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La promotion d'une esthétique peu connue
Focus sur le cinéma irakien contemporain
Publié dans La Presse de Tunisie le 19 - 05 - 2016

Un cycle de trois jours qui met à l'honneur les œuvres de cinéastes irakiens contemporains.
Dans sa première édition, le Spring Festival Tunis a choisi pour son volet cinématographique de rendre hommage au cinéma irakien. Un cinéma qui monte, selon Habib Belhedi, et qui, en dehors de quelques occasions, à l'instar des JCC, demeure absent de nos écrans et méconnu du public. L' idée est donc de promouvoir une esthétique irakienne à travers un cycle de trois jours qui met à l'honneur les œuvres de cinéastes irakiens contemporains. L'hommage a été inauguré, hier au cinéthéatre Le Rio, avec le film Lettre au roi, réalisé en 2014, par Hisham Zaman.
Le film raconte le voyage de cinq immigrants qui ont quitté leur pays d'origine pour la Norvège, où ils sont hébergés dans un centre d'accueil. Un jour, on leur propose de passer quelques heures dans la capitale norvégienne Oslo. Mirza, l'un d'entre eux, comme il n'arrive pas à se faire entendre des autorités pour remettre au roi de Norvège la lettre qu'il lui a écrite, décide d'y aller tout seul. D'où le titre du film. Né en 1975, Hisham Zaman est diplômé de l'Ecole de cinéma de Norvège à Lillehammer en 2004. Son court-métrage Le Pont (2003), réalisé en collaboration avec d'autres étudiants, a remporté le prix de l'Association des dramaturges norvégiens du meilleur scénario au festival des court métrages. Son film de fin d'études, Le Toit (2004), a été projeté dans plusieurs festivals internationaux. Son film, Bawke (2005) a cartonné, et a reçu plus de 40 prix nationaux et internationaux. En 2007, il réalise un autre court métrage remarquable; le drame comique Terre d'hiver (2007), qui raconte la vie d'un réfugié kurde installé dans un lieu abandonné au nord de la Norvège. Il réalise, en 2013, son premier long métrage Avant la neige qui a reçu le prix du meilleur film au festival de Gutenberg (Norvège). Le film raconte le voyage du jeune Kurde, Syiar, du Kurdistan irakien à la Norvège.
Demain, vendredi 20 mai, le public pourra découvrir le documentaire La patrie : Irak, l'année zéro de Abbas Fadhel. Réalisé en 2015, ce film monumental, de 334 minutes, est une chronique de deux grandes parties sur la vie quotidienne en Irak pendant une année, avant et après l'invasion américaine. Une première partie de 2h40 où le réalisateur a filmé, durant plusieurs mois, un groupe d'Irakiens, pour la plupart des membres de sa famille, pendant la période de l'avant-guerre. Cette première partie du film se termine avec le début des frappes américaines sur Bagdad.
La deuxième partie, qui dure 2h54, traite donc de l'invasion américaine et de ses conséquences sur la vie quotidienne des personnages. La fin tragique du film résume les douleurs du peuple irakien, victime de la dictature et des porteurs de faux espoirs. Abbas Fadhel est réalisateur, scénariste et critique de cinéma irakien, né à Babylone. Basé en France, Fadhel retourne en Irak en janvier 2002 pour filmer son documentaire, Retour à Babylone, un film nostalgique à travers lequel le réalisateur s'est posé des questions fondamentales. Que sont devenus mes amis d'enfance ? Comment leurs vies ont-elles changé? Qu'est-ce que ma vie aurait été si je n'avais pas choisi de construire mon destin ailleurs ? Un an plus tard, quand une nouvelle guerre semblait être imminente, Fadhel retourne en Irak avec l'intention de filmer sa famille et ses amis, et repartit en France juste avant le début de la guerre.
Deux mois plus tard, il revint en Irak pour redécouvrir un pays secoué par la violence et le cauchemar de la dictature remplacé par le chaos, mais un pays où, néanmoins, tout demeure possible. Ce moment historique était le thème de son deuxième film documentaire, Nous les Irakiens. En 2008, il a dirigé le long métrage Aube du monde, un drame de guerre dans lequel il montre les impacts des guerres du Golfe et la façon dont elles ont considérablement endommagé une région connue pour être l'emplacement géographique du jardin biblique d'Eden.
Ce cycle d'hommages au cinéma irakien se clôturera, le mardi 24 mai, avec la projection du docu-fiction Sous les sables de Babylone de Mohamed Al Daradji. Réalisé en 2013, ce film redessine le paysage troublant de l'Irak et toute la région où l'injustice, la pauvreté, l'exil et autres formes de tragédies se succèdent, à travers l'histoire d'Ibrahim, un soldat irakien, accusé d'avoir participé à l'insurrection contre le régime de Saddam Hussein, qui vit une situation tragique après le retrait de l'armée irakienne du Koweït, et sa détention par l'unité de discipline militaire. Né à Bagdad, Mohamed Al-Dardai a étudié le cinéma à Hilversum (Pays-Bas) avant de se rendre au Royaume-Uni pour suivre des études de cinématographie et de réalisation à l'Ecole de cinéma du Nord à Leeds. En 2005, il a cofondé le «Human Film», une société de production basée entre le Royaume-Uni et les Pays-Bas. En 2003, Mohamed produit son premier long métrage, Rêves; un aperçu du chaos et de la confusion d'un Irak déchiré par la guerre. Ce film a reçu plus de 23 prix. Il lance son deuxième long métrage, Fils de Babylone en 2010, qui a été projeté à Sundance et à Berlin. Ce film a été la première représentation officielle de l'Irak aux Oscars 2011. Sous les Sables de Babylone a remporté le prix du meilleur long métrage de fiction du monde arabe.


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