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Vaincre et rassurer
Eliminatoires de la coupe du monde 2018 (2e tour aller) — ce soir (18h00 HT) à nouakchott: mauritanie-Tunisie
Publié dans La Presse de Tunisie le 13 - 11 - 2015

L'impératif pour l'équipe de Tunisie n'est pas seulement de jouer et de gagner, mais aussi et surtout de redevenir elle-même.
On serait tenté de s'interroger sur les raisons qui empêchent l'équipe de Tunisie de grandir, sur son incapacité à retenir les leçons du passé et à relever les défis auxquels elle est souvent confrontée. Il y a pourtant un paradoxe : parfois les difficultés permettent d'avancer. Et la sélection ne devrait pas céder aux aléas d'un football aux exigences de plus en plus contraignantes. C'est pourquoi elle est tenue aujourd'hui de jouer pour gagner et pas nécessairement pour plaire.
Au-delà de l'obligation de résultats, les joueurs sont appelés à se démarquer des problèmes qui ne cessent ces derniers temps de conditionner les rapports de la fédération avec les clubs, à bien gérer une situation qui risque d'être déterminante pour l'avenir de l'équipe, surtout les matches décisifs qui sont sujets à beaucoup de pression et qui nécessitent la présence d'un groupe remué, toujours bien disposé.
Beaucoup d'équipes veulent bien sûr gagner, mais peu d'entre elles ont le privilège de pouvoir le faire. La génération actuelle détient des atouts que beaucoup de ses prédécesseurs ne possédaient pas : le charisme, la disponibilité et la capacité de convaincre. C'est dire combien la sélection est capable d'inspirer les idées les plus motivantes. En effet, les qualités physiques et techniques ne suffisent pas si on n'y ajoute pas la générosité, le dépassement de soi, s'il n'y a pas ces ingrédients qui provoquent le surpassement dans l'effort. Tout cela, ça ne se décrète pas du jour au lendemain. C'est une question d'état d'esprit.
Il y a certainement des leçons à retenir du passé. On ne saurait en effet ignorer le temps où la sélection avait fait un fort mauvais usage des notions de jeu. Une équipe peut gagner quelques matches en jouant le contre, mais pas en permanence. Le contre, on peut l'utiliser de temps en temps, mais pas au point d'en créer un système. Ces derniers temps et à travers certaines options tactiques, la sélection a lâché ses fondamentaux et commis l'énorme erreur de penser que l'impératif du résultat entraîne des obligations dans le jeu. Le choix des joueurs et la répartition des rôles qui nuisent au jeu ne sont en aucun cas un phénomène naturel. Ils résultent des effets conjugués d'inspirations tactiques insuffisantes, de modalités et de stratégies mal pensées. L'on remarquera en passant qu'on ne fait pas disparaître d'un coup de baguette magique les réalités auxquelles correspondent cependant certaines exigences de jeu.
L'heure est venue aujourd'hui de se poser de bonnes questions. A-t-on vraiment les joueurs de la situation? Le jeu de l'équipe peut-il briller sous la houlette du sélectionneur et des joueurs choisis? La relève est-elle prête?
Face à la Mauritanie cet après-midi, la sélection aura intérêt à y voir de près, pour faire le point et peut-être aussi les comptes. Rendre les choses à leur juste valeur et à leur place réelle en commençant par les détacher de tout ce qui est de nature à les conditionner outre mesure. L'impératif de cette équipe, ce n'est pas seulement de jouer, mais aussi et surtout de redevenir elle-même. Elle n'est pas appelée à révolutionner son football, le temps n'est peut-être pas encore venu, mais à inventer un genre qui lui soit propre.
De l'apport du sélectionneur
Kasperczak a un rôle très important à jouer dans ce sens. Il ne doit pas oublier que les entraîneurs qui ont le plus souvent réussi sont ceux dont le travail est aussi bien fondé sur l'établissement des relations humaines avec les joueurs et le staff que sur l'aspect technique du jeu. Au fait, c'est une question de complémentarité et jamais d'exclusion. Le sélectionneur devrait faire jouer un football que le public aime regarder et que les joueurs aiment pratiquer. Il doit penser à insuffler à ses hommes une énergie débordante. Sur la durée d'une compétition comme les éliminatoires de la Coupe du monde, il doit être proche de ses troupes, ne serait-ce aussi que pour barrer la route à tous ceux qui veulent être mêlés aux affaires de l'équipe. Ceux sortis du bois pour apporter leurs compétences. Les «sauveurs» à gauche et à droite, dont certains sont aux affaires depuis quelque temps et qui feraient bien aujourd'hui de ne pas en rajouter.
Dans le monde souhaité autour de Kasperczak, tous les joueurs doivent s'y retrouver. Ils sont censés être convaincus des raisons de ses choix. De son impact. De son apport. Bien dans le ton, bien dans le match. Bien dans la peau aussi. Et tournés les uns vers les autres. Le plus important serait d'offrir quelque chose de qualité optimale qui permettra aux joueurs de progresser, tant individuellement que collectivement.
Cela peut défier de nombreuses logiques. Mais pas celle du football de performance, sensible à la solidarité, à la solidité et à la détermination.
Cela ne manque pas aussi de rappeler une vérité : beaucoup plus que les corps, ce sont les esprits qui ont besoin d'être libérés. Si les jambes répondent, c'est bien parce que les esprits sont détachés, malgré toutes les contraintes que les joueurs peuvent subir dans chaque match. Ils doivent être convaincus du fait qu'ils ne sont pas seulement des joueurs tout juste bons pour jouer. Là où ils sont, ils sont appelés à s'adapter à tous les choix et à toutes les considérations tactiques. En un mot, des joueurs capables de gagner partout.
On ne sait jamais le visage que prennent les partants, mais la vie et l'intelligence du vécu survivront à tout. L'équipe de Tunisie tourne aujourd'hui la page de son passé et ouvre une autre où l'on devrait découvrir de nouvelles prérogatives, et certainement de nouvelles priorités face à un adversaire qui a beaucoup progressé ces derniers temps et qui n'évolue plus sous le même statut, et encore moins avec les mêmes prérogatives. Cela offre aux joueurs et à leur entraîneur de nouveaux trajets de pensée et de stratégie, de nouveaux trajets de parcours. Les nouvelles alternatives sont destinées à améliorer le fond de jeu. La manière de jouer de l'équipe ne peut réellement prendre forme cet après-midi que lorsqu'on sent sur le terrain qu'il y a onze capitaines, même s'il y a un seul désigné pour cela. Tous les joueurs devraient être là pour s'entraider. Chacun aurait besoin forcément de l'autre. C'est ce qui pourrait incontestablement faire avancer tout le rendement de la sélection.


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