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Mission réhabilitation
CA
Publié dans La Presse de Tunisie le 10 - 12 - 2015

Le Club Africain évolue dans un milieu où l'affectif a ses limites. Ce qui conditionne tout, à commencer par l'attachement des gens, ce sont les résultats.
Ce dimanche, le Club Africain aura devant lui un adversaire impitoyable, un ennemi qui l'inquiète plus que tout autre. Mais ce n'est pas l'Etoile du Sahel ! Cet ennemi qui ronge le CA, c'est le doute qui s'est installé depuis la perte du derby et les ravages interminables des bricolages qui ont suivi. Car depuis, le bilan est sec. Le club se cherche, en quête de rigueur défensive, d'un perforateur de lignes et globalement d'un onze type qui enchaîne les matches sans que l'ossature ne soit bouleversée à chaque sortie. De prime abord, Nabil Kouki doit, très vite, dégager des leaders, des vrais. Ceux qui pèsent sur le jeu et qui ne sont pas stigmatisés par l'enjeu. Ce n'est pas ici la qualité de l'effectif qui est en cause. Les difficultés sont avant tout d'ordre collectif, car une équipe n'est jamais une simple addition de talents. Toutes les synergies, les complémentarités sont à travailler, à trouver rapidement, car la compétition n'attend pas. Pour ce faire et toucher au but, le CA dispose d'une chance réelle de jauger ses capacités en affrontant le néo-champion d'Afrique. Cette chance, c'est de disposer d'une base de travail, une référence, et cette référence, c'est le match à Sousse. Maintenant, le dire est une chose, appliquer ce qui est espéré et voulu en est une autre. Inverser la tendance, basculer dans la première partie du tableau, restaurer la confiance. Il y va de l'honneur du champion sortant, un groupe qui doit forcément retrouver son rang et retrouver la sérénité. On n'en n'est pas encore là. Mais un CA séduisant à Sousse installerait forcément un climat de confiance, un terrain propice à une évolution sereine, une gestion beaucoup plus saine et rigoureuse dans une ambiance plus détendue.
Rassurer et rassembler
En attendant le jour «J», Nabil Kouki tâtonne. Il ne dispose pas d'un manuel de la «renaissance clubiste», mais à force de se creuser les méninges et de persévérer, il finira bien par toucher au but. Tout d'abord, en dépit du fait que le CA accuse un retard considérable au classement, il serait profitable et productif de laisser les calculettes au placard. Dans le jeu, il cherche le bon compromis entre ce qui faisait la force du CA la saison passée et ce qu'il est en passe d'installer ces derniers jours. Il cherche également à calmer les esprits et rassurer ses joueurs. Reprendre le contrôle demande autant de qualités de meneur que des prédispositions à faire passer son message. Rassurer, temporiser, relativiser et rassembler. Si ce match doit marquer un tournant pour le club, l'impact se mesurera surtout après le coup de sifflet final de l'arbitre. Outre le volet technique, le microcosme clubiste doit aussi suivre. En termes d'image tout d'abord, il convient de prendre le bon virage et prôner une certaine cohésion d'ensemble, surtout après une certaine rupture de confiance constatée tantôt. Car pour un club qui s'est mis dans le rouge assez tôt via un onze sur la tangente, le pari du redressement est d'autant plus exaltant qu'inquiétant, surtout pour le technicien Nabil Kouki. L'impatience des supporters, l'intransigeance de l'exécutif, l'entraîneur du club de Bab Jedid doit aussi composer avec le caractère volubile et souvent volcanique du président Slim Riahi. En clair, lorsqu'on est entraîneur du CA, le meilleur moyen de travailler dans la sérénité est tout sauf un secret : gagner des matches. Pour jouir d'une tranquillité quasi-inespérée, sa saison doit ressembler à un succession de réussites, un enchaînement de success stories. Regardez Daniel Sanchez. Après avoir repris une équipe quelque peu à l'agonie, l'euphorie de l'après-titre n'a pas duré éternellement. Il a sauté tel un fusible. Exit le «Frenchy» coupable de dilettantisme, bouc émissaire tout désigné suite à l'affront du derby. Un proche du patron du CA avait même ironisé avant l'avènement de Kouki: «Les joueurs ont besoin de quelqu'un qui leur rentre dans le lard». Ça sonne comme un désaveu, une évidence d'un manque d'optimisation des caractères sous la main. En somme, au CA, on évolue aussi dans un milieu où l'affectif a ses limites. Ce qui conditionne tout, à commencer par l'attachement des gens, ce sont les résultats.


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