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Le triomphe de la cupidité
Le bloc notes
Publié dans La Presse de Tunisie le 18 - 08 - 2010


Par Soufiane BEN FARHAT
L'économie mondiale n'est pas au bout de ses peines. La crise est encore persistante. Et ses effets pervers semblent suspendus comme une épée de Damoclès menaçant tout le monde, ou presque.
Il y a un mois, les économistes les plus chevronnés ont étayé leurs prévisions immédiates. Les perspectives semblent plutôt sombres. A les en croire, l'été et l'automne 2010 encourent cinq risques majeurs : la faiblesse d'une croissance toujours atone; les dettes persistantes des Etats; les défaillances bancaires spectaculaires; la hausse vertigineuse du chômage et les explosions sociales.
Pour Joseph Stiglitz, célèbre prix Nobel d'économie, le verdict est sans appel: cela traduit le triomphe de la cupidité (titre de son dernier ouvrage). Un commentateur résume on ne peut mieux l'esprit et la lettre de l'analyse de l'économiste : "Comment en est on arrivé là ? Quelles sont les véritables causes de cette crise ? Comment un système économique a pu ainsi s'imposer au monde? Comment les élites politiques n'ont pas su entendre les signes avant-coureurs (crise asiatique, crise argentine, effondrement d'Enron…) ? Comment le monde de la finance a-t-il pu prendre le pas sur le monde politique ? Comment un récit économique est-il devenu le seul possible sans aucun contre-pouvoir? Comment avons-nous pu accepter une telle montée des inégalités sans prendre conscience des conséquences ? Comment, alors même que l'histoire nous susurrait de prendre garde, avons-nous dérégulé et libéralisé à outrance les capitaux ? Comment la crise du crédit s'est-elle emballée ? Comment expliquer la faillite des institutions et des Etats ? Comment n'a-t-on pas pu ou voulu contrôler les dérives des produits financiers" ?
Ainsi l'obsession des déréglementations et de la seule libre circulation des capitaux s'avère-t-elle désastreuse. Au niveau social, leur coût est, au bout du compte, insupportable. D'où les immanquables lames de fond des tensions sociales.
Comme le rappellent les économistes avertis, une reprise économique, si elle se produisait, ne serait nullement synonyme de baisse du chômage. Aux Etats-Unis d'Amérique, on parle même d'une reprise sans emplois. De leur côté, les restructurations d'entreprise sont corollaires des inévitables cures d'austérité des budgets publics. Du coup, le pouvoir d'achat des salariés, des ménages et des retraités s'en retrouve profondément affecté. Le mécontentement social risque bien de prendre de l'ampleur, ce qui pourrait alimenter les dérives populistes, les replis sur soi et l'exacerbation des égoïsmes nationaux. Le tout aggravant davantage la crise et ses effets imprévisibles, déstructurants et ravageurs.
Donc, en définitive, toutes les combinaisons analytiques possibles mènent au même constat. A l'heure du consumérisme tous azimuts, le capitalisme triomphant a dit ses limites sociales. Pour certains, il est vrai, la crise est immanente au capitalisme. Elle en est le partenaire obligé. Tout varie en fonction de son plus ou moins manifeste effet d'annonce. A les entendre, certaines crises sont spectaculaires, d'autres le sont moins. Mais la crise y est toujours, dans tous les cas de figure. Elle est au cœur du système.
On pourrait en dire autant des guerres. Elles sont, elles aussi, immanentes au système capitaliste libéral nord-atlantique. Parce que le capitalisme est par essence débordant, impérialiste. Et parce que les armes – celles-là mêmes dont les industries de fabrication nécessitent les flux effrénés d'investissements et donc de croissance — sont des produits qu'on ne saurait stocker indéfiniment.
Bref, tous les chemins de la croissance débridée mènent au triomphe de la cupidité. Joseph Stiglitz a eu le mérite d'en démonter les mécanismes. Par-delà les argumentaires savantissimes et les discours en trompe-l'œil.
Il appartient à l'humanité d'en tirer les conclusions qui s'imposent. Ce qui présuppose un degré de lucidité que n'autorisent guère les entreprises ininterrompues de bourrage des crânes. Lesquelles sont, elles aussi, immanentes au système capitaliste nord-atlantique. Là aussi, tous les parcours ramènent à la même case-départ: celle du triomphe de la cupidité.


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