Samsung Galaxy S26 Détails et prix en Tunisie : IA, confidentialité et Performances    Soirées ramadanesques à Bhar Lazreg : Ramadan Nights at B7L9    Tunis : cafés et restaurants sous le coup d'une nouvelle réglementation sanitaire    Santé mentale en Tunisie : lancement d'une nouvelle stratégie nationale et la télé-psychiatrie    La Banque centrale de Tunisie précise les caractéristiques des billets omanais en circulation    Concours Tunisie : recrutement de 1630 enseignants pour l'année 2026    Météo en Tunisie : stabilité jusqu'à lundi, puis changement radical    Elyes Ghariani - De la retenue à la puissance: le tournant stratégique allemand    Nouvelair lance sa «Vente Flash»: –30 % vers le Royaume-Uni, la Belgique, la Suisse, l'Allemagne et l'Algérie    Météo du 8e jour de Ramadan    Tunis-Carthage se prépare à accueillir le monde : focus sur l'extension 2030    L'Organisation internationale de la Francophonie lance 2 appels à projets d'un montant de 250 000 euros pour soutenir la mobilité des artistes    Louvre : Christophe Leribault nommé après le vol    Les mathématiques en Tunisie: un potentiel en perte de vitesse et une réforme inévitable    Dar Sebastian relance la manifestation 'Au Claire de la Lune' spécial Ramadan 2026 du 2 au 8 mars (Programme)    Météo en Tunisie : ciel peu nuageux, mer peu agitée    Espérance : qui manquera face à Métlaoui ?    L'artichaut en Tunisie: une filière qui a besoin de se renouveler (Album photos)    Régime 100 % végétarien (végétalien): avantages, limites et comment le faire correctement    Kaïs Saïed en visite : zéro tolérance face aux abus et à la corruption    Tremblement de terre léger ce mercredi matin à Gabès    Journée nationale de l'habit traditionnel tunisien : la 13e édition du défilé "Kharja tunisienne" fixée pour le 16 mars 2026    Gabriem : Le jardin secret d'Omar S'habou    LG présente ses solutions premium et intelligentes au KBIS 2026    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    Kamel Laabidi: conviction et désenchantement    Service national 2026...Qui est concerné par la première session ?    La Souveraineté à l'ère de l'Intelligence Artificielle: au-delà des serveurs, une architecture de choix    Aux frontières de l'harmonie perdue: cycles civilisationnels et destin des sociétés à la lumière de Ibn Khaldoun    Le Stade Tunisien demande les enregistrements du VAR    L'Espérance réclame des explications sur les décisions arbitrales    La Marsa en deuil : Décès du Dr Slim Meherzi, pédiatre de cœur et ancien maire    Leila Shahid: une vie à raconter la Palestine au monde    De Tunis aux plus hautes sphères : le parcours exceptionnel de Rachid Azizi dans son livre « Un sur un million »    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Visa Schengen 10 ans : qui pourra en bénéficier ?    Zoubeida Khaldi: Ce cavalier    Iran : Guerre probable, versus, paix improbable ?    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Anis Lassoued : ''Enda a été le déclic qui a permis à Moez de briser les chaînes du silence''    De la culture générale (II): l'apport arabe à la Renaissance européenne    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Israël intensifie sa politique d'annexion et de colonisation en Cisjordanie    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Limogeage de Walid ZIDI, ministre de la culture: L'Etat a horreur du lyrisme
Publié dans La Presse de Tunisie le 08 - 10 - 2020

Walid Zidi a certainement d'autres qualités, mais il lui manquait l'étoffe et, surtout, les nerfs d'un homme d'Etat...
Il fallait s'y attendre ! Voilà, en moins de vingt-quatre heures, le ministre de la Culture, Walid Zidi, limogé. Il fallait s'y attendre aussi parce qu'on savait dès le début que ce ministre n'était pas à sa place et que le président de la République lui-même l'a imposé au chef du gouvernement. On savait aussi que la personne en question se laisse aller à ses humeurs et à ses ardeurs qui lui ont joué des tours dès le début. Et voici que ce lundi après-midi et suite à la manifestation des gens de la culture à la Cité Chedly-Klibi, il lâche le discours de trop où il mentionne : «Le ministère de la Culture n'est pas là pour exécuter les décisions du gouvernement»... Pas fin du tout ! Du lyrisme... Pour ne pas dire du non-professionnel sur le plan politique quand on appartient à un gouvernement. Se sentait-il protégé par une instance supérieure au chef du gouvernement ? Walid Zidi a certainement d'autres qualités, mais il lui manquait l'étoffe et, surtout, les nerfs d'un homme d'Etat... Une très mauvaise expérience... Pour ce ministre «furtif», rappelons que depuis le 14 janvier 2011, neuf ministres se sont succédé à la tête de cette institution, la moyenne de vie d'un ministre de la Culture est d'une année...
Dans son intervention sur Shems FM, le lendemain de son limogeage, Walid Zidi a tenu bon et a même exprimé avec amertume le fait qu'il n'a pas été invité au Conseil des ministres qui a pris cette décision. La culture est considérée comme la cinquième roue de la charrette ? Mais il le savait déjà quand il avait accepté ce poste non ? Walid Zidi, dans cette interview, a abusé aussi de la diarrhée linguistique et littéraire pour dire qu'un «communiqué» n'est pas une «décision». La rhétorique doit être au service de l'idée et ne pas couvrir l'absence d'idées. Encore une fois, cela nous rappelle les alambics linguistiques du Chef de l'Etat… mais cela n'est pas notre propos.
Bon, voilà, c'est dit ! Le secteur de la culture n'est pas un secteur économique comme les autres qui fait vivre ses actants ! Interdire les spectacles à cause du Covid-19 en laissant les autres secteurs de l'économie fonctionnels le prouve non ? Sinon, il faut vous le dire comment ?! Les cafés et les restaurants sont-ils moins contaminants que les théâtres ? L'habileté de la part d'un ministre de la Culture, dans ces conditions, aurait été, avant de se laisser aller à ses envolées lyriques, de discuter d'abord avec son chef du gouvernement et essayer de lui «arracher» des marges pour les artistes ou encore de proposer des dédommagements rapides cette fois. Bref, trouver des solutions et au pire démissionner si toutes les portes, pour sauver les artistes, lui ont été fermées… Une sortie par la grande porte et une révérence méritée de la part des gens de la culture. Hichem Mechichi ne pouvait pas faire autrement, c'est compréhensible et même louable... Mais c'est également inquiétant ! Pourquoi ? Parce que cela prouve que les symboles de l'Etat s'effritent... Et parce que désormais le choix des ministres de la Culture se fait à l'aveuglette... C'est vous dire le sort réservé aux gens de la culture...


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.