Fortes variations météorologiques : chaleur, fraîcheur et orages en vue    Nesrine Ben Ali condamnée en Suisse : vols, violences et séjour illégal révélés à Genève    Crédits agricoles sans garanties : une nouvelle opportunité en Tunisie    Tunisie – Bac 2026 : cours de soutien scolaire en ligne via la plateforme gratuite Joussour    hôpital Mongi Slim La Marsa : lancement de la plateforme nationale de déclaration des naissances    Bientôt la fin du « changuel » ?    L'or vert tunisien explose les records à Genève : une victoire historique    Coupe de Tunisie : à quelle date se tient le tirage au sort ?    MY FIRST DOC 2026 : à Nabeul, le festival du film documentaire comme acte de résistance et de voyage    Driss Guiga, l'ancien ministre et avocat tunisien est décédé    Le Ribat de Sousse et le Musée archéologique de Sousse abritent le symposium "Le Céramiste du Musée"    À ne pas manquer : toutes les dates des jours fériés 2026    Neïla Chaabane - Le professeur Sadok Belaïd nous a appris à réfléchir et à questionner la règle de droit    Tunisie : vers la fin des guichets, le registre des entreprises passe au tout numérique en 2026    Driss Guiga, ancien ministre de Bourguiba, est décédé    Qui était Driss Guiga, ancien ministre décédé ce dimanche    L'Union Internationale de Banques renforce sa proximité avec les PME et confirme son rôle de partenaire engagé    Hajj 2026 : une amende de 20 000 riyals pour les contrevenants    Espérance vs Sundowns : où regarder le match en direct ?    Foire du Livre de Tunis, FILT 2026 : plus d'exposants, nouveautés et l'Indonésie invitée d'honneur    Fonction Audio Eraser avec la série Galaxy S26 : pour une immersion totale sur toutes les plateformes de streaming    Tunisie : lancement de l'exercice militaire multinational ''African Lion 2026''    Météo en Tunisie : températures en légère hausse    La menthe verte: Fraîcheur, traditions et art de vivre    À quelle heure se joue Sundowns–Espérance en demi-finale retour ?    Visite nocturne surprise de la ministre de la Justice à Ben Arous    Passerelles Savoirs-Médias : la FTDJ, SavoirsEco et Expertise France engagent une dynamique inédite pour rapprocher recherche et médias en Tunisie    La Cité des Sciences à Tunis accueille le Cosmonaute russe Kirill Peskov    QNB publie des résultats solides au premier trimestre 2026 malgré un contexte régional tendu    Etude : une sœur "bavarde" protège du stress et améliore le bien-être    Riadh Zghal: L'IA, une opportunité pour l'innovation et la révision de la pédagogie universitaire    Agil Energy met à l'épreuve ses dispositifs de gestion de crise lors d'une opération blanche à dimension internationale    Liverpool vs PSG et Atlético de Madrid vs FC Barcelone : ou regarder les demi-finales de Ligue des Champions UEFA    Recrutement de travailleurs tunisiens : la Tunisie et l'Italie signent un accord    Inauguration de Isharat Gallery à Sid Bou Saïd: une réhabilitation lumineuse de l'abstraction tunisienne    Tahar Ben Lakhdar - Sadok Belaïd,L'architecte silencieux d'une réforme qui a changé la Tunisie: Comment la réforme des études d'ingénieurs des années 1990-1991 a refondé le paysage de l'enseignement supérieur tunisien    Général Mohamed Nafti - Trois Lettres Persanes    El Kazma et K-off : Sous le signe du rire, la résilience et la réflexion    9 avril : Musées et sites historiques gratuits en Tunisie    Match PSG vs Liverpool : où regarder le match des Quarts de finale aller de la ligue des champions UEFA du 08 avril    Vidéo-Buzz : la pub LEGO spécial Coupe du monde 2026 avec les stars du foot : secrets de tournage    Analyse - Récupération en Iran: «Il faut sauver le pilote Ryan»    Augmentation tarifs Musées Tunisie 2026 : Agences de voyage en colère    Gouverner dans le brouillard permanent: les trois qualités du dirigeant de demain    Artémis II lancée : une mission spatiale habitée vers la lune, plus de 50 ans après Apollo 17    Mohamed Nafti: L'engrenage de la destruction    L'effet Jaouadi ou le triomphe de l'excellence opérationnelle    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Biens culturels tunisiens mis en vente aux enchères à Paris : Quelle protection pour les collections privées ?
