Il suffit d'un rien pour qu'un automobiliste soit lourdement pénalisé sur le triple plan du temps, de l'argent et de sa santé physique et mentale. Un système injuste et nettement abusif, à revoir de fond en comble Abus, arnaques, agressions, mépris, racket, etc. Très faibles pour décrire ce dont sont capables les gérants des zones de stationnement payant dans les artères de Tunis, dites «zones bleues». Il suffit d'un rien pour qu'un automobiliste soit lourdement pénalisé sur le triple plan du temps, de l'argent et de sa santé physique et mentale. Vous dépassez de quelques minutes la durée de stationnement payée et hop !...votre véhicule est immobilisé à l'aide d'un carcan autour de l'une des roues. Un étau spécial, communément appelé «sabot». La mauvaise surprise vous coûtera, ainsi 15 dinars, auxquels il faudra ajouter divers types de tracas et de perte de temps. Nous avons été témoins de situations le moins que l'on puisse dire révoltantes, découlant de ce système, dont les victimes étaient entre autres des touristes étrangers ou des citoyens d'autres régions venus à Tunis pour régler une affaire ou résoudre un problème. L'autre jour c'était un père de famille venu de l'intérieur accompagnant un enfant malade. Il n'y a pas longtemps, nous avions été retenus quelques minutes par un grand orage. Résultat, un très «beau sabot». Vous êtes retenus un peu plus d'une demi-heure après la pose du sabot ? Eh bien, votre véhicule sera tracté à l'aide d'une grue et consigné à la fourrière municipale la plus proche. Il vous sera alors demandé de débourser, tenez-vous bien...50 dinars, soit les frais de pose du sabot auxquels s'ajouteront les frais de conduite à la fourrière. Imaginez la somme qu'il faudrait payer dans le cas où la fourrière aurait fermé ses portes le soir. Cette dernière agression-arnaque, doublée d'un abus avéré, nous l'avons vécue dernièrement. Pour avoir dépassé le temps alloué comme déjà dit, nous avons dû casquer un peu moins de ce qui nous restait pour boucler le mois, soit 50 dinars. Cela sans oublier la perte de temps et l'impact sur les nerfs et compagnie. Abus, arnaques, agressions et mépris, rien que pour un laps de temps en plus. Abus, car la punition dépasse de loin la nature de la faute et par l'usage de la force qui va empêcher le «fautif» de jouir librement de son emploi du temps généralement chargé, ce qui ne manquera pas de se répercuter négativement sur sa vie. Sanction abusive et excessive Pour chaque dépassement, cela est connu, la sanction doit être proportionnelle à la faute avec, s'il le faut, des mesures pour pénaliser les récidivistes. D'abord ne pas immobiliser le véhicule car les conséquences de cet acte pourraient évoluer pour occasionner de lourdes pertes. Imaginer ensuite des pénalités logiques, car le véhicule incriminé occupe un espace destiné à cet usage et le seul problème est un dépassement de la durée payée. Il fallait donc infliger une pénalité en rapport avec le manque à gagner occasionné par le «fautif». Par exemple, trois fois le montant du dépassement horaire, cela sans immobiliser le véhicule. Le propriétaire contrevenant sera ainsi verbalisé et il aura par exemple 15 jours pour régler la somme auprès de n'importe quelle recette des finances. L'autre jour, l'un de ces marginaux qui se sont improvisés gardiens pour voitures stationnées nous avait révélé que certains parmi les agents lui demandent «de leur graisser la patte pour qu'ils ferment les yeux sur les dépassements horaires de ses protégés». A lui de se débrouiller pour se faire rembourser par ces derniers. Ce qui pourrait expliquer cet acharnement contre les usagers des zones bleues. Les autorités sont, donc, appelées à mettre fin à ce genre de pratiques qui terrorisent les automobilistes.