Le régime accepte l'accord russo-américain, mais ne baisse pas les armes contre Daech et Al-Nosra, selon un communiqué du ministre des A.E. syrien Assurément quand le Kremlin dit «da » (oui en russe), Damas acquiesce et consent sans réserves. C'était le cas, hier, avec la proposition russo-américaine sur la cessation des hostilités en Syrie. En effet, à travers un communiqué de presse rédigé en arabe et publié par le ministère des Affaires étrangères de la République arabe syrienne, le régime a annoncé qu'il acceptait le cessez-feu, mais qu'il continuerait à combattre les «groupes terroristes» dont Daech (acronyme en arabe de l'Etat islamique-Ndlr) et Jabhat Al-Nosra (branche levantine d'Al-Qaïda-Ndlr) , tous deux exclus de l'accord. «La République arabe syrienne annonce qu'elle accepte la cessation des hostilités, sur la base de la poursuite des opérations militaires pour lutter contre le terrorisme de Daech (acronyme en arabe de l'Etat islamique, ndlr), Jabhat Al-Nosra et les autres groupes terroristes qui leur sont liés conformément à l'annonce russo-américaine», précise le communiqué. Certes, l'accord signé par Moscou et Washington exclut Daech, Al-Nosra, mais aussi des organisations classées «terroristes» par le Conseil de sécurité de l'Onu et non identifiées dans le texte. « Afin de garantir la réussite de la cessation des hostilités prévue samedi, le gouvernement syrien est prêt à coordonner avec le côté russe pour déterminer quelles sont les régions et les groupes armés qui feront l'objet du cessez-le-feu», ajoute le ministère des A.E. syrien. Devant une telle annonce, on se demande si on est vraiment devant une véritable cessation des hostilités pour ne pas dire un cessez-le-feu précaire et sélectif. Vivement les paradoxes de la diplomatie internationale.