Vague de froid historique aux Etats-Unis : 38 morts et des dizaines de millions sous alerte    Champions League : qui joue contre qui et à quelle heure ?    Pourquoi Air Algérie suspend-elle plusieurs vols mercredi ?    Combien de bouteilles de gaz les Tunisiens consomment-ils chaque jour ?    Bijoutier : vendre ou acheter pour plus de 30 000 dinars expose à un contrôle strict    Obligation de signaler tout client suspect pour les agents immobiliers    Suivez Etoile du Sahel – Union de Ben Guerdane en direct    Îles Kuriat : un deuxième marin retrouvé mort    Tunisie : vents forts et pluies en vue, préparez-vous à la tempête dès ce soir    Alerte météo : vents jusqu'à 100 km/h et pluies orageuses dans le nord    Habib Tounsi: Les systèmes de management intégrés à l'heure de la transition bas carbone    Terres rares : de quoi parle-t-on exactement ?    L'Ecole nationale d'ingénieurs de Tunis abrite la finale de la troisième édition du concours UTM Innov    Choc démographique : un pays africain dépasse toutes les naissances européennes    Où suivre en direct le match Tunisie – Cap-Vert à la CAN de handball ?    Météo en Tunisie : temps nuageux, températures en légère hausse    Concours – Tunisie : recrutement de 726 enseignants d'éducation physique dans le secondaire    Le cirque Paparouni s'installe à Carthage durant les vacances scolaires et présente Jungle Book    D'où vient un trésor historique découvert à Houaria ?    Fender Play arrive sur les téléviseurs Samsung pour apprendre la guitare sur grand écran    Forum Chawki Gaddes pour les droits numériques - Journée d'étude sur la protection des données personnelles : Mercredi 28 janvier 2026, faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis    Les judokas Tunisiens remportent 5 médailles dont 2 en or à l'Open international seniors de judo à Casablanca    LG Electronics repense l'expérience de la laverie en résidence universitaire avec Laundry Lounge    Météo en Tunisie : temps froid, pluies au nord à temporairement orageuses à l'extrême nord ouest    Décès d'une star du football, Mahfoudh Benzarti : une carrière singulière    Inondations : Kaïs Saïed appelle à des mesures concrètes et à une mobilisation nationale    Vagues géantes à Nabeul : des vestiges antiques dévoilés après les tempêtes    Baker Ben Fredj revient avec l'exposition 'Le Reste' à la galerie Archivart après 20 ans d'absence    Kais Saied reçoit l'ambassadrice de Pologne à l'occasion de la fin de sa mission en Tunisie    The Tunisian Stambeli Collective invite le jazzman autrichien Nikolaus Holler pour un concert unique à Carthage    Intempéries : fermeture temporaire du Palais Ennejma Ezzahra    Justice : trois ans et demi de prison pour Borhan Bsaies et Mourad Zeghidi    Document – Le discours-évènement du Premier ministre canadien Mark Carney à Davos : privilégier les valeurs, face à la domination    Cinq ans après son décès : Moncer Rouissi, son héritage, sa vision (Album photos)    Tahar Bekri: Saule majeur    Penser le futur par le passé: Carthage antique et le boomerang colonial dans la géopolitique du Groenland    Quand la terre change de souveraineté : histoire longue des ventes de territoires, de l'Empire romain au Groenland    Abdellaziz Ben-Jebria – Mes périples et maisons : lieux en souvenir    Bien plus que du soleil : Pourquoi les expatriés succombent au charme de la Tunisie    Professeur Amor Toumi: Père de la pharmacie et du médicament en Tunisie    Programme Ceinture Verte en Tunisie : reboisement pour lutter contre la dégradation des sols et la désertification    Match Maroc vs Sénégal : où regarder la finale de la CAN Maroc 2025 du 18 janvier ?    Khadija Taoufik Moalla: Mourad Wahba, le philosophe qui voulait réconcilier raison, foi et humanité    USA: La suspension de la délivrance de visas affecte-t-elle un visa en cours de validité et s'applique-t-elle aux visas de tourisme ? Voici la réponse    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    L'Université de Sousse et le Centre Universitaire de Maghnia (Algérie) scellent un partenariat stratégique    La Fédération tunisienne de football se sépare à l'amiable de l'ensemble du staff technique de la sélection nationale de football    Tunisie–Mali (1-1, tab. 2-3): Une élimination frustrante    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



A la recherche d'une issue de secours juridique ?
