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MERIEM BRIK, LA FIGURE EMBLEMATIQUE DU VOLLEY-BALL FEMININ : «L'encadrement, vecteur de toute réussite»
L'invité Du Lundi
Publié dans La Presse de Tunisie le 24 - 04 - 2017

Meriem, le catalyseur, c'est comme cela qu'on pourrait la surnommer. Là où elle passe, elle rafle la mise. Elle jouit de l'estime de tout le monde. Au club féminin de Carthage, cette virevoltante joueuse polyvalente pèse sur le jeu comme elle le faisait à Al Hilal et en équipe de Tunisie. Elle sait se montrer constante, garder la tête froide dans les moments critiques, mais aussi et surtout marquer des points précieux et décisifs. C'est le témoin de la régularité, de la combativité, de l'assiduité et du comportement exemplaire. C'est la dame providentielle du club carthaginois et une des artisanes de l'exploit en championnat d'Afrique des clubs à Monastir. Meriem Brik s'est cordialement pliée à nos questions qui touchent divers sujets. Sereine, disponible et courtoise.
Vous avez été brillante durant la compétition africaine, déterminante dans les situations les plus difficiles. On a le sentiment que vous avez dans votre rôle pris une dimension nouvelle.
Je travaille beaucoup et j'essaie toujours malgré ma riche carrière de gagner de l'expérience et de la maturité. J'ai acquis de l'endurance, de la rigueur dans les contacts et je ne manque pas de donner un peu plus d'ampleur à mon jeu. A des moments précis, des moments importants, je cherche à rayonner beaucoup plus et à peser sur l'équipe. Je sais que c'est dur et fatigant à assumer ce rôle et cette responsabilité mais je sens une immense joie, surtout quand le groupe fonctionne à merveille.
Vous semblez également prendre beaucoup de plaisir...
J'ai toujours pris du plaisir au CFC. Et puis au sein de ce groupe, on est vraiment uni et solidaire. Le courant passe bien entre les joueuses et le staff technique, entre les joueuses elles-mêmes.
Quels enseignements tirez-vous de la cinquième participation du CFC en championnat d'Afrique ?
Lors du premier tour, on n'a pas eu du mal à maîtriser convenablement notre sujet et imposer nettement notre style de jeu. Nos adversaires n'ont pas pu sincèrement faire le poids. Contre le Club Sfaxien en quarts de finale, il s'agissait d'une rencontre particulière. D'abord il nous fallait impérativement la gagner, ce qui explique certains passages à vide, trac oblige. Ensuite l'équipe sfaxienne, la meilleure que nous ayons rencontrée durant notre parcours, nous a posé des problèmes puisqu'elle était presque au summum et bien préparée sur le plan mental. Ce fut à mon avis le véritable choc et le plus spectaculaire du tournoi africain.
Pour les deux tours restants, il nous faudra cependant nous méfier davantage, nous montrer plus audacieuses et plus vigilantes, bien sur nos jambes dans tous les compartiments du jeu car le sort nous a mises face à de redoutables bras kényans des Prisons en demi-finales et à celles des Egyptiennes de Shams en finale.
Vous attendiez-vous vraiment à rencontrer ces deux équipes du Kenya et d'Egypte dans les deux derniers tours?
Absolument pas. On a cru affronter l'autre équipe du Kenya, Peiplayen, qui a reconstitué son potentiel humain en faisant appel à certaines de ses glorieuses joueuses. De plus, elle paraît beaucoup plus performante que celle de son compatriote qui l'a surprise en demi-finales. Le derby n'est jamais gagné d'avance. Et peut-être l'excès de confiance et les quelques moments de fléchissement en défense ont hypothéqué les chances de Peiplayen d'accéder en finale.
On ne s'attendait pas aussi à affronter Shams d'Egypte en finale. On s'est préparé pour Al Ahly, favori au départ pour conserver son titre. Mais Shams qui force le respect a vu autrement. On devait vite s'arranger et rectifier notre plan de match de la finale qui convient avec les spécificités, les qualités et les manières de jeu de Shams.
Que pensez-vous de votre adversaire en finale ?
L'équipe de Shams est combative et développe un volley-ball majestueux alliant maîtrise et disponibilité. Le fait d'éliminer l'imperturbable formation d'Al Ahly dans un cocktail explosif de puissance et de talent traduit sa nette marge de progression et engendre le respect et l'admiration. Elle possède une excellente joueuse polyvalente telle que Nada Moaouad qui mérite le trophée de la meilleure joueuse de la compétition africaine et c'est elle-même qui a été l'une des deux joueuses qui formaient la paire égyptienne du tournoi de beach-volley féminin des Jeux olympiques Rio 2016.
Vous avez beaucoup souffert en affrontant en finale cette prestigieuse équipe qui n'est pas passée loin de l'exploit, n'est-ce pas?
Shams est un gros calibre. C'est une équipe rajeunie mais qui a gardé certaines joueuses expérimentées. L'adversaire était déterminé à puiser au fond de ses ressources. Chose faite avec beaucoup d'efforts, d'allant et de maîtrise. Et si la finale était très disputée, spectaculaire et indécise, c'est parce que les deux équipes ont su revenir à la charge à temps et ont été à la hauteur des événements.
Pour mon équipe, il fallait faire preuve d'une meilleure concentration, d'une meilleure volonté, d'une agressivité défensive et de variation du jeu dans la première zone. Il n'était pas question de lâcher car il y a un titre à conquérir.
Ce fut une mission extrêmement délicate mais facilitée par un comportement carthaginois exemplaire. L'équipe était prête sur le double plan mental et physique.
