Alerte en Tunisie : la ''classe préparatoire'' dans les jardins d'enfants est illégale    Chedly Abdelly : le chercheur qui place la Tunisie sur la carte du monde    Le Géoparc Dahar inscrit sur la liste des géoparcs mondiaux de l'UNESCO    Centenaire de Youssef Chahine : L'ESAC et l'ATPCC organisent un séminaire à Gammarth    Tunisie : Dernier jour pour les déclarations fiscales, attention aux pénalités !    Avis aux étudiants tunisiens, découvrez le guide 'Etudes à l'International — Edition 2026'    Agil Energy met à l'épreuve ses dispositifs de gestion de crise lors d'une opération blanche à dimension internationale    Riadh Zghal: L'IA, une opportunité pour l'innovation et la révision de la pédagogie universitaire    Intempéries en Tunisie : pluies abondantes et situation instable dans plusieurs régions    Mondial 2026 : voici le prix des billets des matchs de la Tunisie    Où voir en direct Bayern Munich vs Real Madrid et à quelle heure ?    Alerte orange en Tunisie : 8 gouvernorats sous forte vigilance    Pèlerinage de la Ghriba 2026 : les dates fixées du 30 avril au 6 mai    ISIE : fin du siège loué, l'instance mise sur ses propres locaux pour réduire les coûts    Liverpool vs PSG et Atlético de Madrid vs FC Barcelone : ou regarder les demi-finales de Ligue des Champions UEFA    Agil Energy met à l'épreuve ses dispositifs de gestion de crise lors d'une opération blanche à dimension internationale    Université tunisienne: qui fait quoi? Repenser la gouvernance    Korbous : un projet touristique pour faire de la station thermale tunisienne un joyau méditerranéen    Recrutement de travailleurs tunisiens : la Tunisie et l'Italie signent un accord    Tunisie : une opportunité en Allemagne pour les profs d'allemand    Météo en Tunisie : pluies éparses et temporairement orageuses    Le député Tarak Mahdi présente ses excuses au peuple tunisien    Mondial 2026 : calendrier des matchs de la Tunisie    Turquie : attaque dans une école, 16 blessés    Tunisie : lancement progressif du recrutement des diplômés sans emploi sur trois ans    Habib Touhami: Quand le Plan s'appelait Tas'mim تَصْمِيم    Université de Tunis El Manar : n°1 en Tunisie dans le classement UniRanks 2026    Météo en Tunisie : températures en baisse, précipitations attendues    Inauguration de Isharat Gallery à Sid Bou Saïd: une réhabilitation lumineuse de l'abstraction tunisienne    Le ciel va s'éteindre en plein jour... une éclipse exceptionnelle attendue en 2026    Tahar Ben Lakhdar - Sadok Belaïd,L'architecte silencieux d'une réforme qui a changé la Tunisie: Comment la réforme des études d'ingénieurs des années 1990-1991 a refondé le paysage de l'enseignement supérieur tunisien    Général Mohamed Nafti - Trois Lettres Persanes    La caille domestique: Un grand potentiel nutritionnel et économique peu exploité    El Kazma et K-off : Sous le signe du rire, la résilience et la réflexion    Lotfi Chedly - Sadok Belaïd: Un professeur, un modèle...un ami    70 ans de relations Tunisie–Japon : un nouvel accord pour booster l'économie nationale    9 avril : Musées et sites historiques gratuits en Tunisie    Match PSG vs Liverpool : où regarder le match des Quarts de finale aller de la ligue des champions UEFA du 08 avril    Vidéo-Buzz : la pub LEGO spécial Coupe du monde 2026 avec les stars du foot : secrets de tournage    L'Université de Tunis et l'Université Gustave Eiffel à Paris scellent une coopération académique et scientifique    Analyse - Récupération en Iran: «Il faut sauver le pilote Ryan»    Augmentation tarifs Musées Tunisie 2026 : Agences de voyage en colère    Gouverner dans le brouillard permanent: les trois qualités du dirigeant de demain    Artémis II lancée : une mission spatiale habitée vers la lune, plus de 50 ans après Apollo 17    Mohamed Nafti: L'engrenage de la destruction    L'effet Jaouadi ou le triomphe de l'excellence opérationnelle    Décès du journaliste Jamal Rayyan, figure historique d'Al Jazeera Arabic    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Limogeage de Walid ZIDI, ministre de la culture: L'Etat a horreur du lyrisme
Publié dans La Presse de Tunisie le 08 - 10 - 2020

Walid Zidi a certainement d'autres qualités, mais il lui manquait l'étoffe et, surtout, les nerfs d'un homme d'Etat...
