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Médecine esthétique : Le tourisme médical, quelle place pour la Tunisie sur le marché international ?
Publié dans La Presse de Tunisie le 17 - 09 - 2024

Avec plus de 200 établissements, entre cliniques et centres, outre la compétence universellement reconnue de ses chirurgiens esthétiques, la Tunisie continue d'attirer aussi bien la clientèle locale que les touristes étrangers. Toutefois, gare aux lacunes qui subsistent et mettent à mal une notoriété acquise légitimement.
La chirurgie esthétique se porte comme un charme en Tunisie. Le constat est là, évident. Les chiffres en témoignent : près de 50% des recettes touristiques globales engrangées en 2023 sont générées par le tourisme médical, rapportent les statistiques publiées par le ministère du Tourisme et de l'Artisanat. Dans le monde, cette filière, selon l'OMS, a cumulé en 2023 des recettes estimées à 100 milliards de dollars, avec une croissance annuelle de 25% et des prévisions tablant sur 180 milliards de dollars de revenus en 2026. La chirurgie esthétique tunisienne n'est pas en reste.
Relayée par plus de 200 établissements spécialisés ( entre cliniques et centres), par la compétence des médecins dont une partie a été formée en Europe et aux Etats-Unis, et par l'amélioration incessante des protocoles innovants, grâce à l'accréditation internationale, outre, bien sûr, la flatteuse réputation du tourisme tunisien.
La chirurgie esthétique tunisienne est banchée
L'autre raison de la croissance rapide de ce secteur réside dans l'expansion des agences médicales en ligne, l'application de tarifs attractifs et l'utilisation de matériel moderne et de haute technologie. «Non, on n'a plus besoin, pour le faire, d'aller au Liban, en Egypte ou au Brésil, pays incontournables en la matière», nous déclare, tout sourire, Houaida Fourati, femme d'affaires qui ne tarit pas d'éloges sur ce qu'elle considère comme un acquis inestimable pour la Tunisie. «Ce qui est formidable, renchérit-elle, c'est que la chirurgie esthétique tunisienne est devenue banchée, «in», en introduisant les dernières inventions occidentales, telles que la reconstruction mammaire immédiate après un cancer du sein, la liposuccion du ventre et du dos. Et l'un des derniers cris en la matière, le lifting colombien qui consiste à tonifier et raffermir la peau du visage grâce à une technologie avancée qui stimule la production de collagène, redéfinit les contours et propose un lifting naturel en quelques séances».
En revanche, Hamida Rejeb, propriétaire d'une startup de la place, ne semble pas tout à fait emballée. «C'est vrai, dit-elle, que nous ne manquons de rien, ou presque, dans ce domaine, sauf que les tarifs sont, à mon avis, excessivement chers. Et s'il se trouve qu'ils sont, quelque part abordables. De plus, le risque de l'échec de l'opération est à redouter. Alors, on ne perdrait rien à réduire les coûts».
Pour sa part, le docteur Hichem Gharbi, chirurgien esthétique, s'étonne que «certains nous fassent ce procès, alors qu'ils dépensent le double, voire le triple, en se faisant opérer à l'étranger. Il est vraiment désolant de constater qu'on oublie, ou on fait semblant d'oublier que nous avons, nous aussi, des coûts à amortir et de lourdes charges face à la hausse vertigineuse des prix des équipements que nous importons d'Europe».
Les touristes médicaux dépensent 4 fois plus !
La déception de notre interlocuteur est d'autant plus grande qu'il souligne: «Nos tarifs sont assurément moins onéreux que dans le reste des pays arabes et africains où l'on compte, par-dessus le marché, de plus en plus d'opérations chirurgicales ratées. Alors, faites vos comptes».
Ces propos sont, en tout cas, confirmés par la croissance du nombre de patients étrangers qui viennent se faire opérer en Tunisie. «Nous recevons, assure Dr Gharbi, de plus en plus de touristes français, algériens, libyens et même des pays du Golfe. Et s'ils viennent ici, ce n'est certainement pas pour nos beaux yeux, mais simplement par conviction. En effet, outre l'avantage très recherché de joindre l'utile à l'agréable, notamment en été, ils sont généralement satisfaits de nos prestations au cours de la prise en charge. Ils nous sollicitent particulièrement pour les opérations de chirurgie esthétique et les implants dentaires, dont les coûts sont beaucoup plus élevés chez eux, d'où leur retour, accompagnés de parents ou d'amis. Et puis, certains ne savent peut-être pas que les touristes médicaux dépensent 4 fois plus que les touristes classiques, ce qui fait de la chirurgie esthétique le fer de lance du tourisme médical en Tunisie».
Au mois de mai dernier, notre pays a abrité le 10e congrès de la chirurgie esthétique destiné à la présentation, par des experts tunisiens et étrangers, des nouvelles avancées en médecine régénératrice et des dernières techniques de lifting. La Tunisie a également participé à Paris au célèbre Salon international du tourisme médical TTM, dans le cadre de la politique de consolidation des liens de partenariat avec les pays frères et amis et avec les organismes internationaux prônée par l'Etat.
Si ça tourne mal, comment obtenir réparation ?
Côté cour, il y en a deux éléments qui perturbent actuellement la progression de la chirurgie esthétique en Tunisie. D'abord, les tirs amis : la concurrence déloyale des cliniques tunisiennes basées à l'étranger, notamment en Libye, qui incitent la population locale à venir s'y faire opérer chez elle, et à moindres frais. Ce qui génère un manque à gagner pour les cliniques locales. Et dire que ces établissements opérant loin de nos frontières n'hésitent pas, via la Toile, à faire circuler des offres d'emploi à l'adresse des cadres médicaux et paramédicaux.
Ensuite, il y a ce que les professionnels appellent «la gestion calamiteuse du volet client». En ce sens que les plaintes des patients ne sont pas rares. Pour Dr Hichem Gharbi, «il faut reconnaître que dans certaines cliniques, on maîtrise peu les codes et la déontologie sur le plan médical, de telle sorte que lorsqu'un patient se fait opérer et que si ça tourne mal, il ne pourra pas obtenir réparation, ou intenter un procès. Et cela devra changer».
Hasna Belkahla, architecte d'intérieur, n'en revient pas encore. «Je commence franchement à mettre en cause la compétence des chirurgiens esthétiques, s'insurge-t-elle, quand je me souviens du malheur de ma fille qui n'a pas reçu les soins nécessaires après son opération ratée au nez, ce qui a aggravé son état de santé et lui a causé des crises de nerfs et un stress élevé et épuisant. Un an après, vous vous imaginez, ils ne nous ont pas encore dédommagées».
Inconsolable, cette dame qui, pourtant, se dit habituée des Spa et centres de beauté et de chirurgie plastique, parle de «banditisme», dans la mesure où, déplore-t-elle, «des cliniques et des centres et par le biais de sites sponsorisés sur les réseaux sociaux et alimentés par des instragrammeuses et les publicités mensongères, un appât pour abuser de la crédulité des gens tentés par la chirurgie esthétique et pas suffisamment informés.


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