Où se situe le progrès de l'équipe depuis l'avènement de l'entraîneur italien Francisco Cantundoto?
L'entraîneur a beaucoup aimé le groupe qui garde ce désir de faire mieux, de bosser dur, de se sacrifier pour le bonheur et l'éclat du club. Toutes les conditions ont été offertes pour que l'entraîneur puisse répondre aux exigences de son recrutement : mettre les choses au point, procéder aux correctifs nécessaires et hisser le niveau de l'équipe. L'équipe a été bien organisée sur le terrain et surtout dotée d'un système de jeu assez soutenu et efficace.
L'entraîneur a pu maintenir la pression sur le groupe sans pour autant dépasser une certaine limite ; les joueuses étaient dès le début de la tâche très communicatives avec ses choix et les nouvelles tendances du travail. L'effort entrepris pour remotiver l'équipe a porté donc ses fruits en dépit du temps court dont il disposait.
Le stage d'Italie qui a précédé la compétition africaine était-il bénéfique ?
Sans aucun doute. Ce fut l'occasion de mettre l'équipe sur les rails, de s'adapter à de nouveaux schémas tactiques à travers les tests effectués face à des clubs à la valeur établie, et enfin de corriger les quelques imperfections et parfaire les dernières touches.
L'instabilité au niveau du staff technique, six entraîneurs en l'espace de quatre ans, a-t-elle freiné l'équipe?
Oui, en quelque sorte. Mais cela est dû à diverses raisons. Suite à de mauvais choix, certains entraîneurs ne pouvaient pas donner plus, saturés peut-être, mais ils ont laissé tout de même de bonnes impressions.
Qu'est-ce qui manque au volley national féminin pour retrouver son lustre d'antan ?
Tout simplement l'encadrement et le travail à long terme et un programme de travail bien étudié.
Une compétition ou une échéance ne doivent pas se préparer dans un rassemblement de courte durée. Le monde du volley-ball a beaucoup changé.
Je me demande pourquoi, en 2016, l'équipe de Tunisie dames s'est contentée de la cinquième place lors de la dernière CAN. Deux mois après et avec le même noyau de l'équipe nationale, le CFC terminait deuxième en championnat d'Afrique des clubs et a pris le dessus sur des adversaires pourvoyeurs de leurs équipes nationales. La différence s'est faite au niveau de la préparation intensive et rigoureuse de l'équipe de Carthage et de l'encadrement adéquat. Deux facteurs essentiels qui manquent à la sélection tunisienne.
Croyez-vous que le coup de tonnerre du CFC à Monastir pourrait contribuer à la réussite de l'équipe de Tunisie dans la CAN de cet été ?
Je l'espère, mais il faut se remettre tout de suite au travail, tirer profit des secrets du triomphe du club carthaginois. Les talents sont là, les bras ne manquent pas. Reste à bien savoir les utiliser et exploiter, et surtout bien les préparer en fonction d'une longue campagne riche et diversifiée. On aura le temps nécessaire de présenter une équipe compétitive. Carthaginoises, Sfaxiennes et Marsoises ont démontré d'énormes capacités en championnat d'Afrique des clubs. De bon augure pour l'équipe de Tunisie.
Bientôt les deux finales du championnat de Tunisie et de la coupe. Vous retrouvez votre principal rival, le CSSfaxien...
Ce seront deux finales dures pour les deux équipes qui se connaissent parfaitement et s'estiment réciproquement. Les forces et les chances sont égales. Le mental et le degré de forme seront déterminants pour les victoires. Nous y tenons bon. Il s'agit d'une position et d'une réputation à défendre.
Après cette longue marche, pensez-vous à la retraite ?
Peut-être qu'il est temps de raccrocher, mais je n'ai pas encore pris de décision. Je sens que je peux encore prêter main-forte à mes collègues. Le climat et l'ambiance qui règnent au sein du club de Carthage m'encouragent à continuer malgré mes engagements professionnels et familiaux.
Encouragez-vous votre fille à pratiquer le volley-ball ?
Je ne manque pas de le faire. D'autant qu'elle aime ce sport et veut marcher, sur les pas de sa maman.
Tableau de marche de Meriem Brik
A Al Hilal de Tunis
Six fois championne de Tunisie : 1997, 2000 2001, 2002, 2005 et 2007
Quatre coupes de Tunisie : 1999, 2001, 2002 et 2007
Une participation au championnat d'Afrique des clubs en 1999 à l'Ariana (3e place)
Une participation au championnat arabe des clubs en 2000 à Sfax (5e place)
Au Club Sportif Sfaxien
Appelée à renforcer les rangs de l'équipe au championnat arabe des clubs en 1999 au Caire
Au Club Féminin de Carthage
Quatre fois championne de Tunisie : 2013, 2014, 2015, 2016
Deux coupes de Tunisie : 2015, 2016
Quatre participations aux championnats d'Afrique des clubs en 2014 à Carthage (4e place), en 2015 au Caire (3e) en 2016 à Carthage (2e) et en 2017 à Monastir (1ère).
En équipe nationale juniors
Deux participations aux championnats d'Afrique des nations en 1996 au Caire (2e place) et en 1998 à l'île Maurice (5e).
En équipe nationale seniors
Championne d'Afrique en 1999 à Lagos et deux présences dans les deux CAN de Nairobi 2003 (5e place) et 2015 (5e également).
Une participation en Coupe du monde 1999 au Japon
Une participation au championnat du monde 2014 en Italie
Une participation aux Jeux méditerranéens en 2001 à Tunis.


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