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Les insuffisances du dispositif actuel handicapent les chercheurs
Recherche scientifique
Publié dans La Presse de Tunisie le 23 - 08 - 2016

Même si des efforts sont déployés par le ministère de tutelle, les travaux des chercheurs ne bénéficient d'aucune aide ni visibilité aux échelles nationale et internationale. Budget faible, manque de visibilité, de stratégie...sont autant d'insuffisances qui affectent aujourd'hui le système de recherche en Tunisie
La recherche scientifique en Tunisie souffre de plusieurs lacunes. Pourtant, des projets et des activités sont dédiés à la recherche scientifique et tout un programme de réforme a été mis en place pour promouvoir la recherche scientifique et aider les chercheurs à monter leurs projets.
Le dispositif actuel est composé de 13 universités accueillant 300 mille étudiants, d'une direction générale des études technologiques, de 38 centres de recherche, 600 laboratoires et unités de recherche et 37 écoles doctorales relevant du ministère de l'Enseignement supérieur. D'après le directeur de l'agence nationale de promotion de la recherche scientifique en Tunisie (Anpr), Khaled Ghedira, «il est temps de casser la vallée de la mort entre la recherche scientifique et le monde socio-économique» car, le problème majeur de la recherche scientifique en Tunisie réside dans l'absence d'une structure chargée de faire la jonction du monde de la recherche et celui de l'industrie et de définir les orientations et les axes stratégiques de la recherche scientifique. «Le budget consacré à la recherche est faible et ne représente 0,72% du PIB national alors que dans les pays développés, le budget est estimé à 2% voire 4%. du PIB. Nous avons un autre problème. Les entreprises privées ne sont pas du tout impliquées et ne subventionnent pas les recherches alors qu' aux Etats-Unis, plus de 50% des subventions consacrées aux travaux et aux projets de recherche proviennent du secteur privé», a ajouté le directeur de l'Anpr.
L'autre problème réside dans la suppression des conseils nationaux chargés de l'orientation et de la définition de stratégies et qui, aujourd'hui, n'existent plus. «Aujourd'hui, il n'y a plus de conseil consultatif national ni de conseil supérieur de la recherche scientifique et technologique... Ils ont été supprimés».
Création d'une instance nationale pour la recherche scientifique
Le ministère de l'Enseignement supérieur dispose actuellement de trois directions générales : la direction de la recherche scientifique chargée du volet stratégie, programme et coopération, la direction générale de valorisation des résultats de recherche qui s'occupe des financements des brevets de recherche nationale et internationale. Et la troisième direction est l'Agence nationale de promotion de la recherche scientifique (Anpr). Dotée d'une autonomie financière, son rôle est davantage opérationnel, note le directeur de l'Anpr.
Cette structure qui accompagne les chercheurs en les aidant à monter leur projet assure la veille scientifique, informe des nouveautés dans le domaine de la recherche scientifique et organise des formations dans les métiers liés à la recherche et l'innovation. «L‘Anpr regroupe une quarantaine de cadres qui s'occupent de la gestion des projets aux échelles nationale et internationale, note Khaled Ghedira, ajoutant, par ailleurs, que le chercheur n'est pas censé s'occuper de la gestion financière de son projet. C'est l'agence qui s'en charge».
Parmi les principales missions de l'Anpr figure également le transfert de technologies. L'agence gère actuellement le programme Escwa, qui prévoit une meilleure coordination entre les bureaux implantés dans les régions.
Par ailleurs, le récent appel à candidatures lancé par l'agence, qui organisera, prochainement (les 12, 13 et 14 octobre) un atelier de formation portant sur l'écosystème de la recherche et innovation animé par des experts tunisiens et étrangers, a abouti à la sélection de trois chercheurs, qui bénéficieront d'un accompagnement durant la période de mise en place du projet afin de les aider à monter leur start-up. D'ailleurs, une nouvelle expérience en Tunisie, intitulée «les incubateurs», vient d'être récemment lancée.
Un nouveau projet intitulé «promesse» prévoyant la création d'une instance nationale pour la recherche sera bientôt mis en place. Financé par un prêt de la banque mondiale (le coût du projet s'élève à 63,8 millions de dinars), il regroupe comme partenaires les ministères de l'Enseignement supérieur, de l'Agriculture, de la Santé et des TIC, et se focalisera sur la réforme de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en Tunisie.


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