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Santé mentale au travail : Un tabou dans nos entreprises !
Publié dans La Presse de Tunisie le 17 - 02 - 2024

Prendre un congé maladie pour des raisons physiques est généralement accepté et compris. Cependant, lorsqu'il s'agit de prendre congé pour des raisons de santé mentale, le tabou persiste. Les employés craignent souvent d'être jugés, stigmatisés, voire de compromettre leur avancement professionnel en raison de la perception négative associée aux problèmes de santé mentale.
Dans le monde du travail d'aujourd'hui, où la pression et le stress sont monnaie courante, la question de la santé mentale sur les lieux de travail est de plus en plus cruciale. Malheureusement, prendre congé pour des raisons de santé mentale reste un sujet délicat et tabou dans de nombreuses entreprises.
Le monde professionnel est, en effet, un lieu de défis constants, des échéances serrées et des attentes élevées. Cependant, ces pressions peuvent avoir des répercussions néfastes à long terme sur la santé mentale des employés. Le stress, l'anxiété et la dépression sont devenus une réalité à laquelle sont confrontés de nombreux travailleurs, mais le stigmate entourant la santé mentale rend difficile la reconnaissance de ces défis dans le milieu professionnel.
La compréhension n'est pas au rendez- vous
Prendre un congé maladie pour des raisons physiques est généralement accepté et compris. Cependant, lorsqu'il s'agit de prendre congé pour des raisons de santé mentale, le tabou persiste. Les employés craignent souvent d'être jugés, stigmatisés, voire de compromettre leur avancement professionnel, en raison de la perception négative associée aux problèmes de santé mentale. «Malheureusement, la compréhension et le soutien de la hiérarchie ne sont pas toujours au rendez-vous, lorsqu'il s'agit de problèmes de santé mentale. Lorsque je suis en état de surmenage ou que je fais face à une dépression, demander un congé devrait être un processus simple et compréhensif. Malheureusement, ce n'est pas toujours le cas», témoigne Hédia [le prénom a été modifié], employée d'un centre d'appels, régulièrement confrontée à la stigmatisation liée à ses épisodes dépressifs. Et de poursuivre, «souvent, mes supérieurs hiérarchiques semblent douter de mes raisons, lorsque je demande un congé pour des raisons liées à ma santé mentale. C'est extrêmement frustrant de devoir justifier quelque chose d'aussi personnel et intime, et cela ne fait qu'aggraver la situation. Il est difficile de trouver le courage de demander de l'aide, lorsque l'on est confronté à des regards sceptiques et à des questions qui sous-entendent que l'on exagère».
Pour elle, entendre des remarques du type «vas-y, ce n'est pas grave, profite de ton temps libre» est particulièrement insupportable. Non seulement cela minimise la réalité de la dépression, mais cela crée également une pression supplémentaire en suggérant que l'on devrait profiter de son congé pour se ressourcer et revenir doublement plus productif. Le tabou entourant la santé mentale au travail a des conséquences directes sur la productivité et le bien-être des employés. Le maintien d'un environnement où les employés ont peur de s'exprimer sur leurs problèmes de santé mentale entraîne une détérioration de la productivité et une augmentation des congés maladie prolongés.
L'approche empathique conseillée
Directrice des Ressources Humaines au sein d'une PME, Yasmine Ghariani souligne l'importance d'adopter une approche empathique face aux demandes de congé liées à la dépression et au surmenage.
Elle insiste sur la nécessité d'écouter attentivement et d'accepter la demande de vacances, tout en se concentrant sur la compréhension des origines de la dépression ou de la fragilité mentale, que ce soit lié ou non au travail au sein de l'entreprise. «Il est impératif de déterminer si la souffrance mentale découle du contexte professionnel, et, le cas échéant, de travailler activement à identifier les causes sous-jacentes et à trouver des solutions appropriées. Il est essentiel de ne pas simplement inciter les employés à exprimer leurs préoccupations sans résoudre les problèmes concrets, car cela peut entraîner une perte de confiance de la part des employés et potentiellement aggraver les problèmes de bien-être au travail», explique la DRH.
«Cela a été prouvé que la prise en compte de la santé mentale des employés faisait augmenter la productivité», souligne par ailleurs Brahim Nabli, consultant auprès des entreprises. Il souligne l'impact positif de certaines initiatives sur la productivité. Il observe qu'accorder davantage de temps libre de manière apparemment contre-intuitive peut en réalité accroître l'efficacité des employés.
La flexibilité dans les horaires et la possibilité de travailler sur des projets variés contribuent à prévenir l'épuisement professionnel.
Brahim Nabli, qui conseille souvent de grandes entreprises, met également l'accent sur la reconnaissance des efforts fournis.
Essentielle, selon lui, pour le bien-être d'un employé : «Certaines entreprises tunisiennes commencent à s'investir dans le bien-être de leurs employés, mais cette tendance demeure malheureusement limitée. En tant que consultant ayant travaillé au sein d'une grande entreprise censée être une référence dans ce domaine, j'ai même constaté un mal-être important parmi les ingénieurs de l'entreprise».
De son côté, Nahla Nasfi, consultante au sein d'une multinationale, s'engage activement à placer la santé mentale au cœur des priorités organisationnelles. Pour elle, le style de management est un élément clé influant le bien-être des employés. «Il est nécessaire d'établir une communication solide avec les employés, mettant l'accent sur l'écoute, l'implication et l'engagement de ces derniers. Je prône un management axé sur la performance, favorisant la transparence dans l'attribution des congés, les évolutions de poste et les augmentations salariales», précise la consultante à La Presse. Elle rappelle notamment que l'époque du «service RH» est révolue et privilégie plutôt l'appellation moderne qui émerge : «people and culture management».


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