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Un incident et des interrogations
Publié dans La Presse de Tunisie le 15 - 02 - 2021

L'INCIDENT qui s'est produit le 12 février 2021, à la mosquée de la Cité Ettadhamen où s'est rendu le Président de la République pour la prière du vendredi, a fait couler beaucoup d'encre. En effet, suite au témoignage de Mohamed Salah Romdhani, présumé victime d'une agression des gardes du corps du Président et d'une menace de la part du Chef de l'Etat qui, selon ses propos, «a failli lui fourrer le doigt dans l'œil», une campagne de dénigrement a été orchestrée contre Kaïs Saïed. Pour certains, Saïed est tombé dans le piège de la provocation, pour d'autres le Chef de l'Etat a montré un visage hideux qui confirme sa propension au «despotisme». Quoi qu'on en dise, personne ne dispose de suffisamment d'éléments pour porter un avis sur cette affaire. Il n'empêche que, si de la part de la présidence de la République, il n'y a pas eu de réaction à ce propos, le témoignage de la présumée victime et les versions contraires des témoins oculaires lèvent le voile sur certaines anomalies de taille qui prouvent que cet incident n'est pas anodin.
La première interrogation porte sur l'intervention du Chef de l'Etat, après le prêche du vendredi, devant les fidèles. Durant les autres visites dans différentes mosquées, Kaïs Saïed ne s'est jamais adressé aux fidèles à l'intérieur de la mosquée. Pourquoi l'a-t-il fait cette fois-ci ? A-t-il été invité à s'exprimer en dernière minute par quelqu'un ou voulait-il qu'il le fasse avec l'intention de le piéger ?
Sur un autre plan, la qualité de Mohamed Salah Romdhani, présumé victime, en tant que membre du bureau exécutif d'Ennahdha à la Cité Ettadhamen, laisse planer des doutes quant à la spontanéité de sa réaction envers le Président. A-t-il reçu l'ordre de provoquer le Président ? Selon les témoignages, c'est lui qui a avancé vers le Président avant de lui rétorquer. Pis encore, son témoignage sur la chaîne Zitouna TV est truffé de contradictions. D'abord, il affirme qu'il ne s'est rendu compte de la présence du Chef de l'Etat qu'à la fin de la prière quand il a entendu un vacarme. Supposons que Mohamed Salah Romdhani ne se soit pas rendu compte en entrant à la mosquée de la présence inhabituelle des éléments de la garde présidentielle, des voitures blindées et de la foule qui s'est ruée pour filmer et parler au Président. Admettons dans ce cas qu'il était déjà à l'intérieur de la mosquée quand le Chef de l'Etat est entré. Comment ne s'est-il pas rendu compte de l'arrivée d'un hôte aussi prestigieux, alors que son entrée fut accompagnée d'un grand brouhaha. Passons ce détail et décryptons les propos de ce monsieur qui assure avoir traité le Chef de l'Etat d'«hypocrite» et que suite à cela, Kaïs Saïed aurait intimé l'ordre de le capturer. Mais bien que cette piste soit envisageable, comment peut-on expliquer que les gardes n'ont pas exécuté « l'ordre » du Président et l'ont laissé rentrer chez lui ? Mais d'après les propos de ce citoyen, il aurait été tabassé par les agents de la garde présidentielle et des fidèles dans la mosquée sont intervenus pour le libérer de leurs mains.
Force est de reconnaître cette proximité de Saïed avec le peuple qui s'illustre aussi par son comportement citoyen, que ce soit à travers ses prières dans des mosquées implantées dans les zones les plus chaudes et les foyers de pauvreté ou dans ses déplacements à l'intérieur des régions. Ses variations, ses humeurs, ses foucades restituent aussi la réalité de sa pensée, que l'on partage ou pas. Et même si on a essayé maintes fois de l'entraîner dans la boue en vue d'éroder son image, il a su toujours maintenir le bateau à flot, il n'a jamais été un acteur de la turpitude. Au contraire, on l'y pousse à chaque fois que l'on essaie de l'enfoncer.
Cependant, une enquête indépendante doit être diligentée en respect des procédures à propos de cet incident pour séparer le bon grain de l'ivraie. Et la vérité éclatera tôt ou tard.


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