Publié dans La Presse de Tunisie le 03 - 06 - 2020

Plus de cent pièces du patrimoine tunisien sont proposées à la vente aux enchères à Paris. Selon l'INP, « les pièces exposées n'appartiennent à aucun musée ou dépôt d'œuvres national ». Elles proviennent d'une « collection privée dont la plupart appartenaient à Ahmed Jallouli qui est décédé en 2011 », selon un communiqué de l'INP qui dit ignorer la date à laquelle ces pièces auraient quitté le territoire national, précisant qu'aucune autorisation à ce sujet n'a été délivrée par le ministère des Affaires culturelles (Ndlr : lire la dépêche de la TAP en page Culture pour le descriptif des pièces mises en vente).
Un autre épisode qui vient s'ajouter à une série d'affaires de trafic de pièces du patrimoine dont la majorité demeure non élucidée.
Source importante de revenus, le vol d'antiquités et le trafic du patrimoine sont devenus une pratique répandue en Tunisie. Ce commerce se développe grâce à un climat d'impunité et aux découvertes fortuites non inventoriées par les spécialistes.
Mais cette affaire de vente aux enchères de pièces provenant d'une collection privée d'un dignitaire tunisien après son décès pose la question du devenir de cet héritage culturel inestimable. En effet, on peut tout léguer sauf la passion de l'art et de l'histoire. Pour les collectionneurs, argent et prestige ne sont jamais évoqués. Il n'est question que de passion, d'émotion et de bien d'autres choses encore insalissables. C'est cet amour qui les pousse à vouloir s'unir aux objets et à vivre entourés d'eux. Ils ne s'en séparent que par lors de leur décès. Et c'est là le problème. Quand ces objets historiques tombent dans les mains des ayants droit qui n'ont rien à faire avec l'histoire et le patrimoine… Ainsi naît un nouveau risque majeur qui viendrait du « grand commerce» frauduleux qui a ses réseaux internationaux et ses circuits de vente.
Les objets concernés étant de plus grande taille et d'une valeur marchande nettement supérieure, comme la sculpture, la mosaïque, les monnaies d'or et d'argent ou la céramique, le voyage de ces œuvres ou pièces devient plus facile.
D'autant plus que l'INP n'a malheureusement pas les moyens de contrôler ou de protéger ce patrimoine, dont on ignore même l'existence. C'est là que le danger est tragiquement présent. Il est grand temps de dresser l'inventaire des pièces historiques qui sont en circulation dans les collections privées. Le ministère des Affaires culturelles devrait réfléchir sur la question et prospecter les voies à même d'encourager les collectionneurs à déclarer leurs biens et par conséquent de les protéger. Il est aussi important d'organiser des sessions de formation à destination des douanes et de la police, afin de former le personnel à la lutte contre le trafic de biens culturels anciens et récents.
Le territoire tunisien regorge de trésors archéologiques. Ce sont donc des millénaires d'histoire qui se lisent dans la pierre de sites d'un intérêt sans égal. N'empêche, la situation de ce fabuleux et insoupçonné patrimoine archéologique est fortement menacé. Il subit, par le trafic et les constructions, une déprédation à grande échelle aux nombreux relais. Des objets et des monuments de grande valeur, qui représentent des pans entiers de l'histoire de la Tunisie, disparaissent ou bien se retrouvent dans des collections privées… Les fouilles clandestines donnent aussi forme à un commerce illicite d'antiquités, qui atteint désormais des dimensions préoccupantes. Ce sont surtout des monnaies, des lampes à huile, des céramiques, de petits objets faciles à transporter.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.