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Retard inquiétant des pluies d'automne : Les barrages presque à sec !
Publié dans La Presse de Tunisie le 05 - 12 - 2022

Le taux de remplissage des barrages atteint à peine 28,9%
Dans la région de Béja, la production a été suspendue dans plusieurs zones irriguées
Les réserves en eau dans le barrage Sidi El Barrak s'élèvent à 50% du volume habituel
Avec les pluies qu'on a pris l'habitude d'enregistrer durant la saison automnale et qui tardent à arriver malgré l'entrée officielle, fin novembre dernier, de la saison hivernale, l'on s'est trouvé dans l'obligation de se pencher sur la situation actuelle des barrages.
En plus clair, les niveaux actuels des barrages sont-ils suffisants pour ce qui est des quantités d'eau qui s'y trouvent ou au contraire annoncent-ils une pénurie ou un manque qui pourraient avoir un impact négatif sur la saison agricole 2023 ou qui pourraient même menacer aussi bien la saison agricole ou l'approvisionnement des citoyens en eau potable au cas où les pluies du mois de décembre n'interviendraient pas aux moments habituels dans le but de renflouer nos barrages et aussi de redonner espoir aux agriculteurs ?
Evoquer la question des pluies en retard et s'interroger sur ce que le gouvernement, plus particulièrement le ministère de l'Agriculture, va faire pour faire face à la situation actuelle, le moins qu'on puisse dire préoccupante, voire inquiétante à plusieurs niveaux, pas uniquement sur le plan agricole, est d'autant plus légitime que les déclarations, ces derniers jours, de certains experts font froid dans le dos et invitent les autorités à agir en urgence dans le but de parvenir à une solution à même de contenir les retombées graves de la situation actuelle.
Les barrages sont-ils à sec ?
Ainsi, apprend-on — selon un post publié part l'ingénieur Mahrez Ghannouchi exerçant au sein de l'Institut national de la météorologie et connu pour ses interventions radiophoniques quotidiennes traitant des pluies attendues et éclairant sur les régions qui risquent de connaître des inondations, que «le taux de remplissage des barrages s'élève à peine, à l'heure actuelle, à 28,9%».
L'information révélée par Mahrez Ghannouchi mais non encore confirmée par les responsables de la direction des eaux relevant du ministère de l'Agriculture est reprise presque entièrement par Anis Ben Rayana, expert en agriculture.
Il soutient, en effet, que «les dernières pluies enregistrées au début de la semaine dans quelques régions, en particulier au Sahel où l'on a compté jusqu'à 40 mm, n'ont pas apporté grand-chose».
Il ajoute : «Les réserves en eau des barrages sont actuellement à 29,5% de leur capacité avec un volume global avoisinant les 685 millions de m3, alors qu'à la même période de l'année 2021, on comptait 722 millions de m3».
De son côté, le président de l'Union régionale de l'agriculture et de la pêche (Utap) à Béja, Chokri Djebbi, assure que les barrages dans la région sont pratiquement à sec. Il s'inquiète de la baisse remarquable des apports en eau dans les barrages situés dans la région de Béja.
Il déclare : «Les réserves dans le barrage Sidi El Barak sont inférieures à 50%».
Encor plus, il précise : «En raison de la situation difficil du barrage Sidi Salem, la production a été suspendue dans les zones irriguées de Testour, Goubellat et Medjez El Bab».
Au barrage El Kassab, la situation est également critique.
Et même si dans d'autres régions comme Jendouba où les agriculteurs n'ont pas encore tiré la sonnette d'alarme et où les responsables au niveau de l'Utap ou du ministère de l'Agriculture attendent que les pluies de décembre viennent combler le manque au niveau des barrages et calmer les inquiétudes des cultivateurs, en particulier ceux spécialisés dans les cultures céréalières, il est temps que les autorités compétentes prennent les mesures urgentes qu'imposent les conditions actuelles.
Que faut-il faire précisément, en de pareilles situations, dans l'objectif de sauver la saison qui vient à peine de démarrer ?
Certes, la question se pose et exige une réponse urgente. Sauf qu'en dehors d'une approche de dialogue global qui fait participer tous les intervenants en charge de la politique agricole nationale, rien ne peut être entrepris et aboutir à une solution à même de satisfaire les attentes des agriculteurs, de dissiper leurs craintes de voir leurs dépenses s'envoler ou de se voir obligés de vivre une nouvelle saison ratée.
Il est temps que les autorités prennent les mesures qui s'imposent, principalement l'écoute des agriculteurs et la réalisation, dans les limites du possible, de leurs revendications.


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