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Artistes de variétés
Nabyla Maan, Cocoon et Pink Martini au Jazz à Carthage
Publié dans La Presse de Tunisie le 13 - 04 - 2017

Peu avant la fin du 12e épisode du Jazz à Carthage, des stars à la renommée internationale se sont succédé sur scène. Les attentes du public étaient comblées à des degrés divers, à l'image de la panoplie variée d'artistes qui a défilé...
Le choc des cultures, à caractère musical, principalement, a secoué la salle du festival ! Nabyla Maan, artiste contemporaine qui nous vient directement du Maroc, a ouvert le bal. Cette dernière était une découverte pour la plupart des spectateurs présents. Maan a été fortement imprégnée par la musique traditionnelle raffinée de Fès sa région. Le malouf battait, en effet, son plein, pendant tout le concert. Une musique arabo-andalouse, qu'elle a profondément revisitée et maîtrisée à la perfection. Nabyla a modernisé le patrimoine musical marocain et l'a remis au goût du jour. Au bout de trois albums à son actif, l'artiste a pu se forger une réputation à l'international. Sa musique a bercé la foule... les adultes, principalement, à l'œil sensible aux airs d'antan. L'artiste, qui se produit pour la première fois sur la scène musicale tunisienne, s'est dit tombée sous le charme du public qu'elle a décrit comme «mélomane» et profondément attentif à sa musique. Nabyla, qui s'est produite uniquement sur des plateaux télé tunisiens, n'a pas hésité à se produire sur la scène de Jazz à Carthage. «Je n'ai pas attendu le bon moment pour présenter ma musique en Tunisie, j'ai attendu qu'on m'invite». Sa présence scénique qui manquait «néanmoins» de peps, et sa voix retentissante a plongé les auditeurs dans un univers arabo-andalou. Au bout d'un certains temps, les spectateurs ont apprécié, mais ceux et celles venus pour bouger, un peu moins. Ces derniers ont voulu voir l'artiste suivant... issus d'un trip musical totalement autre.
Une heure et quart plus tard, Maan a cédé la scène au membre du groupe «Cocoon». Un duo de pop-folk français, aux textes anglais, mielleux, mélodieux, teintés de quelques sonorités dansantes. Du pur plaisir pour les oreilles ! Vous avez sûrement dû entendre quelques-uns de leurs mélodies, en zappant ou en flashant sur une publicité connue sur une chaîne française. La plupart des spectateurs tunisiens n'étaient pas des fans férus, mais avaient fait le déplacement pour écouter l'intégralité de leur répertoire. On se sent aussitôt emporté par les compositions fourrées de douceur, accompagnées de la voix suave de Mark et des harmonies vocales des deux voix féminines à la prestation scénique remarquable. Mark Daumail, leader du groupe, entretient énormément l'interaction avec le public, attentif à ses réactions : il blague, se déhanche, s'exprime, discute, en taquinant ses partenaires sur scène ... Des reprises inédites ont fait fondre les plus mélomanes des auditeurs, comme la reprise de «Stay» de Rihanna ou le désormais emblématique «City of the Stars», extrait de la B.O de «La La Land». Le groupe s'est offert une pause de quatre soupirs avant de revenir, l'année dernière avec un album, tout aussi pétillant que les précédents. Les tubes qui ont aussi fait leur succès ont été rejoués sur scène, notamment «On my way», ou «Comets». Le groupe a accompagné son public jusqu'à minuit... un public qui chantonnait toujours «ces airs cocoonien», en quittant la salle du concert.
Le lendemain, était attendu l'un des groupes-phares de cette 12e édition : les 12 musiciens de «Pink Martini» étaient au rendez – vous. Leur concert a enregistré «guichet fermé» en 24h, peu après le lancement de la programmation. Les artistes se sont emparés de la scène de Jazz à Carthage pendant toute la soirée. Une soirée qui leur a été réservée pendant plus de 2h, pour le plus grand bonheur du public, tombé sous le charme de leur prestation scénique, de leur voix et de leurs plus belles reprises, sans oublier leurs propres morceaux musicaux. Originaire de Portland, le groupe se distingue fortement par sa diversité, d'abord musicalement : leurs créations oscillent entre Jazz, latino, rétro, classique ou Lounge, mais l'autre point fort reste, sans doute, la diversité de leurs textes chantés en plusieurs langues : Français, anglais, espagnol, perse, allemand, arménien, italien, portugais, arabe et bien d'autres. Leur reprise de Abdelhalim Hafedh «Bukra Wba'do», et l'incontournable «Je ne veux pas travailler...» a conquis la foule. L'énergie intense qu'ils ont dégagée sur scène était remarquable: mouvements, sono mais également look décalé, et présence féminine imposante qui n'a pas laissé de marbre. Un défilé notoire d'artistes peu avant la clôture avec, à l'affiche, Sabri Mosbah, l'unique artiste tunisien programmé cette année, suivi de Akua Naru.


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