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Syam Ben Youssef: «Jouer pour gagner»
Publié dans La Presse de Tunisie le 30 - 05 - 2016

Une fois la page Ligue 1 tournée, le défenseur natif de Marseille se tournera vers les matches de qualification de la Tunisie pour la CAN 2017, avant de penser à la route vers la Coupe du monde de la Fifa, Russie 2018.
Syam, peu de gens le savent, mais vous êtes l'un des joueurs les plus titrés de l'effectif caennais avec votre palmarès avec l'Espérance Sportive de Tunis et l'Astra Giurgiu notamment.
Il doit y avoir Rémy Vercoutre aussi, avec tous ses titres à Lyon. Mais c'est vrai qu'avec l'expérience que j'ai engrangée à l'étranger, c'est bien d'avoir pu gagner ces titres. C'est toujours bien de jouer pour la gagne. Ça sert toujours quand on est sur un terrain d'avoir ce vécu.
Malgré des dernières semaines difficiles, cela faisait longtemps que le club n'avait pas connu une saison si sereine, avec un maintien déjà assuré en mars. Sur le plan personnel, vous avez disputé une quinzaine de matches et inscrit quelques buts. C'était important de prouver que vous aviez le niveau pour réussir en France ?
C'est l'une des raisons pour lesquelles je suis venu en France. Je n'étais pas très chaud au départ, et mes agents et mon entourage m'ont dit qu'il fallait que je vienne pour me prouver à moi-même, et prouver aux gens ce que je valais dans un grand championnat. C'est sûr que sur le terrain, ça ne s'est pas trop mal passé. J'aimerais être sur le terrain plus souvent, mais c'est sûr que ça fait plaisir de faire une assez bonne saison. Je marque trois buts, je fais une passe décisive. Pour un défenseur, ce n'est pas si mal, et ça aide toujours. J'aurais espéré jouer plus, ça m'aurait fait plus de bien, mais on prend ce qu'il y a à prendre.
Vous évoluez en défense centrale avec Alaeddine Yahia, comme en sélection. Vous souvenez-vous de votre premier match ensemble ?
Ma première sélection, c'était contre le Cameroun, pour les barrages de la Coupe du Monde 2014. On fait un 0-0, alors qu'on aurait dû gagner par plusieurs buts d'écart et on avait raté beaucoup d'occasions. C'est sur ce match-là que j'ai joué avec Alé la première fois. Il m'a mis vraiment à l'aise, il m'a dit qu'il fallait jouer, qu'il fallait prendre du plaisir. Et tout défoncer ! (rires) Il m'a dit qu'il était là pour moi, et que moi j'étais là pour lui. Ça s'est fait naturellement. C'est un bon joueur avec une grosse carrière, donc quand on joue à ses côtés, c'est plus facile, parce qu'on sent que c'est un guerrier, et qu'il est là pour nous.
Etes-vous complémentaires en défense ? Quelles sont les qualités que vous avez et qu'il n'a pas, et l'inverse ?
Je me situe un peu entre Damien Da Silva et Alé par rapport à mes qualités. Parce que lui, c'est « charbon », il donne tout sur le terrain, tandis que Damien, c'est plus technique, plus relanceur. Moi, j'arrive à faire un peu les deux, j'aime bien aller au duel et j'aime bien relancer. J'essaie de m'adapter quand je joue avec l'un ou l'autre. Après, avec Alé, c'est sûr que c'est plus un guerrier, c'est plus dans le duel, donc j'essaie de le compléter par la sortie de balle.
Quand vous avez su que Caen voulait vous recruter, lui avez-vous passé un coup de fil ?
Sincèrement, cela a été l'une des raisons pour lesquelles je suis venu à Caen. J'ai une entière confiance en lui. Avant d'être un bon footballeur, c'est un vrai bon gars. Avant que je fasse sa connaissance déjà, on ne m'en avait dit que du bien. Et quand j'ai su que Caen était sur moi, je lui ai passé un coup de fil, et il m'a expliqué comment ça se passait. Dès que je suis arrivé, je savais que j'avais une bonne base.
L'adaptation est-elle plus facile quand on est aidé par quelqu'un qui a autant d'expérience, et qui connaît bien le poste ?
C'est spécial parce qu'il est à mon poste, donc on est en concurrence, mais elle est saine. On se voit souvent en dehors du football, ce n'est pas une mauvaise concurrence, il me donne énormément de conseils, il est là pour m'aider. Il ne me veut que du bien.
Revenons à votre sélection et le barrage perdu contre le Cameroun. Rater la Coupe du monde, sur un match à quitte ou double vous motive-t-il encore plus pour jouer la prochaine?
Déjà, ça fait très, très mal... On met beaucoup de temps à digérer d'avoir raté une Coupe du monde. De plus, c'était au Brésil. Une Coupe du monde avec son pays, au Brésil... A l'époque j'avais 25 ans, c'était le moment. C'est sûr que la prochaine, ça donne encore plus envie d'y aller, parce que c'est quelque chose, je pense, d'exceptionnel. Ce n'est pas donné à tout le monde. J'aimerais énormément y aller, que ce soit pour moi, pour la famille, et pour tous ceux qui nous soutiennent, pour tous les Tunisiens. Cela ferait énormément de bien à tout le pays.
La génération actuelle a-t-elle les moyens d'y parvenir ?
Sincèrement, je pense que la génération qu'on a est douée. Et on a joué assez jeunes ensemble, avec les Wahbi Khazri, Youssef Msakni, je pense qu'il y a beaucoup de qualité, et c'est un mélange avec des jeunes, des vieux, des joueurs locaux, d'autres qui jouent à l'étranger. Contrairement au Maroc et à l'Algérie, il y a beaucoup de locaux, avec beaucoup de qualités. Je pense qu'on peut attendre mieux qu'un quart de finale de CAN, comme en 2015. Tout viendra avec le temps. Une génération en sélection ne se construit pas en un an ou deux. Il faut de la durée, de la stabilité, et on a une certaine continuité ces dernières années. Mais on a eu beaucoup de changements d'entraîneurs qui font que c'est difficile, parce que ça change de schéma. Mais les joueurs, on a une base qui est quasiment la même et il faut essayer de profiter de ça.


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