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Guerre à Gaza : L'échec moral des Etats-Unis
Publié dans La Presse de Tunisie le 11 - 12 - 2023

Sur les décombres de sa maison détruite, cet enfant palestinien avait une vie avant ©Mohammed Abed Agence France-Presse

Un contexte de guerre totale, sale et contraire à toutes les conventions. Les images des prisonniers accroupis par terre, les yeux bandés et dénudés ont fait le tour du monde et dénoncées pour «atteintes à la dignité humaine». Tsahal justifie ses méthodes pour des questions de sécurité, encore et toujours, présentant ces prisonniers de guerre comme des membres du Hamas qui se sont rendus.
Le 8 décembre. Ce jour restera marqué d'une pierre noire dans l'histoire des Etats-Unis d'abord et de l'humanité entière ensuite. Le génocide qui se poursuit en terres palestiniennes, le sang, les larmes et la terreur des enfants, n'a pas fait fléchir les Américains qui ont opposé, toute honte bue, leur véto, vendredi 8 décembre, à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.
Le projet d'un «cessez-le-feu humanitaire immédiat» a recueilli 13 voix pour, la voix contre des Etats-Unis. Et l'autre allié inconditionnel d'Israël, le Royaume-Uni, s'est contenté de s'abstenir. Mort-né, ce texte présenté pourtant dans l'urgence par les Emirats arabes unis, après l'invocation exceptionnelle de l'article 99, par Antonio Guterres, de la Charte des Nations unies et dont l'objet est d'attirer l'attention du Conseil sur une situation qui «pourrait mettre en danger le maintien de la paix et de la sécurité internationales».
Les appels sans réponse
Dans l'histoire des vétos américains, c'est le 35e depuis 1970 que les Américains opposent au sujet du conflit israélo-palestinien. Une permission de tuer outre-Atlantique et ouverte adressée à Israël qui poursuit son carnage méthodique des civils. Sous prétexte d'éradiquer le Hamas, son armée déverse ses bombes depuis 60 jours, faisant de Gaza un vaste champ de ruines et des Gazaouis, des nomades sans terre ni refuge.
Les ONG ne cessent d'alerter sur l'étendue de la crise humanitaire qui s'aggrave de jour en jour à Gaza. L'OMS, l'Unicef, l'Unrwa appellent à un cessez-le feu immédiat. «La situation est monstrueuse d'un point de vue sanitaire et humanitaire», alerte Jean-François Corty, vice-président de Médecins du Monde, en direct sur la chaîne France 24. Mais leurs appels semblent se perdre dans les airs.
Multipliant leurs frappes également sur le sud du Liban, les intensifiant sur Gaza, les chefs de guerre israéliens semblent en proie à une folie meurtrière que rien ni personne n'est en mesure d'arrêter. Une situation explosive qui risque d'embraser l'ensemble de la région. L'Iran a fait part de ses craintes de voir «la possibilité d'une explosion incontrôlable de la situation dans la région».
Israël ne se soucie plus de ses otages
Cette guerre, présentée comme décisive pour la sécurité d'Israël, avait pour autre motif impérieux de libérer les otages que détient le Hamas. Visiblement, ce n'est plus une priorité dans l'agenda de Netanyahou et son gouvernement.
Compte tenu de l'intensité des combats généralisés dans Gaza, n'épargnant aucune zone, il est évident qu'Israël ne s'inquiète plus tellement de la sécurité de ses otages.
A ce sujet, a rappelé hier le Premier ministre qatari, acteur principal des négociations entre le Hamas et Israël, «les otages ont été libérés grâce aux médiations, non pas aux frappes militaires».
Or, Jabalya, Shoujaya, les villes de Rafah, de Khan Younès sont les nouvelles cibles d'un carnage en direct. Après avoir rasé le nord de Gaza, Israël se tourne vers le sud envahi par les forces terrestres soutenues par les raids aériens.
La chaîne d'information continue El Jazeera, par la voix de ses correspondants locaux, exposés au pire, diffusent les images de cadavres, de blessés transportés sur des charrettes, de maisons de trois étages entièrement détruites où vivaient des familles sur plusieurs générations. Tous tués, révèlent quelques témoins errants, survivants en sursis.
Le triomphe de la barbarie
Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé hier un nouveau bilan; plus de 17.700 morts, et 48.780 blessés, sans parler des victimes gisant sous les décombres. Les secours et les ONG, dont la mobilité est considérablement réduite, sont dans l'incapacité de dégager les cadavres sous les tonnes de gravats.
Un contexte de guerre totale, sale et contraire à toutes les conventions. Les images des hommes accroupis par terre, les yeux bandés et dénudés ont fait le tour du monde et dénoncées pour «atteintes à la dignité humaine». Tsahal justifie ses méthodes pour des questions de sécurité, encore et toujours, présentant ces prisonniers de guerre comme des membres du Hamas qui se sont rendus.
De jour en jour, Israël s'enlise dans la guerre qui ne semble jamais s'arrêter ni avoir de but précis, autre que de vider Gaza de ses habitants et de s'en emparer. Le châtiment collectif que subissent les Palestiniens sous les yeux du monde, dans cette ère moderne qui prétend avoir touché les sommets de l'évolution scientifique et technique de la civilisation occidentale, dévoile l'autre face cachée et hideuse de cette civilisation, celle du triomphe de la barbarie.


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