Il fallait s'y attendre ! Voilà, en moins de vingt-quatre heures, le ministre de la Culture, Walid Zidi, limogé. Il fallait s'y attendre aussi parce qu'on savait dès le début que ce ministre n'était pas à sa place et que le président de la République lui-même l'a imposé au chef du gouvernement. On savait aussi que la personne en question se laisse aller à ses humeurs et à ses ardeurs qui lui ont joué des tours dès le début. Et voici que ce lundi après-midi et suite à la manifestation des gens de la culture à la Cité Chedly-Klibi, il lâche le discours de trop où il mentionne : «Le ministère de la Culture n'est pas là pour exécuter les décisions du gouvernement»... Pas fin du tout ! Du lyrisme... Pour ne pas dire du non-professionnel sur le plan politique quand on appartient à un gouvernement. Se sentait-il protégé par une instance supérieure au chef du gouvernement ? Walid Zidi a certainement d'autres qualités, mais il lui manquait l'étoffe et, surtout, les nerfs d'un homme d'Etat... Une très mauvaise expérience... Pour ce ministre «furtif», rappelons que depuis le 14 janvier 2011, neuf ministres se sont succédé à la tête de cette institution, la moyenne de vie d'un ministre de la Culture est d'une année...
Dans son intervention sur Shems FM, le lendemain de son limogeage, Walid Zidi a tenu bon et a même exprimé avec amertume le fait qu'il n'a pas été invité au Conseil des ministres qui a pris cette décision. La culture est considérée comme la cinquième roue de la charrette ? Mais il le savait déjà quand il avait accepté ce poste non ? Walid Zidi, dans cette interview, a abusé aussi de la diarrhée linguistique et littéraire pour dire qu'un «communiqué» n'est pas une «décision». La rhétorique doit être au service de l'idée et ne pas couvrir l'absence d'idées. Encore une fois, cela nous rappelle les alambics linguistiques du Chef de l'Etat… mais cela n'est pas notre propos.
Bon, voilà, c'est dit ! Le secteur de la culture n'est pas un secteur économique comme les autres qui fait vivre ses actants ! Interdire les spectacles à cause du Covid-19 en laissant les autres secteurs de l'économie fonctionnels le prouve non ? Sinon, il faut vous le dire comment ?! Les cafés et les restaurants sont-ils moins contaminants que les théâtres ? L'habileté de la part d'un ministre de la Culture, dans ces conditions, aurait été, avant de se laisser aller à ses envolées lyriques, de discuter d'abord avec son chef du gouvernement et essayer de lui «arracher» des marges pour les artistes ou encore de proposer des dédommagements rapides cette fois. Bref, trouver des solutions et au pire démissionner si toutes les portes, pour sauver les artistes, lui ont été fermées… Une sortie par la grande porte et une révérence méritée de la part des gens de la culture. Hichem Mechichi ne pouvait pas faire autrement, c'est compréhensible et même louable... Mais c'est également inquiétant ! Pourquoi ? Parce que cela prouve que les symboles de l'Etat s'effritent... Et parce que désormais le choix des ministres de la Culture se fait à l'aveuglette... C'est vous dire le sort réservé aux gens de la culture...


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.