RETOUR DES TERRORISTES DES FOYERS DE TENSIONS — Déchéance de nationalité
Publié dans La Presse de Tunisie le 01 - 01 - 2017

Mardi dernier, à l'ARP, lors de la séance plénière consacrée à l'examen de la loi de finances complémentaire, les députés de Nida Tounès avaient brandi des pancartes dans lesquelles ils exprimaient leur refus catégorique quant au retour des terroristes partis combattre en Syrie et dans d'autres foyers de tension. Seulement voilà, aucun homme politique n'est capable de dire comment pourrait-on empêcher ces gens de retourner au pays.
Certains avancent l'argument selon lequel ces terroristes avaient de fait renoncé à la nationalité tunisienne en prêtant allégeance à un autre Etat hypothétique qui n'existe pas. L'argument tient la route, la menace est réelle, mais les hommes de droits, qui se succèdent dans les tribunes médiatiques, tentent de calmer les ardeurs des politiques. Ainsi, Iyadh Ben Achour, éminent constitutionnaliste (et président de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique de 2011), explique, à qui veut bien l'entendre, que l'article 25 de la Constitution dispose clairement et sans aucune possibilité d'interprétation « qu'aucun citoyen ne peut être déchu de la nationalité tunisienne, ni être exilé ou extradé, ni empêché de revenir dans son pays ». Toutefois, il donne, lors d'une interview à une radio privée, quelques pistes aux décideurs. Selon lui, l'Etat peut poursuivre ces terroristes en vertu de la loi antiterroriste. En l'absence de preuves suffisantes, l'Etat peut les soumettre à la surveillance administrative ou encore les poursuivre auprès de la cour pénale internationale pour « crimes de guerre ». Cette dernière éventualité est cependant peu envisageable en raison des règles très strictes du CPI qui n'a pas pour vocation de statuer sur les affaires pouvant être traitées par une juridiction nationale.
La Constitution a, en fait, fermé la porte à toute possibilité de légiférer sur la question. En effet, l'article 33 du code de la nationalité tunisienne prévoit la déchéance, par décret, de la nationalité pour tout individu coupable d'acte qualifié de crime ou de délit contre la sûreté intérieure ou extérieure de l'Etat, s'il se livre, au profit d'un Etat étranger, à des actes incompatibles avec la qualité de tunisien et préjudiciables aux intérêts de la Tunisie, s'il est condamné en Tunisie ou à l'étranger pour un acte qualifié de crime par la loi tunisienne et ayant entraîné une condamnation à une peine d'au moins cinq années d'emprisonnement, ou encore s'il est condamné pour s'être soustrait aux obligations de la loi sur le recrutement de l'armée. Des dispositions certes exagérés parfois, mais qui tombent à pic dans cette affaire de retour des terroristes. Seulement voilà, en haut de la pyramide des lois, la Constitution figure au sommet. Les dispositions de code de la nationalité tunisienne sont donc tacitement caduques.
Reste alors, la révision de la Constitution. Les constitutionnalistes posent ici deux objections. D'abord, la Constitution est un texte beaucoup trop important pour être amendé à la première difficulté. C'est l'avis de l'avocat et professeur universitaire Kamel Ben Messaoud qui craint que la jeune Constitution ne devienne très vite un texte sans grande valeur qu'on peut modifier à tout moment.
Ensuite, quand bien même la classe politique se mettrait d'accord pour amender la Constitution, cela prendrait un temps énorme au vu de la menace qui nous guette.
En effet, selon l'article 144 de la Constitution, toute initiative de révision est soumise, par le président de l'Assemblée des représentants du peuple, à la Cour constitutionnelle, pour dire que la révision ne concerne pas ce qui, d'après les termes de la présente Constitution, ne peut faire l'objet de révision. Puis, l'Assemblée des représentants du peuple examine l'initiative de la révision en vue d'approuver à la majorité absolue le principe de la révision. Une fois approuvée, la révision de la Constitution doit être adoptée à la majorité des deux tiers des membres de l'Assemblée (ce n'est pas gagné). En plus, en l'absence d'une cour constitutionnelle, la révision est impossible.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.