif tunisien, il serait indispensable de tirer les enseignements de cette injustice soulignée par le fait de considérer la fédération comme étant sous tutelle exclusive de la Fifa. Cela nous inspire beaucoup d'inquiétude, notamment sur la façon dont le football est dirigé.
Il n'est pas question ici d'instruire le procès généralisé du système mondial, qui, à travers certaines réglementations de la Fifa, a réalisé d'indiscutables progrès, mais c'est le devoir de pointer ce que nous considérons comme des erreurs, des manquements ou des dérives. Quand le pouvoir politique se mêle de sport, qu'il soit légalement dans son rôle ou pas, qu'il soit démocratiquement constitué ou pas, la Fifa hurle à l'ingérence. Il n'y a pas pire dérapage aux yeux de ses responsables que de voir des politiques se mêler de football. Sauf, bien sûr, quand il s'agit de payer les infrastructures qui rendront les compétitions possibles. L'institution et son ancien président, Sepp Blatter, ont théorisé, plus qu'aucune autre multinationale, la subordination du pouvoir politique des Etats à la cause supérieure du football, qu'ils défendent corps et âme.
Le gouvernement tunisien n'ignore pas que sa marge de manœuvre dans le football, et plus généralement dans le monde sportif, est très réduite. Il n'a pas, par exemple, le pouvoir reconnu d'exiger le départ du président de la fédération. C'est toute une conception du monde, des normes et des rapports de pouvoir qui est à l'œuvre.
La Fifa est très sensible aux questions d'ingérence politique dans le football. Elle a déjà suspendu plusieurs fédérations après des interventions directes du pouvoir politique. Sur tous les continents, elle surveille toujours ce genre de situation et ne cesse de rappeler comment la pyramide du pouvoir fonctionne dans le football.
Etats généraux du football
Ça ne fleure pas le bon sens près de chez nous. Le torchon brûle, en effet, entre la fédération, certains clubs, le Cnot et le ministère. Sur fond de communiqués accusatoires, d'un côté comme de l'autre, teintés de populisme par ces hommes qui aiment décidément se montrer partout, la suite risque de compromettre la crédibilité et l'honneur du football tunisien.
On sait qu'il y a, et qu'il y aura toujours, des responsables qui manquent parfois de discernement dans l'affirmation de leur autorité. Mais à trop se fourvoyer dans des polémiques au raz du gazon, ils renvoient une image déplorable. Ils deviennent les catalyseurs d'une inutile paranoïa, le moteur d'une potentielle fébrilité et, au final, l'incarnation d'un dérapage incontrôlé. Parfois, sans se rendre compte, ils installent un climat de défiance inconditionnel. Ils contribuent ainsi à fragiliser tout l'édifice.
Si ce genre de dépassement n'est pas une exclusivité tunisienne, les excès et les dérapages le sont particulièrement. Notamment en ces temps de transhumance où les valeurs ne sont plus les mêmes et les principes dénaturés.
Ceux qui veillent aujourd'hui aux destinées de notre football, ceux qui y sont impliqués, de loin ou de près, ont naturellement le droit de commettre des erreurs, mais ils ont aussi le devoir de se comporter dignement. Ils évoluent dans un monde contraignant, qui ne laisse pas de place à la moindre faille et sans avoir le pouvoir de trancher définitivement et sans appel.
On se demande ce qu'il pourrait advenir du football tunisien si l'on continue à suivre le courant des hostilités dans lesquels se baignent les commentaires et les accusations lancées, à tort ou à raison, par les différents intervenants. Si l'on maintient l'idée de s'ériger en protecteur, en paratonnerre au nom de l'intérêt supérieur du sport.
Nous voudrions faire confiance aux responsables de tout bord et nous en appelons à leur bon sens pour ne pas mettre notre football tunisien dans une situation difficile. Notamment face aux contraintes et aux obligations de la Fifa.
Aujourd'hui, toute l'institution est en danger. Il faut trouver les solutions adaptées pour renforcer la crédibilité et l'honneur du football. Il serait tellement mieux s'ils acceptaient le débat des idées, les questions de fond. Il serait encore mieux s'ils acceptaient de ne pas se cacher derrière les faux arguments et s'ils se décidaient à éclairer l'opinion plutôt qu'éteindre la lumière.
En attendant, ils seraient bien inspirés d'élever les débats. En dépit de toutes les dérives, on aura toujours le droit d'aspirer à un football qui ne soit pas inspiré des polémiques.


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