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Qui sème le vent récolte la tempête
Publié dans La Presse de Tunisie le 20 - 07 - 2020

Pour reprendre les propos du chercheur Edward Webb, qui constate que les islamistes ne cherchent qu'à «changer l'acteur et non le jeu», le mouvement Ennahdha, dans son entêtement à retirer sa confiance au chef du gouvernement malgré la démission de ce dernier, ne fait que confirmer qu'il exige la tête de Fakhfakh au lieu de chercher une solution à la crise qui secoue le pays.
Mais l'acceptation du Président de la République de la démission de Fakhfakh a fait capoter la manœuvre nahdhaouie qui s'achemine maintenant à pousser Fakhfakh à déléguer ses pouvoirs à l'un des ministres restants, de peur que le Chef du gouvernement ne procède à des changements majeurs au sein de l'administration en vue d'extirper les hommes fidèles à Ghannouchi des postes de responsabilité pouvant conduire ainsi à une perte de contrôle du mouvement islamiste sur les rouages de l'Etat.
C'est pour dire que l'heure est grave pour Ennahdha qui, confronté à une crise interne après avoir perdu sa mainmise sur l'exécutif, risque de perdre aussi la présidence du Parlement. En effet, le dernier rempart de l'Islam politique dans la région arabe risque de s'effondrer à l'instar de ce qui s'est passé au Soudan, en Syrie, en Libye, au Yémen, en Palestine et en Algérie. Le mouvement, qui connaît le revers le plus cuisant depuis sa légalisation en 2011 qui est elle aussi controversée et peut être dissous à cause des multiples violations administratives qui ont été révélées au grand jour par Abir Moussi, est en chute libre dans les sondages aussi.
Mais Ennahdha connaît déjà une relative solitude après que quatre coalitions parlementaires ont recueilli 73 signatures pour le retrait de confiance au président du Parlement, Rached Ghannouchi, sans compter les 16 signatures déposées par le PDL. Le changement de ton des dirigeants nahdhaouis ces derniers jours, appelant à l'apaisement des ardeurs de crainte que «le toit ne tombe sur tout le monde», ne semble pas convaincre les divers acteurs politiques qui ne sont plus adeptes de la politique du consensus qui a révélé ses limites et qui sont convaincus que le partage du pouvoir avec le mouvement islamiste est une entreprise à haut risque. Sans parler de l'épineux dossier des assassinats politiques, de l'envoi de milliers de Tunisiens au jihad en Syrie, où la coordination de défense de Chokri Belaïd et de Mohamed Brahmi pointe du doigt Ennahdha comme commanditaire.
Au sein même du temple de Montplaisir, on parle à mots couverts dans les coulisses d'une crise sans précédent pour le mouvement qui risque de tout perdre à cause de la tension et de la provocation qu'il essaime entre les acteurs politiques qui se rapprochent de lui.
C'est pourquoi le discours de l'intimidation, la fragilisation ou encore la diabolisation, ces armes de destruction massive qu'on utilise au nom de la démocratie et de la transparence, ont laissé place à celui de la séduction, de l'apaisement, pourvu qu'ils restent aux commandes de l'Etat.
Mais ce ne serait qu'une vaine entreprise puisque les Tunisiens ne comptent plus rester immobiles après avoir pris connaissance du sombre tableau de tous les indicateurs socioéconomiques, de la misère galopante, de l'intégrisme rampant, et de toutes les menaces qui les guettent. Ils ne sont plus prêts à jouer aux comparses dans cette pièce tragicomique tissée des mains des islamistes. En effet, le Chef de l'Etat a repris les choses en main. La Centrale syndicale, consciente de la gravité de la situation, s'est alignée sur la position de la rue tunisienne, appelant ainsi à des élections anticipées. L'intrigue connaîtra de nouveaux rebondissements qui ne seront pas du goût des nahdhaouis qui seront acculés à faire des choix douloureux, à consentir de nouvelles concessions et à cesser de jouer avec le feu. C'est le moment de vérité pour ce mouvement. Car celui qui sème le vent récolte la tempête.


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